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Les objets connectés prennent de la hauteur

Posté le par Philippe Richard dans Informatique et Numérique

Le réseau Iridium s’associe à Amazon pour apporter une couverture mondiale à l’Internet des objets. Lancement en 2019. D’autres concurrents investissent aussi ce marché.

En 1998, Iridium lançait ses premiers satellites. Son réseau permettait de téléphoner au milieu du désert ! A cette époque, les smartphones n’existaient pas encore ; il n’y avait que des téléphones mobiles.

Aujourd’hui, l’entreprise renforce sa position en misant sur l’Internet des objets. Avec environ 630 000 dispositifs actifs au 30 juin 2018, le nombre d’abonnés IoT (Internet des objets) d’Iridium a bénéficié d’un taux de croissance annuel d’environ 19 % au cours des trois dernières années. Mais les ambitions d’Iridium ne s’arrêtent pas là.

L’entreprise s’est donc associée à Amazon web services (AWS) pour le développement d’Iridium CloudConnect for Internet of Things. Cette solution est la première et la seule dans le cloud qui offre une couverture mondiale pour les applications reposant sur l’Internet des objets. Le réseau CloudConnect se concentrera sur les zones où les technologies cellulaires ne le sont pas déployées ou optimisées.

75 satellites Iridium NEXT

Avec ce partenariat, le duo espère ainsi répondre aux besoins du marché. Selon IHSMarkit Inc., l’IoT mondial devrait continuer à croître rapidement pour atteindre environ 75 milliards de dispositifs d’ici 2025.

Grâce à cette entente, chaque partenaire actuel d’Iridium sera en mesure d’adopter rapidement les services SSFE (services sans fil évolués), grâce à la traduction automatisée des protocoles exclusifs du réseau Iridium et des protocoles IoT standards pris en charge par AWS IoT.

Les clients professionnels d’Amazon seront en mesure de réduire les efforts d’ingénierie, les coûts d’exploitation fixes et le temps nécessaire au développement de nouveaux produits et services, grâce à la puissance et aux capacités de AWS IoT.

De son coté, Iridium a entamé un renouvellement de sa flotte de satellites. Initialement prévue pour une mise en service opérationnelle en 2017, le calendrier avait été décalé après l’explosion d’une fusée Falcon 9 au cours du remplissage de carburant, sur sa rampe de lancement.

Sept lancements ont eu lieu avec SpaceX (la société d’Elon Musk, patron aussi de Tesla), qui a livré 65 nouveaux satellites. Au total, 75 satellites construits par Thales Alenia Space (66 pour la constellation active et 9 en tant que pièces de rechange) seront mis sur orbite (à 780 km d’altitude). Ce service offrira aussi des services à haut débit, ainsi que le suivi des avions et bateaux.

Mais Iridium n’est plus le seul à proposer des services IoT par satellite. Au moins vingt start-up utilisent les nanosatellites pour en fournir (reposant notamment sur les solutions  LoRaWAN et LPGAN pour « Low Power Global Area Network ») à moindre coût.

C’est le cas, surtout, de CLS (Collecte Localisation Satellites), opérateur mondial du système de localisation et de collecte de données Argos, qui a décidé de lancer une constellation de nanosatellites (opérationnels en 2030) via sa nouvelle filiale, Kinéis, et avec le concours du CNES.

Philippe Richard

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