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EDF Renouvelables déploie ses ailes en France

Posté le par Joël Spaes dans Énergie

En 2019, EDF a boosté son activité dans le solaire et l’éolien. Mais c’est surtout dans l'Hexagone que l’électricien, leader du renouvelable en France et dans l’Union européenne grâce à l’hydraulique, a sérieusement accéléré le rythme sur ces deux énergies renouvelables.

Les capacités installées brutes de la filiale dédiée d’EDF ont progressé de plus de 70% sur les cinq dernières années, soit à un rythme moyen de 12% par an. EDF Renouvelables vient ainsi de franchir la barre des 2 000 MW bruts de capacité en éolien et en photovoltaïque dans l’Hexagone. Une accélération qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie CAP 2030 du groupe, dont l’objectif est de doubler ses capacités renouvelables mondiales pour les porter à 50 GW nets en 2030, très majoritairement par croissance organique, insiste le groupe qui présentait ces résultats en début de semaine.

Succès de la phase préparatoire du Plan solaire

Le Plan solaire, qui vise à remettre EDF en position de leader du solaire en France, avec un objectif de 30% de part de marché d’ici 2035 et de disposer de 30 GWc à cet horizon, affiche des premiers résultats. En termes de centrales solaires « au sol », le groupe a multiplié par sept en deux ans la surface foncière sécurisée, pour atteindre les 2 000 hectares. Le volume de projets disposant d’un permis a progressé dans le même temps (multiplié par cinq), et le nombre de projets lauréats d’appels d’offres de la CRE (Commission de régulation de l’énergie) a été sextuplé (23 projets CRE pour 180 MWc). EDF dispose ainsi de 500 MWc autorisés et s’est renforcé en 2019 par l’acquisition de Luxel.

Sur le segment des grandes toitures et ombrières de parking, EDF indique disposer de 10% du marché environ, avec 130 MWc installés en 2019, soit deux fois plus qu’en 2018.

Par ailleurs, les installations solaires en toiture portées par la filiale EDF ENR connaissent également un fort développement, signale EDF. Avec 20 % de part de marché, EDF est aujourd’hui leader en France de l’autoconsommation solaire avec plus de 10 000 installations sur le marché résidentiel et une centaine chez les clients industriels et tertiaires.

Pour les particuliers, avec l’offre « mon soleil & moi », EDF estime pouvoir atteindre le millier d’installations par mois en 2020, tandis que pour les professionnels, l’objectif est de multiplier par trois le nombre d’implantations en autoconsommation l’an prochain.

EDF estime ainsi que la phase préparatoire du Plan Solaire a donc été menée avec succès et va entrer désormais dans sa phase de déploiement opérationnel. La durée totale de développement d’un projet solaire, depuis l’identification d’un site jusqu’à la mise en service de l’installation, est actuellement en France de l’ordre de 4 à 5 ans, insiste EDF.

Année record sur l’éolien

En France, l’année 2019 constitue une année record pour l’éolien, signale EDF, avec 190 MW de capacités mises en service et le lancement de la construction de 200 MW. EDF dispose ainsi de 1664 MW éoliens et a en développement quelques 2 000 MW. EDF renouvelables a également procédé à son premier « repowering » (remise à niveau) sur le parc de Petit-Canal, en Guadeloupe, passant de 7 MW à 12 MW, tout en réduisant le nombre de machines de 32 à 14. En outre, un système de stockage par batteries est mis en œuvre pour s’adapter à la demande locale. L’année 2019 est aussi celle des premiers PPA (contrat de gré à gré), via la filiale Agregio, pour un parc dans l’Aude (à Fitou) avec Maïsadour et avec la FEDA, pour des exportations vers l’Andorre en provenance de parcs situés en Occitanie.

Enfin, 2019 est également l’année du démarrage de l’éolien en mer. EDF a annoncé, il y a quelques semaines, le lancement de la construction du parc éolien en mer de Saint-Nazaire avec son partenaire canadien Enbridge. D’une capacité installée de 480 MW, ce parc sera le premier à être implanté au large des côtes françaises, avec une mise en service prévue en 2022. En outre, après la fin des recours, il est prévu de lancer la construction des projets de Fécamp et de Courseulles-sur-Mer courant 2020. Sans oublier qu’en juin dernier, le consortium mené par EDF Renouvelables a été déclaré lauréat du troisième appel d’offres lancé par le gouvernement pour le projet de Dunkerque (environ 600 MW).

Autant de motifs de satisfaction pour Bruno Bensasson, directeur exécutif groupe d’EDF en charge du Pôle énergies renouvelables et PDG d’EDF Renouvelables.

Pour aller plus loin

Posté le par Joël Spaes

Les derniers commentaires

  • Les 17 Mwc de panneaux installés à Forbach produiront au mieux 18 000 Mwh qui , à 100 € le Mwh , rapporteront 1 800 000 € an. L’ installation sera donc amortie au bout de 16 ans s’ il n’ y a pas d’ incident durant toutes ces années., ce qui serait plus qu’ étonnant. . Le cout du démantélément dans 20 ans a t il été chiffré. ? Par qui sera t il payé ? Le manque de financeurs ne doit surprendre personne


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