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Le quatrième S : le management visuel
Amélioration continue dans l’entreprise - Étude de cas : 5S et management visuel
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Le quatrième S : le management visuel
Amélioration continue dans l’entreprise - Étude de cas : 5S et management visuel

Auteur(s) : Marc PATHY

Date de publication : 10 janv. 2003 | Read in English

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INTRODUCTION

L’auteur remercie Rhodia Engineering Plastics d’avoir gracieusement autorisé l’emploi de ses photographies.

L’étude qui suit est destinée à illustrer les outils du World Class Manufacturing et du progrès continu présentés dans l’article « Amélioration continue dans l’entreprise » Amélioration continue dans l’entreprise . C’est un choix heureux qui nous mène vers le management visuel, véritable pilier du « bottom-up » (du bas vers le haut). Nous partons de l’atelier, de l’usine, là où bat le cœur de l’entreprise. Mais il ne faut surtout pas oublier que l’histoire que nous allons vivre ensemble est une histoire qui peut et doit aussi se passer dans les bureaux des dirigeants, sans quoi les hommes et les femmes qu’ils dirigent n’adhéreront jamais à cette philosophie qui veut que le lieu de travail soit un endroit que l’on respecte profondément et que chacun soit responsable de cette attitude positive. C’est donc avec un court extrait de l’article Amélioration continue dans l’entreprise de François Pathy et de Roy Billam que nous allons découvrir cet outil essentiel.

« Les 5S et le management visuel constituent un ensemble de routines et de techniques visant à créer des habitudes d’organisation du lieu de travail, à assurer le respect des normes et à encourager l’esprit d’amélioration permanente. Les 5S couplés au management visuel permettent de découvrir facilement les anomalies et les divergences par rapport à une situation souhaitée : trop ou trop peu d’en-cours, état de machines insatisfaisant, interventions de maintenance préventive inachevées ou dérives de production en quantité ou en qualité. Les 5S sont un prélude utile, sinon indispensable, à la mise en place d’une démarche de production de classe mondiale. Ils concrétisent en effet de façon visible un début de changement de culture au niveau du terrain. »

Pourquoi le management visuel est-il marié aux 5S ? Parce qu’il fait partie intégrante de ce dernier. En effet, le management visuel représente le quatrième S. On ne peut pas imaginer un chantier de management visuel sans d’abord passer par les trois premiers S. Pourquoi ? Pour la simple raison qu’il serait inutile de peindre un mur avant de le nettoyer ou de délimiter l’emplacement d’un élément tout en sachant qu’il va changer de place... Les trois premiers S sont donc la préparation incontournable d’un chantier de management visuel réussi.

D’où viennent les 5S ? C’est une méthode créée au Japon. Elle consiste d’abord à débarrasser (« seiri »), puis à ranger (« seiton »), à nettoyer (« seiso »), à standardiser (« seiketsu ») et finalement à pérenniser (« shitsuke »). Enoncée ainsi, la méthode semble d’une logique parfaitement commune et applicable par tous. Mais ce n’est pas le cas. Les gens n’utilisent pas la méthode 5S et on en voit pour preuve les centaines d’objets et d’outils inutiles, ou très rarement utilisés, qui encombrent nos lieux de travail. C’est l’application systématique des trois premiers S et les quelques techniques de base qui en font l’efficacité et l’astuce qui vont nous permettre de préparer le terrain pour une usine évidente et plus performante, où il est facile d’opérer.

Mais avant de nous lancer dans cette étude, il y a deux mises en garde préalables. Premièrement, les 5S et le management visuel doivent être impérativement déployés en équipe car les décisions qui sont prises affecteront tout le monde sur le lieu de travail ; ces décisions doivent donc être prises en groupe. On s’efforcera de sélectionner une équipe plurifonctionnelle incluant les opérateurs, la maintenance, les chefs de quart, la communication, le management et la direction. Deuxièmement, on doit absolument exécuter à la lettre toutes les étapes énumérées, car se dire qu’une activité est « simpliste » (par exemple, l’utilisation d’étiquettes pour signaler les anomalies) ou que l’on fait « déjà la même chose mais autrement » nuira au résultat final du chantier.

L’exemple que nous avons choisi est une aire de travail générique et les exemples plus spécifiques proviennent de chantiers menés par l’Institut Renault dans l’industrie chimique et dans le domaine manufacturier.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-ag4101

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4. Le quatrième S : le management visuel

Pour la mise en place du management visuel, le matériel minimum nécessaire est : de la bande adhésive de différentes couleurs pour les marquages temporaires, des crayons feutres, de la peinture et des moyens d’affichage. La figure 7 montre quelques éléments essentiels du management visuel. Le plus évident est le marquage au sol et sur le mur. Un simple coup de peinture et nous avons tout de suite des zones définies. L’endroit où l’opérateur va se tenir pour travailler à l’établi apparaît clairement, comme les emplacements de l’extincteur et du matériel de premier secours. L’affichage sur l’établi est simple et récent. Le calendrier est à jour. Mais le management visuel va encore plus loin.

L’usine évidente se « raconte » à l’observateur (figure 9). Elle explique le fonctionnement de ses machines en utilisant des leçons en un point, elle montre la direction des flux de matière et des hommes en se servant de flèches, elle indique l’ouverture et la fermeture des vannes et elle montre clairement les mesures critiques sur les manomètres, elle délimite les zones de danger et d’interdiction (figure 10), elle choisit ses indicateurs clés et elle les affiche et les met à jour. Elle va même jusqu’à l’affichage de la criticité des machines dans une interprétation visible de la maintenance productive totale : un symbole TPM (oiseau, par exemple) pour une machine peu critique et n’influençant pas la production de façon négative si elle tombe en panne ou marche mal ; deux symboles si la machine est apte à interrompre ou ralentir sensiblement le cycle de production lorsqu’elle ne marche plus ; finalement trois symboles si la machine est critique et peut complètement arrêter le cycle de production si elle tombe en panne. Pourquoi faire tout cela ? Pour la sécurité, l’efficacité, la lisibilité et la facilité du travail. Pour la communication rapide et claire des modes opératoires, la formation simplifiée de nouveaux opérateurs et bien sûr, pour l’esthétique (l’œil du client).

  • Leçon...

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