Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a accusé mardi les géants pétroliers d’avoir longtemps considéré « l’atmosphère comme une décharge à ciel ouvert, tout en tirant profit des conséquences », dans un discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies.
« Nous savons que les intérêts liés aux énergies fossiles ne se mettront pas d’eux-mêmes en retrait », a-t-il poursuivi, appelant « chaque gouvernement à adopter un plan national de sortie des énergies fossiles ».
« Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les cinq grandes entreprises pétrolières occidentales ont engrangé près de 500 milliards de dollars de bénéfices », a-t-il ajouté comparant ce montant aux 34 milliards de financements mobilisés pour aider les pays en développement à s’adapter au réchauffement climatique.
« Pendant ce temps, les budgets énergie, alimentation et assurance des ménages s’envolent », a-t-il dit assimilant cet « abus de pouvoir » des énergies fossiles aux actions de l’industrie du tabac.
Le discours de l’ancien Premier ministre portugais intervient alors que des records de chaleur ont été battus dans le monde et que le Népal a vécu une crue dévastatrice après l’effondrement d’un glacier.
« Les risques sont bien réels. Mais l’espoir l’est aussi », a continué Antonio Guterres.
Le changement climatique est depuis longtemps l’un des principaux combats du secrétaire général de l’ONU, qui aura l’occasion de faire avancer ce dossier mercredi, lorsqu’il accueillera un sommet sur le climat en amont de la COP31, en novembre.
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