L’action du champion chinois de la robotique Unitree a bondi d’environ 500% mercredi après son introduction à la Bourse de Shanghai, la première d’un fabricant de robots humanoïdes en Chine continentale.
Le titre de la société basée à Hangzhou (est) a gagné 629% par rapport à son prix d’introduction de 150,8 yuans (19,3 euros) dès les échanges à l’ouverture à 9H30 locales (1H30 GMT), avant de tempérer ses gains à +509% une vingtaine de minutes plus tard.
Dans un secteur en plein essor à l’échelle mondiale, les entreprises de robotique chinoises ont pris une longueur d’avance.
Les machines d’Unitree sont devenues le symbole du développement de cette industrie en Chine, soutenue par les politiques gouvernementales et de solides chaînes d’approvisionnement.
Unitree avait créé la sensation l’an dernier lors du grand gala télévisé du Nouvel An chinois avec la performance d’humanoïdes en tenues traditionnelles pratiquant le kung-fu et réalisant des sauts périlleux. Il avait réitéré en 2026.
L’entreprise a dévoilé lundi un nouveau robot humanoïde baptisé « Superman » et capable selon elle de sauter jusqu’à deux mètres de haut et de courir à 12,66 mètres par seconde.
Son entrée en Bourse coïncide avec l’ouverture d’une conférence internationale de la robotique mercredi à Pékin.
D’autres entreprises chinoises spécialisées dans les robots humanoïdes, comme UBTech, basée à Shenzhen, sont cotées à la Bourse de Hong Kong.
UBTech a lancé en début d’année son robot « U1 », équipé de caméras oculaires, de capteurs thoraciques et de micros, le présentant comme le premier humanoïde ultra-réaliste de taille réelle conçu pour être produit en série.
Le gouvernement chinois a fait de la robotique un secteur stratégique. Il affirme que, l’année dernière, plus de 140 entreprises chinoises avaient déjà lancé plus de 330 modèles de robots humanoïdes.
Les sociétés du secteur investissent massivement dans le développement de l’IA physique, qui permet aux robots de se déplacer et d’interagir de manière autonome.
Mais les humanoïdes chinois suscitent la méfiance de plusieurs pays, dont les Etats-Unis.
Les Etats-Unis ont interdit en juillet au nom de la sécurité nationale les importations de robots humanoïdes fabriqués à l’étranger, une mesure qui touche principalement les entreprises chinoises.
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