L’ouragan Polo s’est renforcé mardi à la catégorie maximale 5 dans le Pacifique mexicain et, si de fortes pluies sont prévues, il ne devrait pas toucher terre, a indiqué le NHC, centre de surveillance basé aux États-Unis.
« Il est probable qu’il se renforce encore jusqu’à ce soir », a ajouté le Centre national des ouragans (NHC) dans un bulletin. « L’oeil de Polo devrait se trouver à proximité de la côte sud-ouest du Mexique au cours des prochains jours, mais rester au large. »
L’ouragan est passé en moins de 24 heures de la catégorie 1 à la 5, le maximum sur l’échelle de Saffir-Simpson, et les autorités mexicaines sont en alerte.
Polo se trouvait mardi à 355 km des côtes de l’Etat de Guerrero, où se situe la célèbre station balnéaire d’Acapulco.
Cet Etat du littoral Pacifique, ainsi que Michoacan, ont été les premiers touchés par de violentes pluies et les écoles ont été fermées.
L’ouragan progresse lentement à raison d’environ neuf km/h et, dans son bulletin de 12h00 GMT, le NHC fait aussi état de vents à environ 260 km/h.
« C’est un phénomène qui va clairement nous affecter toute la semaine dans le Pacifique mexicain », a déclaré le coordinateur général du Service météorologique national du Mexique (SMN), Fabian Vazquez, à Radio Fórmula.
Sur les plages et les avenues d’Acapulco, dévastée par l’ouragan Otis en 2023, des policiers ont diffusé dès lundi des messages au mégaphone, recommandant à la population de « prendre des mesures de prévention », « vérifier les conditions de sécurité » dans les habitations et « repérer l’abri temporaire le plus proche ».
La saison des cyclones au Mexique s’étend de mai à novembre et affecte aussi bien les côtes du Pacifique que celles de l’Atlantique. Cette année, elle s’annonce très intense en raison d’El Niño.Ce phénomène météorologique se produit tous les deux à sept ans lorsque les alizés s’affaiblissent, causant une remontée des eaux chaudes du Pacifique en surface.
Lorsque les températures restent supérieures à la normale pendant plusieurs mois, il se forme plus de tempêtes dans la région, ce qui a des répercussions sur l’atmosphère de toute la planète.
Les scientifiques s’accordent à dire que le changement climatique amplifie les effets d’El Niño.
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