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Challenge Industrie du futur : à quoi sert le mentoring proposé aux finalistes ?

Posté le par Alexandra Vépierre dans Innovations sectorielles

François Niarfeix, mentor lors de la première édition du Challenge Industrie du futur, détaille l’intérêt d’un mentoring de qualité offert aux startups finalistes du concours.

Lancée fin 2018, la deuxième édition du Challenge Industrie du futur invite les startups qui innovent dans le monde de l’usine et de l’industrie à déposer leur candidature. Les douze entreprises sélectionnées seront accompagnées pendant trois mois par un mentor afin d’affiner leur projet et de l’adapter aux attentes des entreprises partenaires. François Niarfeix, Product development Manager à SKF, était lui-même mentor lors de la première édition. Il évoque son travail avec les startups ainsi que les bénéfices que peuvent en tirer les jeunes entreprises, tant lors de la course pour la finale que pour leur avenir.

A quoi sert le mentor ?

De manière générale, les fondateurs de jeunes entreprises sont brillants et réfléchis. Le rôle du mentor demeure donc aussi discret qu’indispensable. Il réalise le grand écart entre les startups et les grandes entreprises, c’est-à-dire qu’il fait le lien entre ce que proposent les jeunes entreprises et la réalité industrielle. Les startups ont souvent une vision théorique et parcellaire du monde de l’industrie, surtout si elles sont jeunes.  Avec son expérience et son réseau, le mentor les aide à trouver des solutions qui peuvent intéresser les grands groupes, tout en palliant les différences de vocabulaire et de réactivité qui existent entre les deux secteurs. Sa deuxième mission consiste à préparer les startups au pitch sur lequel elles seront jugées lors de la finale.

Comment sont sélectionnés les mentors ?

L’année dernière, nous avions choisi au sein de nos équipes des conseillers en fonction de leurs connaissances techniques, leur expérience et leur bienveillance. Les startups liées à l’informatique étaient encadrées par Atos, tandis que les membres de SKF prenaient en charge celles en lien avec l’industrie.

Pour cette édition, nous avons constitué à l’avance une liste des mentors potentiels et nous avons communiqué sur le mentorship. L’année passée, les personnes que nous aurions voulues comme mentor n’ont pas forcément accepté donc certains conseillers se sont retrouvés avec plusieurs startups à accompagner. Je devais moi-même m’occuper d’Energiency, une entreprise qui propose un logiciel d’analyse de la performance énergétique, puis deux autres startups se sont greffées faute de volontaire. L’idéal serait bien sûr que chaque mentor se concentre sur un seul projet.

Le mentorship des entreprises internationales est-il possible ?

Si les membres de la startup ne peuvent pas se déplacer en France, l’accompagnement se fera par Skype ou téléphone. C’est un petit désavantage car certains critères importants lors d’un pitch ne seront pas perceptibles comme le regard, le langage corporel ou la tenue vestimentaire. Néanmoins, le mentorship demeure réalisable.

Comment s’est déroulé l’accompagnement d’Energiency lors de la première édition ?

J’ai divisé l’accompagnement en deux étapes. D’abord, j’ai rencontré les membres d’Energiency avec des personnes de mon réseau susceptibles d’être intéressées par ce qu’ils proposaient. Nous avons réfléchi ensemble aux solutions que la jeune entreprise pouvait proposer à SKF. C’est la partie la plus compliquée car il faut trouver un angle d’attaque pour démontrer comment la startup se révélerait utile aux grandes entreprises. Lors de la deuxième phase, nous avons essentiellement préparé la finale et travaillé le pitch avec Arnaud Legrand, le fondateur et directeur d’Energiency, à travers des entretiens téléphoniques. Notre travail a été récompensé car l’entreprise a reçu le prix Industrie 4.0.

Quels sont les critères pour un bon pitch ?

Un bon pitch doit permettre à l’auditoire de se projeter avec la startup. Ce n’est pas une simple présentation de l’entreprise, mais le début d’une réunion de travail que les receveurs potentiels auront envie de poursuivre. Le moment du pitch ressemble à une pièce de théâtre, il doit être marquant et donner envie de continuer l’histoire racontée. Ce genre d’exercice se révèle assez injuste car la forme compte autant que le fond. Une bonne présentation est donc indispensable. Par sa connaissance du milieu, le mentor aide alors les startups à orienter leur discours et surtout à l’adapter en fonction du public.

Que deviennent les startups après le Challenge ?

La particularité du Challenge Industrie du futur consiste à prolonger l’expérience après la finale. Energiency continue de travailler avec SKF et met en place un monitoring énergétique dans le cadre d’un contrat d’un an. Ils profitent également de notre réseau pour se faire connaître et trouver de nouveaux partenariats. En tant que mentors, on ne les abandonne pas une fois la finale passée et beaucoup sont restés en contact

Un conseil aux startups qui déposent leur candidature ?

Soyez significatifs et complets. Avant de penser au mentorship, votre candidature doit être acceptée. L’année dernière, de nombreux dossiers étaient déséquilibrés, avec des rubriques très détaillées tandis que d’autres étaient complètement vides. Ne le négligez pas.

 

Vous êtes une startup intéressée par le monde de l’industrie ? Déposez votre candidature au Challenge Industrie du futur jusqu’au 15 février.

 

Pour aller plus loin

Posté le par Alexandra Vépierre


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