Au moins 150 millions d’habitants en Europe, dont plus de 50 millions en Allemagne et plus de 30 millions en France, devraient connaître des températures supérieures à 35°C à un moment de la journée vendredi, selon les calculs de l’AFP.
Au total, les températures maximales devraient dépasser 30°C pour plus de 420 millions d’habitants en Europe (hors Turquie), soit environ sept sur dix. Cette analyse à partir des prévisions du service météorologique allemand et des projections de population en 2025 du Joint Research Center rejoint les chiffres de l’ONG autrichienne Klimadashboard.
Ces chiffres sont en hausse par rapport aux prévisions de l’institut allemand calculées pour la veille à 03H00 GMT jeudi. Des températures supérieures à 35°C étaient alors attendues pour 101 millions d’habitants.
Contrairement à jeudi, le territoire le plus durement touché par la vague de chaleur n’est plus la France métropolitaine mais l’Allemagne, où quelque 82 millions de personnes devraient atteindre des températures de plus de 30°C vendredi, dont 52 millions au-delà de 35°C.
Les températures devraient tout de même dépasser 35°C pour quelque 34 millions d’habitants de l’Hexagone, 17 millions en Italie et 15 millions aux Pays-Bas. L’Institut météorologique des Pays-Bas a d’ailleurs émis pour la première fois une alerte rouge à cause de la chaleur, en vigueur vendredi dans une grande partie du pays.
Ces niveaux de température devraient aussi toucher largement la Hongrie, la Belgique et le Luxembourg, notamment.
Pour établir ces chiffres, l’AFP a utilisé une méthode proche de celle de Klimadashboard en croisant le modèle de prévisions météorologiques du Deutscher Wetterdienst (DWD), le service météorologique allemand, calculé à 03H00 GMT avec la densité de population. Les habitants d’une zone sont comptabilisés si le modèle prévoit, à un moment de la journée vendredi, des températures supérieures à 30 ou 35°C à cet endroit.
Le modèle ayant une précision d’environ 6,5 km, il ne peut complètement refléter les îlots de chaleur urbains, a indiqué David Jablonski de l’ONG Klimadashboard à l’AFP. Ainsi, l’analyse « sous-estime probablement le nombre de personnes touchées dans les zones urbaines denses », précise-t-elle sur son site « European Heat Tracker ».
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