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Deux jeunes bientôt jugés, soupçonnés d’avoir projeté une action violente pendant les JO-2024

Posté le par AFP

Deux jeunes hommes, originaires de Gironde, seront prochainement jugés, accusés d’avoir projeté de commettre une action violente pendant les Jeux olympiques de Paris en 2024, a appris dimanche l’AFP de source proche du dossier, confirmée par une source judiciaire.

Ces deux prévenus, âgés de 18 ans au moment de leur mise en examen en juillet 2024, sont renvoyés devant le tribunal correctionnel de Paris.

Il leur est reproché d’avoir créé un « groupe de discussion dont l’objet (était) la préparation d’actions violentes en lien avec l’idéologie jihadiste, en recrutant des personnes dans ce groupe » et en « participant activement » au projet en diffusant sur le groupe « un tutoriel de fabrication d’explosifs », selon la source judiciaire.

Dès leur interpellation, les deux avaient « reconnu la création concertée d’un groupe », avait alors indiqué le Parquet national antiterroriste (Pnat), mais il n’y avait, à ce stade des investigations, « aucune cible » précise identifiée.

Selon une source proche du dossier, les deux jeunes majeurs ont été happés par la consommation de vidéos violentes, notamment « de cartels », jusqu’à ce que les réseaux sociaux leur proposent des contenus jihadistes.

Le groupe, fondé dans la foulée et dans l’objectif affiché de commettre un attentat pendant les JO-2024, est-il la preuve d’une radicalisation ou le reflet d’une curiosité malsaine ?

Au cours de l’information judiciaire, la défense de l’un d’entre eux a soutenu, dans ses observations, que les échanges entre les deux mis en examen, hors de leur groupe incriminé, démontraient « l’absence d’adhésion » à ce projet.

Aux yeux du juge d’instruction, les charges sont suffisantes pour les faire comparaître pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’acte de terrorisme, relevant que les deux ont également diffusé des contenus du groupe Etat islamique et contacté des personnes se réclamant de l’idéologie jihadiste.

Contactés par l’AFP, leurs avocats, Louis Gloria et Guillaume Herzog, n’ont pas souhaité s’exprimer avant l’audience.

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