Bernard d’Ormale, concubin de Brigitte Bardot, a assuré s’être vu refuser l’accès à la Madrague, propriété emblématique de la star à Saint-Tropez, disant vouloir y récupérer des papiers personnels, la Fondation dénonçant mardi des « récits tronqués » et insistant agir dans un « respect strict du cadre légal ».
D’après son avocate, M. d’Ormale était brièvement sorti samedi de la propriété, où il s’activait à rassembler ses effets personnels. A son retour quelques heures plus tard, le portail du site, dont la Fondation a hérité au décès de Brigitte Bardot en décembre 2025, avait été changé et il n’était plus autorisé à y accéder.
Or il y avait laissé, selon son avocate, une sacoche contenant papiers d’identité, carte bleue, ordonnances médicales et autres effets personnels.
« Ce n’est pas très humain tout ça. L’image de la Fondation en prend un coup. Je ne comprends pas du tout ce comportement » a déploré mardi auprès de l’AFP M. d’Ormale.
« J’ai même essayé de traiter cela à l’amiable, pas moyen, » a-t-il dit, assurant s’être une nouvelle fois rendu lundi sur le site, après s’être entendu avec la direction pour récupérer ses papiers, mais en vain.
Depuis le décès de Brigitte Bardot, des tensions ont sporadiquement émaillé les rapports de M. d’Ormale à la Fondation.
L’avocate qui défend les intérêts personnels de M. d’Ormale, Aurélie-Caroline Vieugué, indique à l’AFP que son client ne nie pas que la Fondation est désormais propriétaire des lieux et qu’un délai de six mois, convenu pour lui permettre de déménager ses affaires personnelles, a été dépassé.
« On a dépassé parce que mon client est affaibli par la situation (…). A 85 ans, repartir avec 35 ans de vie commune, avec sa petite voiture et seul à tout ranger, ce n’est pas possible », indique-t-elle.
« Pour l’instant, on privilégie une relation à l’amiable. Mais effectivement, la suite donnée sera peut-être judiciaire si on n’arrive pas à récupérer ses affaires » ajoute-t-elle.
Dans un communiqué, la Fondation a assuré de son côté agir « sans aucune hostilité personnelle » et dans « le respect strict du cadre légal ». Elle dénonce « la multiplication d’attaques ad hominem, de récits tronqués et de campagnes de dénigrement depuis le décès de sa fondatrice, visant à déstabiliser son action et ses dirigeants, » et « se réserve le droit d’engager toute action judiciaire nécessaire ».
La Fondation a par ailleurs précisé que le couple n’était pas marié et que Bernard d’Ormale était donc le compagnon de BB, et non pas légalement son époux, comme il a en général été présenté.
L’avocate de M. d’Ormale a confirmé qu’ils étaient concubins au regard du droit français.
Le couple s’était uni religieusement en Norvège, sans que le mariage soit enregistré en France.
Interrogé par la radio Ici Provence, le président de la Fondation Brigitte Bardot, Max Guazzini, a accusé M. d’Ormale de « mentir en permanence. »
« En tant qu’administrateur, il ne peut pas habiter dans un bien de la Fondation. On lui a dit 50.000 fois mais il n’en a rien à faire », a-t-il indiqué.
Il a assuré que la Mini Moke, voiturette emblématique de Brigitte Bardot, avait « disparu. » « Il l’a mise en sécurité, il m’a dit. »
En septembre, M. d’Ormale avait jugé « scandaleuse » la vente aux enchères d’objets personnels de Bardot décidée par la Fondation.
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