Le corps sans vie d’un journaliste a été retrouvé vendredi dans une région du nord-ouest de la Colombie où opèrent des guérillas, trafiquants de drogue et exploitants illégaux d’or, a indiqué le président du pays Gustavo Petro.
Mateo Pérez, 25 ans, avait disparu mardi alors qu’il réalisait un reportage dans une zone rurale du département d’Antioquia (nord-ouest) où opèrent des dissidents de la guérilla des Forces armés révolutionnaires de Colombie (Farc) et des narcotrafiquants du Clan del Golfo, a d’abord annoncé la Fondation pour la liberté de la presse (FLIP).
« Il a été assassiné par Jhon Edison Chalá Torrejano », a écrit Gustavo Petro sur son compte X, précisant que « le groupe d’Edison se consacre au contrôle de l’exploitation minière illégale d’or ».
« La Croix-Rouge et le Défenseur du peuple, avec le soutien du gouvernement, ont réussi à pénétrer dans la zone et à retrouver le corps » de la victime à laquelle le président donne, lui, 23 ans.
La municipalité de Briceño, où le corps à été localisé selon M. Petro, et ses environs, est « devenue la région où le taux d’homicides est le plus élevé de Colombie », a-t-il ajouté.
Le ministre de la Défense, Pedro Sanchez, avait annoncé une opération militaire pour tenter de retrouver le journaliste.
Celui-ci était « une voix essentielle pour la communauté locale » et « c’est pour cette raison que Mateo était confronté à des pressions (…) pour ses enquêtes sur l’économie illicite liée à des acteurs armés », a écrit sur X la FLIP.
Mateo Pérez était directeur de la publication en ligne « El Confidente de Yarumal », où il n’hésitait pas, malgré les menaces, à couvrir les questions de politique, la criminalité et la corruption.
Les journalistes en Colombie sont constamment sous la menace des groupes armés qui exercent leur emprise sur de vastes territoires, où ils tirent leurs revenus du trafic de cocaïne, de l’extraction minière illégale et de l’extorsion.
Le Défenseur du peuple, organisme public chargé de protéger les droits humains, avait indiqué jeudi que Mateo Pérez s’était rendu dans la zone « pour assurer une couverture journalistique des récents affrontements armés ».
Au moins 170 journalistes ont été assassinés en Colombie depuis 1977, selon la FLIP.
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