Les Etats-Unis ont annoncé mercredi avoir mis en place un « cadre clair » en vue du déploiement futur de réacteurs nucléaires en mer, dans le cadre de la volonté de l’administration Trump d’augmenter considérablement la production d’énergie nucléaire.
Bien qu’aucun projet commercial ne soit encore prévu ou approuvé, ces centrales nucléaires flottantes suscitent un intérêt croissant. La Russie exploite actuellement la seule centrale de ce type, l’Akademik Lomonossov, à l’extrême est du pays.
La Marine Minerals Administration (MMA), chargée de superviser l’exploitation des ressources minérales et les projets dans les zones maritimes au large des Etats-Unis, a annoncé avoir signé un accord avec le régulateur américain du nucléaire, la Nuclear regulatory commission (NRC).
« Des systèmes de réacteurs sous-marins ont été déployés en toute sécurité dans des applications navales pendant des décennies, ce qui démontre leur potentiel en tant que source d’énergie fiable dans des environnements marins exigeants », a affirmé le directeur par intérim de la MMA, Matt Giacona.
Selon lui cela pourrait « considérablement renforcer la sécurité énergétique des Etats-Unis dans le futur ».
Jeremy Bowen, directeur du bureau de la NRC chargé du projet, a ajouté que cet accord créait un « cadre clair » pour définir comment les agences fédérales pouvaient travailler ensemble afin d’offrir « clarté et confiance aux éventuels futurs candidats et de favoriser le déploiement sécurisé et efficace de technologies nucléaires émergentes ».
Le nucléaire est utilisé depuis longtemps à bord de navires et sous-marins, ainsi que des brise-glace.
Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’intérêt pour les centrales nucléaires flottantes grandit en raison de leur potentiel pour décarboner l’énergie mondiale. Cette motivation n’est toutefois pas celle de l’administration Trump, qui s’est notamment attachée à freiner les projets éoliens en mer.
Selon l’AIEA, le Canada, la Chine, la Corée du Sud, le Danemark, la Russie et les Etats-Unis travaillent sur des mini-réacteurs (SMR), mais pour l’heure seule Moscou a réussi à les rendre opérationnels.
Le gouvernement américain a affirmé vouloir quadrupler la production d’énergie nucléaire d’ici 2050.
« L’administration Trump semble disposer d’une réserve inépuisable de mauvaises idées pour maltraiter la vie marine, et l’installation de réacteurs nucléaires sur de vieilles plateformes pétrolières rouillées est l’une des pires », a dénoncé Nick Katkevich, du Center for Biological Diversity.
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