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Catapultes américaines: pas de risque identifié pour le porte-avions français, selon le ministère des Armées

Posté le par AFP

La décision de Donald Trump de renoncer aux catapultes modernes sur les futurs porte-avions ne compromet pas la fourniture à la France des catapultes électromagnétiques américaines devant équiper le futur porte-avions France Libre, selon le ministère français des Armées.

« Aucun risque technique ou industriel particulier n’est identifié pour la fabrication des catapultes électromagnétiques destinées au (prochain porte-avions) France Libre, ou leur entretien dans les prochaines décennies », selon une déclaration du ministère transmise à l’AFP samedi.

Donald Trump a annoncé jeudi qu’à l’avenir les porte-avions américains devraient être équipés de catapultes à vapeur et non plus de catapultes électromagnétiques modernes, estimant que les premières étaient plus « fiables » et éprouvées.

Une telle décision pourrait potentiellement avoir un impact sur la fourniture à la France de catapultes électromagnétiques par le groupe américain General Atomics.

En effet, la construction et la maintenance d’un équipement sur plusieurs décennies (la durée de vie d’un porte-avions), supposent qu’un industriel bénéficie d’un volume de commandes suffisant pour assurer la pérennité économique de la filière.

La décision de Donald Trump est supposée entrer en vigueur pour le porte-avions de classe Ford USS Doris Miller, devant être livré en 2034.

Or, les trois autres porte-avions de classe Ford antérieurs sont ou seront eux équipés de catapultes électromagnétiques (USS Gerald Ford, USS John F. Kennedy, USS Enterprise), ce qui devrait suffire à garantir la filière, estime le ministère français.

« Les trois premiers porte-avions, qui sont soit en service, soit en construction, sont déjà équipés de catapultes électromagnétiques. Ces équipements sont développés et opérationnels. La chaîne de fabrication et d’entretien de ces catapultes est donc active », selon cette source.

La Direction générale de l’armement française « poursuit les échanges avec ses homologues américains qui conduisent eux-mêmes leurs propres analyses », ajoute le ministère.

La France Libre doit remplacer le porte-avions Charles De Gaulle en 2038 et doit être équipé de ces systèmes modernes, appelées EMALS.

Ils propulsent les avions grâce à une catapulte électromagnétique alimentée par l’énergie électrique, offrant une accélération plus fine et mieux contrôlée que les catapultes anciennes, qui utilisaient la pression de la vapeur pour permettre aux avions d’atteindre la vitesse nécessaire.

Grâce à cette modularité et cette finesse, les EMALS peuvent lancer une large gamme d’appareils, du drone à l’avion plus lourd.

Les premières EMALS installées sur l’USS Gerald Ford ont connu quelques problèmes de mise en place, qui ont ensuite été résolus. Mais Donald Trump les critiquait déjà en 2017, année de la mise à la mer du Ford, estimant que c’était un système moins bon et moins puissant que la vapeur.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »


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