Mise en œuvre expérimentale des techniques voltampérométriques
Voltampérométrie sur électrode solide - Théorie et mise en œuvre expérimentale
P2126 v3 Article de référence

Mise en œuvre expérimentale des techniques voltampérométriques
Voltampérométrie sur électrode solide - Théorie et mise en œuvre expérimentale

Auteur(s) : Fethi BEDIOUI

Date de publication : 10 sept. 2025 | Read in English

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Présentation

1 - Caractéristiques courant-potentiel à une électrode solide

2 - Mise en œuvre expérimentale des techniques voltampérométriques

3 - Méthodes apparentées : chronopotentiométrie et chronoampérométrie

Sommaire

Présentation

RÉSUMÉ

Cet article traite des bases théoriques des caractéristiques courant-potentiel à une électrode solide de couples rédox simples (notés Red/Ox) en solution, en considérant d’une part la cinétique du transfert électronique à l’interface électrode/solution, et d’autre part l’intervention du transport de la matière en solution aussi bien en régime de diffusion convective stationnaire qu’en régime de diffusion naturelle pure. Cet article présente aussi les indications essentielles pour la mise en œuvre expérimentale des techniques voltampérométriques etudiées (matériaux des électrodes, appareillages, domaine d’électroactivité etc.).

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Auteur(s)

  • Fethi BEDIOUI : Ingénieur ENSCP (École Nationale Supérieure de Chimie de Paris) - Docteur ès Sciences - Directeur de Recherches au CNRS

INTRODUCTION

Nous présentons dans cet article les bases théoriques des caractéristiques courant-potentiel à une électrode solide en traitant :

  • d’une part, la cinétique du transfert de charge simple ;

  • d’autre part, l’intervention du transport de la matière en régime de diffusion convective stationnaire et en régime de diffusion naturelle pure.

Nous présentons aussi la mise en œuvre des techniques voltampérométriques (matériaux des électrodes, appareillages, domaine d’électroactivité, etc.).

Nous montrons aussi comment la chronoampérométrie et la chronopotentio- métrie dérivent de la voltampérométrie, en renvoyant aux articles correspondants.

Concernant les symboles de cet article, le lecteur se reportera utilement à l’article [P 2 125].

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v3-p2126

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2. Mise en œuvre expérimentale des techniques voltampérométriques

2.1 Procédure de détermination des voltampérogrammes

Le tracé des courbes courant-potentiel a pour objectif l’étude de la relation liant l’intensité du courant qui traverse l’électrode et son potentiel. Excepté dans les cas particuliers de la couche mince, des électrodes modifiées, et de l’électrode à pâte de carbone, qui sont examinées plus loin, la concentration des solutés est un facteur qui ne doit pas varier lors de la détermination de la courbe expérimentale. Les quantités de matière électrolysée doivent être négligeables devant les quantités présentes en solution. Cette condition est réalisée si l’intensité de courant développée reste faible, d’où la nécessité d’opérer sur des électrodes de très petites surfaces (de l’ordre de 1 mm2), appelées microélectrodes. L’électrolyse effectuée lors du tracé est alors une microélectrolyse.

En général, on opère sur quelques millilitres à quelques dizaines de millilitres de solution, contenant des espèces électroactives à des concentrations comprises entre 10–4 M et 10–2 M et un sel d’électrolyte support totalement dissocié dans le milieu considéré (à une concentration de 0,1 M). Le temps d’un tracé est de 10 à 15 min en régime de diffusion stationnaire, ou de quelques millisecondes à 5 minutes en régimes de diffusion pure, auquel il faut ajouter une dizaine de minutes de barbotage d’un gaz inerte (azote ou argon), quand l’oxygène dissous doit être éliminé.

Le potentiel de l’électrode principale où doivent avoir lieu les réactions que l’on désire produire, électrode dite indicatrice (ou encore, électrode de travail), peut être contrôlé à l’aide d’une électrode de référence placée le plus près possible auprès de celle-ci. L’électrolyse se manifeste alors par la circulation d’un courant électrique, dont l’intensité peut être mesurée sur le circuit extérieur, à l’aide de la troisième électrode dite contre-électrode, ou électrode auxiliaire (le potentiel de la contre-électrode n’ayant en général pas besoin d’être lui même contrôlé).

Nota :

dans...

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Sommaire
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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - SCHOLZ (F.) -   Electroanalytical methods.  -  Springer, Berlin (2002).

  • (2) - BARD (A.J.), FAULKER (L.R.) -   Electrochemical methods: fundamentals and applications.  -  2nd édition. Wiley, New York (2001).

  • (3) - GIRAULT (H.H.) -   Analytical and physical electrochemistry.  -  Marcel Dekker, New York (2004).

  • (4) - MIOMANDRE (F.), SADKI (S.), AUDEBERT (P.), MEALLET-RENAULT (R.) -   Électrochimie : des concepts aux applications.  -  Dunod, Paris (2005).

  • (5) - MONK (P.M.S.) -   Fundamentals of electroanalytical chemistry.  -  Wiley, Chichester (2001).

  • (6) - SEVICK (A.) -   Oscillographic polarography with periodical triangular voltage.  -  Coll. Czech. Chem. Com., 13, p. 349 (1948).

  • ...

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