Les sauveteurs de l’armée népalaise sont parvenus samedi à percer un tunnel sur un site où sont bloqués sous terre des ouvriers depuis la crue dévastatrice de mercredi, afin d’y injecter de l’air et y faire pénétrer une caméra, selon les autorités.
Selon le gouvernement népalais, plus de cent ouvriers pourraient être encore en vie dans des tunnels de chantiers de barrage hydroélectrique, les secours se concentrant sur les sites Trishuli 3A et 3B.
Ils font partie des plus de 900 agents ou ouvriers travaillant sur ces chantiers et toujours portés disparus trois jours après la catastrophe, selon les autorités népalaises.
Sur le site de Trishuli 3A, les équipes de secours de l’armée ont réussi samedi soir, à l’aide de foreuses, à percer un passage vers la partie supérieure d’un tunnel envahi par la boue.
« Nous avons déjà commencé à acheminer de l’air par cette petite ouverture, et nous allons désormais entamer les travaux d’excavation et envoyer l’équipe de secours à l’intérieur », a déclaré le ministre népalais de l’Intérieur, Sudan Gurung.
Le ministère de l’Énergie a fait état d’un « succès partiel » dans l’opération de forage, ajoutant que « des efforts avaient été entrepris pour tenter d’introduire une caméra et de l’oxygène dans le tunnel ».
Une équipe de sauveteurs spécialisés est par ailleurs arrivée d’Inde voisine pour assister leurs collègues népalais et doit notamment, selon Katmandou, procéder à une cartographie aérienne des lieux.
De premières informations laissaient penser que les 100 personnes piégées se trouvaient au même endroit, mais le ministre de l’Énergie, Biraj Bhakta Shrestha, a déclaré que « les opérations de sauvetage se poursuivent sur plusieurs réseaux de tunnels ».
M. Shrestha a précisé qu’elles se déroulaient « malgré les conditions météorologiques défavorables et un contexte extrêmement difficile ».
Des photos diffusées par le bureau chargé de la gestion des catastrophes montraient des secouristes pataugeant dans la boue et se frayant un chemin parmi les énormes rochers laissés par les inondations.
Les équipes népalaises spécialisées dans le sauvetage en montagne – habituées à venir en aide aux alpinistes sur les plus hauts sommets du monde, dont l’Everest – participent aux recherches des personnes portées disparues sur un autre site hydroélectrique endommagé.
« Nous effectuons un travail similaire en montagne, avec des opérations de sauvetage de personnes piégées dans des endroits dangereux. Je pense donc que nos compétences seront utiles », a déclaré à l’AFP Tul Singh Gurung, président de l’Association nationale népalaise des guides de montagne.
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