Les pays du G7 se sont engagés jeudi à Bangkok à mobiliser collectivement 2,5 milliards de dollars pour aider les pays menacés d’insécurité alimentaire, en se concentrant sur leur accès aux engrais, a annoncé Roland Lescure, le ministre français de l’Économie et des Finances.
Alors que la flambée des prix de l’énergie avive les risques d’une crise alimentaire mondiale, « le G7 s’est montré très attentif aux maillons les plus fragiles de la situation mondiale actuelle, les pays pauvres », a indiqué M. Lescure à la presse après une réunion avec ses homologues du G7.
« Nous nous sommes engagés, collectivement, à mobiliser 2,5 milliards de dollars pour contribuer à la sécurité alimentaire, en nous concentrant notamment sur un enjeu crucial: celui des engrais », a expliqué le ministre français.
La Banque mondiale a identifié 44 pays « susceptibles de rencontrer, à l’avenir, des problèmes de sécurité alimentaire », a-t-il observé.
L’envolée des cours des hydrocarbures depuis le printemps, consécutive à la guerre au Moyen-Orient, a fortement renchéri les prix des engrais et des carburants au risque de pénaliser les rendements des productions agricoles, et fait bondir les prix alimentaires à travers le globe.
Réunis en marge des assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale à Bangkok, les ministres des Finances du G7 ont également évoqué de nouveaux financements à l’Ukraine.
« Nous souhaitons tous continuer à soutenir l’Ukraine » et dans le cadre du G7, « nous avons d’ores et déjà mobilisé 260 millions d’euros pour contribuer à la consolidation de l’arche du sarcophage de Tchernobyl » endommagé l’an dernier, a ajouté Roland Lescure.
« Les pays du G7 ont déjà rassemblé, ou sont en passe de mobiliser, 260 millions d’euros », a-t-il précisé.
En février 2025 cette structure métallique, installée en 2016 et recouvrant le réacteur qui avait explosé en avril 1986, avait été perforée par un drone russe.
La France, qui préside cette année le groupe des pays du G7, avait indiqué en mars que le coût de la restauration s’élève « aux alentours de 500 millions d’euros ».
Les Etats-Unis avaient déjà annoncé fin avril débloquer « jusqu’à 100 millions de dollars » à cette fin et avaient appelé leurs partenaires du G7 à leur emboîter le pas.
Désormais, « il reste encore quelques millions d’euros à trouver, car les besoins globaux sont évalués à 500 millions d’euros », a concédé M. Lescure.
« Une conférence des donateurs se tiendra le 9 novembre à Paris: nous espérons qu’elle permettra de réunir les fonds nécessaires pour atteindre ce montant », a-t-il ajouté.
« Sans travaux de réparation, la structure ne peut plus assurer une protection suffisante, ce qui fait planer la menace d’une fuite dangereuse de matières hautement radioactives en Europe », avait averti au printemps le département d’Etat américain.
« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »






Réagissez à cet article
Connectez-vous
Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous et retrouvez plus tard tous vos commentaires dans votre espace personnel.
Vous n'avez pas encore de compte ?
Inscrivez-vous !