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La blockchain pour certifier des documents personnels

Posté le par Philippe RICHARD dans Informatique et Numérique

Créée en septembre 2020 par quatre tiers de confiance (la Caisse des Dépôts, EDF, Engie et La Poste), Archipels propose sa première offre de certification d’informations liées aux individus et aux entreprises via la blockchain.

D’après un rapport de l’IBM Institute for Business Value, les dépenses liées à la blockchain dépasseraient 16 milliards de dollars d’ici 2023.  Les entreprises, en particulier celles des secteurs réglementés, cherchent de plus en plus à mettre en place des solutions de blockchain complètes dotées de fonctions avancées de sécurité et de confidentialité des données tout en améliorant les performances.

Ces secteurs réglementés réalisent environ 50 millions de contrôles en ligne par an afin de s’assurer de l’authenticité des documents fournis par des particuliers pour ouvrir un compte en banque, confirmer l’adresse de son domicile ou justifier ses revenus.

Mais ces secteurs sont de plus en plus confrontés à des tentatives de fraude. Selon le baromètre annuel établi par Onfido, entreprise spécialisée dans la vérification d’identité et l’authentification en ligne, le taux moyen de ce type de fraude a connu une forte hausse dès le printemps 2020 au niveau mondial (+41 % de tentatives en un an) et en France (+29 %, avec un pic à 13,4 % en juin), en passant de 6,6 % à 8,5 % en une année à l’échelle nationale.

Un registre de documents certifiés

C’est dans ce contexte qu’Archipels a entamé la commercialisation de son service de certification par la blockchain avec VIALINK, leader français de l’automatisation du traitement des dossiers clients (KYC) pour la banque, l’assurance et l’immobilier.

À la différence de la signature numérique, la blockchain apporte plus de confiance grâce à un réseau de confiance distribué. Cette solution rend le document indélébile et immuable dans le temps.

Pour vérifier les documents qui leur sont remis, les clients d’Archipels disposent désormais d’un moyen fiable pour mener à bien ces contrôles : qu’il s’agisse de documents liés à l’entreprise (Kbis, Statuts, listes de bénéficiaires), ou encore de factures, l’émetteur en établit une empreinte numérique cryptographique intégrée dans la blockchain ; Archipels joue un rôle de référentiel, véritable registre de documents certifiés.

Preuve d’auditabilité et de traçabilité, la blockchain d’Archipels permet de contrôler un document par rapport à un référentiel d’empreintes numériques. Il suffit de charger les documents à vérifier dans une API sur une plateforme en ligne développée pour le client, qui indique instantanément si le document est authentique ou non.

« Notre solution vise à créer une infrastructure de confiance globale mise à disposition de tout tiers désirant vérifier l’authenticité d’un document. Notre blockchain est privée et permissionnée, ce qui signifie que les acteurs validant les transactions sont des tiers de confiance identifiés et autorisés à le faire. Nous avons une maîtrise totale de l’origine des documents certifiés », nous explique Hervé Bonazzi, CEO d’Archipels.

Un portefeuille d’identité numérique

Prochaine étape pour Archipels, la certification d’autres documents dits « à valeur probante », c’est-à-dire liés à des attributs de votre identité. Il s’agit d’une information qui vient compléter votre identité comme une attestation d’assurance, votre revenu fiscal de référence, vos bulletins de salaire…

« L’objectif à terme est de créer des portefeuilles d’identité numérique décentralisés et auto-contrôlés et que les Anglo-saxons appellent le « Self-Sovereign Identity », un concept né avec la blockchain. Les attributs de votre identité n’appartiennent qu’à vous et vous êtes le seul à en avoir le contrôle. Dans cette logique, grâce à la blockchain, nous allons pouvoir redonner aux personnes et aux entreprises le contrôle sur leurs données qui sont trop souvent éparpillées dans différentes bases de données d’entreprises et qui risquent d’être piratées », précise Hervé Bonazzi.

Ce portefeuille d’identité numérique décentralisé permettrait de ne communiquer à une administration ou une banque que certains documents ou informations certifiés sur la blockchain par des émetteurs identifiés et autorisés.

« On pourrait imaginer que, dans le cadre d’un dossier d’ouverture d’un microcrédit, vous pourriez prouver très rapidement et simplement votre niveau de revenus en transmettant juste la preuve que vous rentrez bien dans les critères d’éligibilité sans transmettre votre avis d’impôt, vos bulletins de salaire… Il s’agit de minimiser les informations à transmettre aux tiers, de ne transmettre que ce qui est nécessaire », insiste le CEO d’Archipels.

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