L’entreprise chimique Polytechnyl, en redressement judiciaire depuis janvier, va être reprise par le fonds d’investissement Lone Star qui ne gardera que 72 salariés sur près de 550 dans ses usines du Rhône et de la Drôme, selon une décision de justice consultée lundi par l’AFP.
L’offre du repreneur d’une valeur de 10,1 millions d’euros a été acceptée par le tribunal des activités économiques de Lyon. Elle ne concerne ni les outils de production, ni le foncier, mais uniquement les brevets, la marque Technyl, et les activités de recherche et commerciales, précise la décision.
Polytechnyl, filiale française du groupe belge Domo Chemicals, produit des plastiques techniques à base de nylon pour l’industrie automobile, textile ou encore électronique sur ses sites de Saint-Fons au sud de Lyon (appartenant auparavant successivement à Rhône-Poulenc, Rhodia, Solvay) et de Valence.
Elle devra cesser son activité le 30 avril car « la société ne dispose pas de capacités de financement suffisantes pour envisager une poursuite d’activité, même brève, dans le cadre de la période d’observation », écrit le tribunal.
L’industrie chimique traverse une crise profonde en Europe, malmenée par les coûts élevés de l’énergie, une baisse de la demande et une concurrence internationale forte, asiatique surtout.
Après un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) conduisant à la suppression de 130 postes depuis l’été dernier, Polytechnyl avait été placée en redressement judiciaire en janvier.
Elle n’a finalement eu qu’un seul candidat à sa reprise, Lone Star, qui conservera seulement 72 salariés sur 547, uniquement sur le site rhodanien.
La semaine dernière, Jean-Claude Garcia, président CFE-CGC Chimie Dauphiné-Savoie, avait dénoncé une offre « lamentable », affirmant que les salariés préféreraient voir l’entreprise liquidée.
La matière fabriquée par Polytechnyl se retrouve par exemple dans les balles de tennis, les tenues de l’armée turque ou encore dans certains articles de la marque Decathlon.
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