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Hydrogène: le gouvernement dévoile un plan pour l’émergence d’une filière française

Posté le par La rédaction dans Énergie

Déployer 100 stations de recharge et avoir plus de 5.000 véhicules en circulation en 2023: le gouvernement a détaillé jeudi son plan de soutien à la filière hydrogène, prévoyant aussi de produire ce gaz de manière plus propre.

Surtout utilisé aujourd’hui dans l’industrie, l’hydrogène est considéré comme un moyen d’accompagner la transition énergétique en permettant de stocker à grande échelle de l’électricité et en servant de carburant dans les véhicules électriques, garantissant une meilleure autonomie que les batteries.

Mais cette technologie est encore émergente et coûteuse, et le gouvernement va mobiliser 100 millions d’euros dès 2019 pour aider les industriels et les collectivités, via un soutien à l’achat de véhicules et à l’investissement dans des infrastructures (production d’hydrogène et stations de distribution), selon des documents fournis par le ministère de la Transition écologique et solidaire.

L’ambition du gouvernement est de « faire de notre pays un leader mondial de cette technologie », a insisté le ministre, Nicolas Hulot.

L’objectif est d’installer 100 stations de recharge pour les véhicules hydrogène d’ici 2023, contre une vingtaine aujourd’hui, et d’atteindre 5.000 véhicules en circulation, contre un peu plus de 250 actuellement, a détaillé le ministère dans un communiqué.

Les véhicules visés sont surtout les utilitaires (taxis, engins de chantiers, etc.) et les véhicules lourds (bus, cars, camions, trains).

Par ailleurs, 95% de l’hydrogène actuellement consommé en France provient des énergies fossiles. Le gouvernement veut qu’en 2023, 10% soit issu des énergies renouvelables, via l’électrolyse de l’eau. Cette technique, qui consiste à utiliser de l’électricité pour produire de l’hydrogène, a aussi l’intérêt d’utiliser les surplus de courant produit par exemple par l’éolien et le solaire.

Une partie des financements mobilisés doit donc soutenir l’installation d’électrolyseurs. L’idée du gouvernement est de les installer en priorité près de petits sites industriels consommateurs d’hydrogène (verreries, chimie, etc.), là où une rentabilité est envisageable rapidement, puis de développer autour des flottes de transports, aidant à rentabiliser l’investissement.

En parallèle, il s’engage à avancer sur la mise en place des normes autour des usages de l’hydrogène et à travailler sur la traçabilité de l’hydrogène « vert » pour le valoriser par rapport à son homologue d’origine fossile.

A plus longue échéance, cet hydrogène « vert » pourrait aussi être injecté dans le réseau de gaz naturel, mais le plan ne fixe pas d’objectif. Des études et des projets pilotes sont en cours pour évaluer la faisabilité technique de cette injection sans endommager les réseaux et les équipements en bout de chaîne.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2018 Agence France-Presse. »

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Posté le par La rédaction

Les derniers commentaires

  • C’est encore beaucoup d’argent public pour une filière dont le rendement énergétique global est bien mauvais … Les ENR ne doivent pas être le prétexte pour gaspiller l’énergie tout au long de ses transformations jusqu’a l’utilisation finale. En ce qui concerne le modèle Mercedes, un gros SUV (!!) difficile de penser que c’est le véhicule de l’avenir… ou il faudra sérieusement augmenter les salaires, et envisager d’autres planètes (le poids n’est pas indiqué, la largeur et la longueur le sont au mm, on se moque du client). Pas d’aides publiques pour ce genre de véhicules, svp.

  • Et l’énergie électrique qui produit l’hydrogène, elle provient d’où? Des centrales à charbon? des centrales nucléaires?

  • En France, le moins qu’on puisse dire c’est que le ridicule ne tue pas. Comment pourrions nous dépasser l’Allemagne et le Japon qui ont respectivement plus de 49 stations H2 en service pour le premier et 90 pour le second. Par ailleurs, nous nous cantonnons dans les flottes de service alors que les deux précédents visent le marché des voitures particulières. Mercedes lancera un model sur le marché début 2019. La France, avec des sociétés comme Air Liquide ou McPHY était bien placée; nos politiques n’ont encore pas saisi l’importance de cette révolution.


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