Logo ETI Quitter la lecture facile

En ce moment

Un mois dans l’espace #10

Posté le par Pierre Thouverez dans Espace

Que s'est-il passé au-dessus de nos têtes depuis un mois ? Elon Musk s'est montré bavard à propos de son projet martien ; Ariane 6 volera plus tard que prévu ; et la Nasa annonce qu'on ne devrait pas manquer d'eau sur la lune...

Quelles lois sur Mars ?

Elon Musk n’en finit plus d’évoquer la colonisation de Mars depuis quelques semaines. Il y a quelques jours, lors de la convention internationale annuelle de la Mars Society, le patron de SpaceX a notamment évoqué l’objectif de réaliser le premier aller-retour sur Mars dès 2024, grâce à la fusée Starship. Alors que le prototype d’essai SN5 a réussi ses premiers vols d’essai l’été dernier (voir vidéo ci-dessous), Elon Musk s’est montré confiant quant à la capacité de SpaceX à tenir ce timing. Il s’agira d’un vol inhabité.

Elon Musk a également évoqué le rôle de la constellation de satellites Starlink dans les projets à venir, pour assurer une connexion à internet sur terre, puis vers la lune et vers Mars. À cette occasion, on a pu apprendre que les conditions d’utilisation du projet d’accès à internet Starlink font mention de la volonté de SpaceX de s’« affranchir » du droit international sur la planète rouge, si le projet de coloniser Mars est un succès. On peut notamment lire sur ce document : « Pour les services fournis sur Mars, ou en transit vers Mars via Starship ou un autre vaisseau spatial de colonisation, les parties reconnaissent Mars comme une planète libre. Aucun gouvernement basé sur Terre n’a donc autorité ou souveraineté sur les activités martiennes ».

Il est également précisé : « Les diffé­rends seront réglés par des prin­cipes d’au­to­no­mie, établis de bonne foi, au moment de la colonisation de Mars ». La problématique de savoir quelles seront les lois qui feront foi sur Mars n’est pas encore au centre des débats, mais plus la réalité du voyage martien approche, et plus ces sujets vont faire l’objet de toutes sortes de négociations au niveau international.

Retrouvez l’intégralité de l’intervention d’Elon Musk lors de la convention internationale annuelle de la Mars Society : 

Le lancement d’Ariane 6 encore retardé

Prévu initialement à l’automne 2021, le lancement de la fusée européenne n’aura pas lieu avant le deuxième trimestre 2022.

Ariane 6 ©ESA

C’est l’ESA, l’agence spatiale européenne, qui a annoncé la mauvaise nouvelle par l’intermédiaire de Daniel Neuenschwander, son directeur du transport spatial européen, le 28 octobre.

Les raisons avancées font état de difficultés technologiques, aggravées par la crise sanitaire actuelle. Le manque d’effectifs sur les différents sites empêchent les équipes d’avancer au rythme prévu. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour le secteur aérospatial français.

Pour en savoir plus, lire l’article publié par Les Echos.

La Nasa confirme que de l’eau se trouve sur la Lune dans des quantités supérieures aux prévisions

L’agence américaine a fait des annonces, le 26 octobre dernier, pour préciser principalement deux éléments attendus mais aujourd’hui confirmés : de l’eau se trouve bien sous forme moléculaire sur la face éclairée de la Lune ; des zones sur la Lune où cette eau pourrait être stockée de façon stable ont été identifiées.

Ces annonces font suite à deux études consacrées à l’eau sur la Lune publiées dans la revue Nature Astronomy. Le fait n’est pas nouveau. Des traces d’hydratation avaient déjà été mises en évidence au niveau du pôle sud de la Lune.

La grande nouveauté, c’est qu’il était jusqu’alors possible d’affirmer que des combinaisons oxygène/hydrogène étaient présentes, mais sans savoir si on avait à faire à de l’oxyde d’hydrogène (OH) ou de l’eau (H2O). Désormais on sait : la première étude, se basant sur les données récoltées par l’observatoire SOFIA, a permis d’identifier la signature spectrale de l’eau, sans aucun doute possible.

La seconde étude fait intervenir la notion de « cold trap », littéralement un piège froid : une zone de la Lune qui se trouve toujours à l’ombre, de part son relief particulier. Cette ombre permanente offrirait des conditions suffisantes pour que la zone puisse stocker de l’eau. En quelles quantités ? On ne sait pas encore.

Mais cette découverte est intéressante pour un certain nombre de programmes sur lesquels travaille la Nasa, et notamment le programme Artemis. Ce dernier prévoit, d’envoyer des astronautes sur la Lune, en 2024, pour mettre en place les premiers éléments d’une base permanente (voir image ci-dessous) sur notre astre. Et la présence d’eau en quantité importante et exploitable sera forcément une donnée d’importance pour choisir l’emplacement de cette implantation.

Dessin d’artiste illustrant la mission Artemis. ©Nasa

Par Pierre Thouverez

Pour aller plus loin

Posté le par Pierre Thouverez


Réagissez à cet article

Commentaire sans connexion

Pour déposer un commentaire en mode invité (sans créer de compte ou sans vous connecter), c’est ici.

Captcha

Connectez-vous

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous et retrouvez plus tard tous vos commentaires dans votre espace personnel.

INSCRIVEZ-VOUS
AUX NEWSLETTERS GRATUITES !