Pour son premier déplacement de campagne, la souverainiste et ex-journaliste Natacha Polony a dit jeudi son « émotion de porter la voix » des Français « qui ne sont pas résignés » lors d’une visite au salon de l’automobile où elle a fustigé la « concurrence faussée » de la Chine.
« C’est l’émotion de porter la voix de tous ces gens que j’ai rencontrés depuis des années (…) en tant que journaliste », a déclaré l’essayiste au lendemain de l’annonce officielle de sa candidature à l’Elysée.
Entourée par une poignée de journalistes, elle a assuré devant ses anciens confrères qu’il « y a moyen de faire autrement » et mis en avant son objectif de devenir la « porte-voix de tous ceux qui ne sont pas résignés ».
Cette visite lui a permis de présenter son programme qui passe par le « retour de l’Etat » pour protéger la production industrielle française.
« L’Etat est très décrié en ce moment, mais il sert à planifier et à définir quels sont nos intérêts vitaux », a-t-elle souligné, lançant sa campagne sur le thème de la défense de l’industrie et le « made in France », prôné en son temps par l’ex-ministre Arnaud Montebourg dont elle est proche.
« Il faut que la puissance publique règle la question des normes, qu’elle utilise la commande publique vers ces gens qui se battent pour produire et inventer sur le sol français », a affirmé Natacha Polony qui assure que « le retour de l’Etat » permettra de « protéger nos intérêts ».
La candidate a pris comme exemple le secteur automobile, à ses yeux « extrêmement fragilisé par la concurrence des véhicules chinois en Europe, en train de détruire des dizaines de milliers d’emplois et toute la chaîne des sous-traitants ».
« Nous devons défendre nos filières et faire en sorte de ne pas nous laisser imposer une concurrence déloyale », a-t-elle affirmé, estimant que l’industrie française avait été la victime « d’un dogme qui est celui d’une supposée concurrence libre et non-faussée, mais qui est totalement faussée ».
Selon elle, la France et d’autres pays européens ont commis l’erreur au cours des dernières années de pas « faire suffisamment valoir leurs intérêts, face aux choix de l’Allemagne qui a préféré laisser les véhicules chinois pour préserver ses exportations ».
« Il faut que la France impose ses intérêts et soit de retour en Europe », a estimé Natacha Polony qui plaide pour décréter un « état d’urgence de la production ».
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