Une agence régulatrice brésilienne a ordonné mercredi la suspension des transmissions en direct sur Discord après la mort d’une adolescente qui aurait été incitée au suicide sur cette plateforme.
L’Agence nationale de protection des données (ANPD) dit avoir pris cette décision en raison de « preuves solides que l’entreprise n’a pas adopté de mesures raisonnables » dans la prévention de « l’incitation (…) à la violence, à l’automutilation et au suicide ».
La semaine dernière, la police a arrêté dans plusieurs Etats brésiliens cinq adolescents soupçonnés d’être en lien avec le suicide d’une jeune fille de 13 ans.
Selon les enquêteurs, elle aurait été incitée à l’auto-mutilation et au suicide lors d’une transmission en direct sur Discord.
Cette affaire a eu un grand retentissement au Brésil, pays ultra-connecté où la Première Dame a réclamé le blocage de Discord la semaine dernière.
« Nous devons bloquer Discord au Brésil d’une manière ou d’une autre (…), agir avec le pouvoir judiciaire pour retirer ce réseau horrible d’Internet », avait déclaré Rosangela « Janja » da Silva, épouse du président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.
L’ANP a précisé que la suspension des directs, que la plateforme doit mettre en place sous trois jours, ne revient pas à un blocage total.
Dans un communiqué envoyé à l’AFP mardi, Discord a dit « collaborer avec les autorités dans l’enquête sur cette grave affaire ».
La plateforme a par ailleurs affirmé avoir « désactivé avant la mort de l’adolescente » un « serveur privé » soupçonné d’être utilisé par « des individus impliqués dans des activités criminelles encourageant l’auto-mutilation ».
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