Face à la diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux sur l’épisode actuel d’hantavirus, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a insisté mercredi au Parlement sur la nécessaire « transparence » des autorités et rappelé la volonté de créer un dispositif « d’infovigilance ».
Dès la découverte de ce foyer, « la désinformation en santé a refleuri instantanément », a déclaré le sénateur Bernard Jomier (groupe socialiste, écologiste et républicain), lors de la séance des questions au gouvernement au Sénat.
« Les antivax sont à la manoeuvre (…) alors qu’il n’y a pas de vaccin sur les hantavirus », a lancé le sénateur, médecin de profession, demandant à la ministre ce qu’elle a fait « de concret » pour y faire face.
Sur les réseaux sociaux, X en particulier, des internautes coutumiers des fausses informations sur le Covid-19 accusent depuis plusieurs jours les gouvernements et les médias de « mise en scène » destinée à « faire peur » notamment pour instaurer une nouvelle vaccination obligatoire.
Il n’existe actuellement aucun traitement spécifique ni vaccin contre l’hantavirus, infection transmise par des rongeurs et dont seule la souche Andes est transmissible entre humains.
Face à la désinformation associée, la ministre de la Santé a insisté au Sénat sur le souci de « transparence » gouvernemental, à l’image de la conférence de presse organisée mardi avec des scientifiques, afin que « les mêmes informations soient apportées aux Français » qu’au sommet de l’Etat.
Mme Rist a également dit travailler sur un « dispositif d’infovigilance », un outil déjà annoncé début janvier dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre la désinformation en santé et qui devait, initialement, être lancé « à partir de fin janvier ».
Il s’agira d’une « sorte de +task force+ efficace d’experts scientifiques qui, dès qu’ils apercevront une fausse information, seront coordonnés » pour « agir très vite » et « arrêter cette fausse information », a développé cette médecin de profession.
En fin de matinée, elle a souligné, lors d’une audition par la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale sur l’hantavirus, que « la lutte contre les +fake news+ est un travail quotidien ».
« A l’heure où énormément de fausses informations circulent, on a encore plus de transparence à faire. On a tous une responsabilité, je le crois, dans ce partage d’informations validées scientifiquement », a alors jugé Stéphanie Rist.
L’hantavirus « est devenu l’un des sujets sanitaires les plus viraux sur les réseaux sociaux », a indiqué mercredi l’outil d’analyse des réseaux sociaux Visibrain, évoquant entre autres des messages qui relèvent notamment « de dynamiques complotistes ou conspirationnistes ».
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