La Mutuelle générale de prévoyance a confirmé mardi avoir été victime d’une cyberattaque ayant touché l’un de ses prestataires, sans pouvoir à ce stade déterminer quelles données ont été compromises.
« À ce stade, des investigations sont toujours en cours afin de déterminer précisément le périmètre de l’incident et les données concernées », selon un communiqué de cette mutuelle qui compte 480.000 adhérents.
Près de 200.000 personnes et environ 133.000 informations bancaires seraient concernées, selon le site français Frenchbreaches spécialisé dans les fuites de données qui avait donné l’alerte le 8 août.
Des chiffres que la mutuelle n’était « pas en mesure de confirmer ».
« Aucune donnée de santé et aucune information relative aux prestations, aux remboursements ou aux garanties n’est concernée », souligne l’organisme de complémentaire santé, assurant que « les garanties et le versement des prestations ne sont pas affectés ».
« Les personnes concernées reçoivent, depuis le 17 août, une information individuelle précisant les données qui les concernent et les précautions à prendre », ajoute la mutuelle, indiquant qu' »une plainte contre X a été déposée auprès des autorités judiciaires compétentes ».
La semaine dernière, une plateforme hébergée par un prestataire de Santé publique France a fait l’objet d’une cyberattaque, concernant les données de contacts de près de 80.000 personnes et un groupe se présentant comme un duo français, ZeroBytes, a revendiqué un vol massif de données issues du fisc français.
Selon plusieurs rapports d’entreprises de cybersécurité, la France figure parmi les pays les plus visés par des cyberattaques, qu’il s’agisse de vols de données ou d’attaques via des logiciels malveillants.
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