La France ne compte pas autoriser à ce stade le système de conduite entièrement automatique et supervisée de Tesla, a annoncé le ministre des Transports Philippe Tabarot en évoquant des inquiétudes sur son niveau de sécurité.
Baptisé FSD Supervisé – pour Full Self-Driving (Supervised) – ce système exige pour l’instant une surveillance active de la part du conducteur et ne rend pas le véhicule autonome, explique la marque d’Elon Musk sur son site.
Cette technologie utilise une intelligence artificielle entraînée par les plus de six millions de véhicules Tesla en circulation. Grâce à des caméras extérieures sans angle mort, le FSD peut gérer la conduite en ville ou sur autoroute, effectuer des créneaux, voire sortir d’une place de parking pendant que le conducteur surveille depuis l’extérieur du véhicule.
« En France, on considère que ce système apporte un certain nombre de progrès technologiques mais que les contreparties en termes de sécurité ne sont pas encore suffisantes pour une autorisation en l’état », déclare M. Tabarot dans une vidéo postée mercredi sur la plateforme gouvernementale Agora, dédiée à la participation citoyenne.
Le ministre assure que la France soutient le déploiement de cette technologie mais juge indispensable de « déterminer les ajustements nécessaires ».
Optionnel, le FSD équipe déjà des millions de véhicules aux Etats-Unis, au Canada, au Mexique, en Australie ou Corée du Sud.
Il a été autorisé mi-avril à titre provisoire par les Pays-Bas, une première en Europe.
« Les Pays-Bas ont décidé de déroger au cadre réglementaire international et européen », qui prévoit que le conducteur doit surveiller et rester maître du véhicule en permanence. « En général, au moins une main doit rester sur le volant », précise M. Tabarot.
Quatre autres pays de l’Union européenne ont depuis suivi l’exemple néerlandais: l’Estonie, la Belgique, la Lituanie et le Danemark.
Sur la déclinaison française de son site internet, Tesla précise que la disponibilité de cette fonctionnalité est « en attente d’approbation réglementaire ».
Mais il souligne que l’option est déjà accessible dans « douze pays et ce n’est pas fini ».
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