Plus d’une dizaine de personnes sont mortes depuis samedi à Abidjan après de fortes pluies, qui continuent de tomber sur la métropole ivoirienne, a annoncé lundi la ministre de la Cohésion nationale.
Chaque année en Côte d’Ivoire, la saison des pluies qui s’étend de fin mai à fin juillet environ cause des éboulements et des inondations qui font plusieurs dizaines de morts, en particulier dans les quartiers précaires.
« Les conséquences de la pluie continue qui s’est abattue sur Abidjan et ses environs depuis la nuit du 27 juin 2026 commencent à se faire savoir. Plus d’une dizaine de morts », a écrit sur Facebook la ministre, Myss Belmonde Dogo.
De son côté, le parti de l’ancien chef d’Etat désormais opposant Laurent Gbagbo affirme que les intempéries survenues dans la nuit de dimanche à lundi ont à elles seules « causé la mort de dix-huit personnes et entraîné l’inondation de plusieurs dizaines d’habitations ».
Il s’agit d’un « bilan provisoire », rapporte le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) dans un communiqué.
Il ajoute souhaiter « une prise en charge rapide et digne des populations affectées, ainsi que la mise en oeuvre de mesures durables de prévention et de gestion des risques liés aux inondations ».
Des photos et des vidéos montrant des rues d’Abidjan inondées circulaient lundi sur les réseaux sociaux.
Fin mai 2025, à Attécoubé, commune de l’ouest d’Abidjan à nouveau touchée cette année, six personnes sont mortes dans un éboulement à la suite de fortes pluies.
L’année précédente, 24 personnes étaient mortes en 10 jours au mois de juin, après d’intenses précipitations.
Les pluies torrentielles suivies d’inondations dévastatrices sont récurrentes dans la capitale économique ivoirienne, où vivent plus de 6 millions des 30 millions d’habitants du pays.
Les constructions précaires dans des zones pauvres et inondables sont légion dans cette métropole en croissance continue.
Le gouvernement y mène depuis plusieurs années des opérations d’expulsions et de démolition parfois brutales, appelées « déguerpissements », disant cibler des quartiers précaires en zones inondables et restaurer « l’ordre urbain ».
Ces opérations sont vivement contestées. L’ONG Amnesty international avait dénoncé des « violations importantes des droits humains de dizaines de milliers de personnes ».
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