Trois personnes ont été inculpées à Taïwan pour avoir fait passer clandestinement des puces d’intelligence artificielle Nvidia en Chine, en violation des restrictions à l’exportation, a-t-on appris vendredi auprès du parquet.
Les trois prévenus sont accusés d’avoir falsifié des documents afin de pouvoir expédier vers la Chine, Macao et Hong Kong des serveurs d’IA « haut de gamme » équipés de puces Nvidia de pointe, a indiqué le parquet de Keelung.
Ces serveurs ont été fabriqués par la société américaine Super Micro Computer.
Une partie des quelque 50 serveurs a franchi les douanes taïwanaises et quitté l’île, a déclaré précisé un porte-parole du parquet.
Les prévenus, qui ont été arrêtés mercredi, savaient que la vente de serveurs d’IA était « strictement contrôlée » par les Etats-Unis et « totalement interdite vers la Chine continentale, Hong Kong et Macao », précise le communiqué.
Taïwan est le leader mondial pour la fabrication de semi-conducteurs utilisés pour entraîner et alimenter les systèmes d’IA, et abrite notamment les géants de la production de puces TSMC et Foxconn.
Le porte-parole du parquet a déclaré qu’il était trop tôt pour savoir si cette affaire était liée à celle de contrebande de puces Nvidia impliquant des employés de Super Micro Computer aux États-Unis.
Le parquet américain a dans un acte rendu public en mars a révélé accusé des employés de la société d’avoir empoché des milliards de dollars en détournant des puces d’IA Nvidia vers la Chine, en violation des contrôles à l’exportation.
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