Les secours népalais tentaient vendredi d’évacuer plus d’une centaine d’ouvriers prisonniers d’un tunnel sur le chantier d’un barrage hydroélectrique depuis la crue qui a fait au moins 472 morts mercredi à la frontière du Népal et de la Chine, a-t-on appris auprès de l’armée.
« Nous avons eu l’information que des personnes sont coincées dans un tunnel » du site de construction du barrage de Trishuli, a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’armée, Raja Ram Basnet.
« Deux hélicoptères ont été dépêchés sur place mais il reste très difficile de localiser les entrées du tunnel », a-t-il ajouté.
Les services du Premier ministre népalais ont précisé que 350 ouvriers et habitants du secteur avaient déjà été évacués de ce secteur par l’armée « dans des conditions très risquées et rendues difficiles par les conditions météo et la crue ».
« L’armée est toujours à l’oeuvre pour tenter d’évacuer plus d’une centaine d’autres personnes encore coincées dans un tunnel », ont-ils ajouté.
Plusieurs barrages sont en construction dans ce secteur.
« Il y avait au moins 400 ouvriers sur le site » du chantier, a confié jeudi à l’AFP l’un des ouvriers évacués du site par hélicoptère, Dev Shrestha. « Il y a probablement plus de morts que de personnes évacuées », a-t-il estimé.
Un autre ouvrier, Buddha Tamang, a pour sa part indiqué avoir réussi à échapper à la catastrophe parce qu’il se trouvait dans un des tunnels du chantier au moment où la puissante vague d’eau et de boue a déferlé sur le site.
« J’ai survécu parce que j’étais dans le tunnel », a-t-il expliqué à l’AFP après son évacuation dans un camp de fortune dressé par les autorités dans la localité voisine de Bidur.
« Des cadres (du chantier) travaillaient de l’autre côté, ils ont tous été emportés », a-t-il témoigné.
Un autre ouvrier évacué du site croisé par l’AFP, Arjun Kumar Tamang, a évoqué des « dégâts considérables » sur le chantier. « je ne sais pas combien de personnes sont mortes mais la force de l’eau a tout balayé », a-t-il décrit.
Selon l’Institut d’études géologiques des Etats-Unis (USGS), la vague a été causée par l’effondrement d’une partie d’un glacier, d’une violence telle qu’il a été enregistré comme un séisme de magnitude 5,2 et a causé de nombreux glissements de terrain.
Des centaines de personnes étaient encore portées disparues vendredi par les autorités en Chine et au Népal, deux jours après la catastrophe.
La crue a causé d’énorme dégâts qui restent à évaluer, notamment aux infrastructures hydroélectriques du Népal.
« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »






Réagissez à cet article
Connectez-vous
Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous et retrouvez plus tard tous vos commentaires dans votre espace personnel.
Vous n'avez pas encore de compte ?
Inscrivez-vous !