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Consigne plastique: le ministre reçoit mardi l’ensemble des parties prenantes

Posté le par AFP

Industriels, élus, distributeurs, ONG: l’ensemble des parties prenantes sont reçues mardi matin pour discuter des modalités de mise en oeuvre du plan plastique du gouvernement et de sa mesure la plus controversée, la consigne de la bouteille plastique pour recyclage.

« Il s’agit de mettre tout le monde autour de la table pour discuter des 12 leviers – dont la consigne – identifiés par le gouvernement pour améliorer nos performances en matière de collecte et de recyclage des emballages plastiques », des mesures qui tournent autour du recyclage, mais également de la sobriété et du réemploi, a prévenu le ministère de la Transition écologique.

Par rapport aux autres leviers, la consigne plastique « nécessitera une concertation un peu plus approfondie, et donc des réunions complémentaires », a précisé le ministère, compte tenu du caractère sensible de la mesure.

Remise sur le métier par le président Emmanuel Macron en dépit de l’opposition de collectivités, la consigne de la bouteille plastique est présentée par l’exécutif comme un moyen providentiel de rattraper le retard de la France en matière de recyclage du plastique.

« Aujourd’hui, nous sommes à 26% de recyclage contre un objectif à 55% d’ici 2030 pour les emballages plastiques », a rappelé le cabinet du ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre.

« Quant à la bouteille en plastique, nous sommes sur un taux autour de 57% alors que nous avons une obligation de 90% d’ici 2029 », a-t-on ajouté de même source.

Mardi, le ministre « entend tout simplement avancer sur les douze leviers qu’il a mis sur la table », dont la consigne, laquelle doit être « opérationnelle au 1er janvier 2029 », a souligné le cabinet de M. Lefèvre, compte tenu de la non-atteinte par Paris de ses objectifs.

Un argument battu en brèche par les collectivités, qui contestent l’efficacité de la mesure.

« On ne peut pas se satisfaire du statu quo, dans lequel on acquitte chaque année 1,5 milliard d’euros à l’Union européenne, parce qu’on n’atteint pas nos objectifs », a réitéré M. Levèfre, lundi en marge d’un déplacement dans une usine Bic.

Jusqu’à présent, la revente du plastique en ballot trié (bouteilles compactées, pots de yaourt, barquettes…) ou de l’aluminium (cannettes de boisson) permet aux collectivités de financer en partie leurs opérations de collecte et de traitement des déchets.

Afin de calmer les collectivités, le ministre envisage d’accroître le soutien financier aux plus performantes d’entre elles en matière de gestion des déchets.

ngu/jbo/LyS/lpa

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