Le commissaire européen à la Défense Andrius Kubilius a annoncé mardi à l’AFP qu’il se rendait mercredi en France pour y rencontrer les fabricants de missiles dans le cadre de ses efforts pour accroître la production en Europe.
« Notre message est qu’il y a vraiment un besoin de renforcer la production », y compris en France, a-t-il souligné. « Pour nous, il est très important de comprendre quels sont les problèmes qui les empêchent de monter en puissance », a-t-il dit, parlant des fabricants.
Le commissaire européen doit rencontrer, entre autres, des responsables de Safran et de MBDA pour trouver avec eux et les autorités françaises les moyens de renforcer leur production.
Les frappes russes de missiles ou de drones en Ukraine ont mis en évidence le manque en Europe de capacités de défense antiaérienne.
« L’an dernier, les Ukrainiens ont subi quelque 2.000 attaques de missiles tirés par les Russes, dont 900 missiles balistiques », a affirmé M. Kubilius.
Pour contrer ces 900 missiles russes, il faut pouvoir disposer de 2.000 à 3.000 Patriot, les missiles de fabrication américaine qui assurent l’essentiel de la défense antiaérienne. Or la capacité de fabrication annuelle des Etats-Unis ne dépasse pas 750, ce qui constitue un véritable défi, a expliqué M. Kubilius.
Et c’est sans compter compter avec la guerre au Moyen-Orient qui a vidé les stocks de Patriot, a-t-il aussi fait valoir.
Le groupe franco-italien Eurosam, constitué côté français de Thales et MBDA, fabrique des missiles Samp/T, utilisés dans la défense antiaérienne et qui peuvent donc aider, a assuré le commissaire européen.
M. Kubilius s’est déjà rendu dans plusieurs autres pays de l’UE, dont la Pologne, l’Allemagne et la Suède, dans le cadre de ce qu’il a baptisé son « missile tour » afin de trouver comment accroître la production des ces armements et aider l’Ukraine à mieux se défendre.
Il doit également se déplacer aux Pays-Bas et en Norvège.
« Vous savez, parfois nous recevons des signaux très similaires de différentes entreprises dans différents pays. Cela montre que le problème est réellement sérieux et que nous devons trouver un moyen de le résoudre »
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