La Bourse de New York est orientée à la hausse mercredi, soutenue par le recul des taux obligataires américains après une annonce du Trésor bien accueillie par les investisseurs, en attendant le compte rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale (Fed).
Vers 14H10 GMT, le Dow Jones gagnait 0,45% et l’indice élargi S&P 500 avançait de 0,30%. Seul le Nasdaq, plus tourné vers les valeurs technologiques, était dans le rouge (-0,28%).
Dans les échanges électroniques avant séance, la tendance était plutôt à l’attentisme.
Mais les indices boursiers ont pris de l’élan après que le ministère américain des Finances a annoncé son intention de multiplier au moins par deux le volume des rachats d’obligations, en particulier celles à long terme (de 10 à 30 ans).
En clair, le Trésor cherche à améliorer la liquidité du marché obligataire en retirant des titres qui peinent à trouver preneur et dont le taux grimpent donc en conséquence.
Avec ce changement, « le montant maximal actuel de 2 milliards de dollars par opération passera à au moins 4 milliards de dollars par opération », a précisé le ministère dans un communiqué. Il a ajouté que cette mesure prendrait effet le 9 septembre et resterait en vigueur jusqu’au 4 novembre.
Pour les analystes de Briefing.com, un tel mouvement « apporte un soutien supplémentaire à la partie à long terme du marché des bons du Trésor, qui a récemment subi des pressions considérables ».
Le rendement à échéance 30 ans des emprunts de l’Etat américain s’établissait à 5,20% vers 14H10 GMT contre jusqu’à 5,34% la veille, un niveau plus vu depuis 2007.
« Il s’agit probablement avant tout d’un signal que l’administration souhaite envoyer au marché (…) j’y vois un signe très fort indiquant que le Trésor a décidé que des rendements américains plus élevés étaient inacceptables », note Neil Wilson, analyste chez Saxo UK.
La flambée des prix du pétrole qui a ravivé les craintes inflationnistes, l’endettement massif des Etats-Unis et l’émission d’obligations par les entreprises liées à l’intelligence artificielle (IA) ont provoqué un coup de chaud sur le marché de la dette ces derniers temps.
L’annonce du Trésor « ne fait pas disparaître » ces éléments mais « signale au marché que Washington ne souhaite pas que les taux à long terme s’emballent complètement », souligne Stephen Innes, analyste de SPI AM.
Le rendement à dix ans évoluait, lui, autour de 4,65% contre 4,70% à la clôture la veille.
Les regards des investisseurs se tourneront plus tard dans la journée vers la publication du compte-rendu (« minutes ») de la dernière réunion de la Réserve fédérale (Fed), qui pourrait donner quelques indices sur le futur de la politique monétaire de l’institution.
Un statu quo reste largement anticipé par les marchés lors de la prochaine réunion, en septembre.
Côté entreprises, le titre du laboratoire américain Moderna doublait (+114,61% à 135,12 dollars) après avoir annoncé des résultats encourageants pour un vaccin thérapeutique contre le cancer de la peau, développé en collaboration avec Merck.
« Il s’agit de la première annonce de résultats positive de phase 3 (…) pour une thérapie anticancéreuse à base d’ARNm », ont écrit les deux laboratoires dans un communiqué conjoint.
L’annonce permet à l’action Moderna de reprendre un peu d’air après des années de fort recul qui avaient suivi l’engouement autour de son vaccin contre le Covid-19.
Le titre Merck prenait mercredi 11,84% à 151,18 dollars.
Le distributeur Target (+4,83% à 159,85 dollars) était recherché après avoir annoncé des résultats trimestriels supérieurs aux attentes lui permettant de relever ses prévisions annuelles.
tmc-emb/ni/de
« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »






Réagissez à cet article
Connectez-vous
Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous et retrouvez plus tard tous vos commentaires dans votre espace personnel.
Vous n'avez pas encore de compte ?
Inscrivez-vous !