Deux des trois réacteurs de la centrale nucléaire de Gravelines (Nord) qui avaient été arrêtés la semaine dernière après un afflux massif de méduses sont désormais reconnectés, a annoncé EDF mardi.
« A 03H55, l’unité de production n°3 de la centrale de Gravelines a été reconnectée au réseau électrique national », précise l’entreprise sur son site.
« Les unités 1, 2, 3 et 6 » de la centrale de Gravelines sont dorénavant en fonctionnement, y est-il aussi indiqué.
Mais le réacteur n°4, mis à l’arrêt à l’arrivée des méduses, demeure interrompu, tandis que le 5 est en arrêt programmé pour maintenance.
Trois des six réacteurs de la plus grande centrale d’Europe occidentale (les 2, 3, et 4) avaient été mis à l’arrêt le 10 août en raison de l’arrivée de plusieurs tonnes de méduses dans les stations de pompage qui puisent l’eau de mer pour refroidir les installations nucléaires.
Le même phénomène était déjà survenu il y a un an exactement. Les réacteurs avaient progressivement été redémarrés au cours des deux semaines suivant l’incident.
Jeudi, l’unité de production n°2 avait déjà pu être reconnectée au réseau électrique national, avait annoncé EDF.
L’unité de production n°1 a cependant été arrêtée de jeudi à samedi, cette fois à cause d’un niveau d’eau trop bas dans un de ses générateurs de vapeur.
« Cet événement n’a pas eu de conséquence sur la sûreté des installations, la sécurité du personnel et l’environnement », assure EDF.
La présence de méduses sur le littoral du nord de la France est régulière et saisonnière. Mais le signalement de grands bancs dans ce secteur chaque été devient plus fréquent, avait rappelé un expert à l’AFP.
Leur arrivée est cette année survenue en période de canicule, alors que la production nucléaire française était déjà perturbée par les fortes chaleurs.
Le parc nucléaire d’EDF a atteint la semaine dernière un record d’indisponibilités, dites « environnementales », de 20,4%, sans conséquence toutefois pour l’alimentation électrique de la France.
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