Le label Emmaüs, plateforme de ventes en ligne de l’association, s’inquiète jeudi à l’occasion de ses dix ans de la concurrence « déloyale » des plateformes de « fast fashion » et veut lancer une « alternative solidaire » à Vinted.
La boutique en ligne propose du « textile, de la décoration et des meubles, du high-tech reconditionné et des livres », explique Maud Sarda, la directrice du label Emmaüs à l’AFP.
Elle revendique 2,3 millions de produit « réemployés » fournis en partie par 170 structures de l’économie sociale et solidaire, partenaires.
L’entreprise ne verse aucune dividende à ses 2.717 sociétaires. 100% des bénéfices sont consacrés au fonctionnement de la structure.
Le label Emmaüs a profité de la mode de la seconde main à ses débuts. « Nos premières années, on a eu de très grosses croissances », racontent Maud Sarda. Mais après la pandémie de Covid-19, les plateformes de vente entre particuliers comme Vinted et Leboncoin « explosent ».
Une concurrence jugée « déloyale » par le label Emmaüs. « Leurs prix sont plus bas, mais nous avons des locaux, des charges et des employés », décrit la directrice du label Emmaüs, qui emploie 60 salariés sociétaires.
La structure craint aussi la concurrence des plateformes de « fast fashion » asiatiques comme Shein ou Temu, qui vendent « des produits toxiques qui ne respectent pas les normes européennes », dénoncent Maud Sarda.
Des espoirs résidaient dans la loi anti-fast fashion qui a obtenu le feu vert d’une commission mixte paritaire mercredi.
La coalition d’associations Stop fast fashion, qui regroupe notamment Emmaüs, Max Havelaar et Les Amis de la Terre, a dénoncé « une version très amoindrie et peu précise de cette loi, qui constituait une occasion rare d’encadrer l’un des secteurs les plus polluants « .
Pour cette coalition, la loi telle qu’écrite « prend le risque de laisser les principaux acteurs de la fast fashion de côté », comme Zara, H&M ou Primark.
Pourtant, malgré l’absence de « perspectives de forte croissance dans ce cadre réglementaire », le plateforme du label Emmaüs devrait devenir rentable « fin 2026, début 2027 », annonce Maud Sarda.
Elle ambitionne même « d’ouvrir la plateforme aux [vendeurs] particuliers, en proposant d’être une [option] alternative solidaire à Vinted ». « Avec un service client et une application mobile », promet-elle.
« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »






Réagissez à cet article
Connectez-vous
Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous et retrouvez plus tard tous vos commentaires dans votre espace personnel.
Vous n'avez pas encore de compte ?
Inscrivez-vous !