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Le trou dans la couche d’ozone se reforme plus tôt que prévu

Posté le par Matthieu Combe dans Matériaux, Biotech & chimie

Le 16 septembre, c'est la Journée internationale de l'ONU pour la préservation de la couche d'ozone. A cette occasion, le Service pour la surveillance de l'atmosphère de Copernicus (CAMS) fait un point sur la situation.

La Journée internationale pour la préservation de la couche d’ozone a été créée par les Nations Unies pour célébrer la signature du Protocole de Montréal en 1987 par 196 Etats et l’Union européenne. Celui-ci a interdit les gaz nocifs pour la couche d’ozone, au premier rang desquels les chrlorofluorocarbones (CFC).  Malgré cette interdiction, le trou dans la couche ne devrait pas se rétablir avant 2060 selon l’évaluation scientifique de l’appauvrissement de la couche d’ozone réalisée en 2018.

Dans ces conditions, le Service pour la surveillance de l’atmosphère de Copernicus (CAMS)  surveille continuellement l’évolution de la couche d’ozone. Il est déployé par le Centre Européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT) pour le compte de la Commission Européenne.

Une évolution saisonnière du trou dans la couche d’ozone

L’évolution du trou de la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique est saisonnière. Durant l’hiver, il fait nuit en Antarctique. Cela provoque la formation d’une configuration venteuse particulière, appelée vortex. « Les substances chimiques contenant du chlore et du brome s’accumulent dans le tourbillon polaire et demeurent inactives dans l’obscurité, où les températures peuvent descendre sous -78 °C explique le CEPMMT. Lorsque le soleil se lève au-dessus du pôle, l’énergie solaire libère des atomes de chlore et de brome chimiquement actifs dans le tourbillon qui détruisent rapidement les molécules d’ozone et provoquent la formation du trou. » Chaque année, c’est en septembre qu’apparaît le trou dans la couche d’ozone, avant sa dissolution en décembre. Il atteint habituellement son maximum entre mi-septembre et début octobre.

Cette année, les données montrent que le trou dans la couche d’ozone en Antarctique a commencé à se former environ deux semaines plus tôt que les années précédentes. « Le trou dans la couche d’ozone est actuellement excentré et les prévisions indiquent des signes d’instabilité dus à une activité dynamique importante dans la partie spécifique de la stratosphère, relate le CEPMMT. Par conséquent, l’étendue spatiale du trou dans la couche d’ozone progresse actuellement à un rythme beaucoup plus lent que d’habitude. Cela peut mener à un trou dans la couche d’ozone plus petit et possiblement sur une durée plus courte. » Le CAMS surveille la formation du trou au jour le jour. Le service produit également des prévisions sur l’évolution probable du trou dans la couche d’ozone sur les cinq jours à venir.

« Il n’y a pas lieu de se reposer sur ses lauriers », analyse Vincent-Henri Peuch, chef du Service pour la surveillance atmosphérique de Copernicus (CAMS). « Le rétablissement de la couche d’ozone dépend du changement climatique, car le refroidissement à long terme de la stratosphère peut exacerber la perte d’ozone et retarder le processus. En outre, la possibilité d’émissions non autorisées de substances appauvrissant la couche d’ozone ne peut être exclue – en effet, les émissions du deuxième chlorofluorocarbone le plus abondant (CFC-11) ont été détectées en 2018 et elles pourraient être retracées sans équivoque et faire l’objet de mesures. Il est très important de maintenir les efforts internationaux de surveillance du rétablissement de la couche d’ozone et des trous dans la couche d’ozone. »

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Posté le par Matthieu Combe


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