Les croisières sur les canaux et fleuves en France ont enregistré une « excellente année 2025 », a indiqué jeudi Voies navigables de France (VNF) qui discerne une « nette progression » du tourisme fluvial, en cours de verdissement grâce à l’électrification à quai.
Les taux de remplissage ont été proches de 90% l’an passé, a indiqué Thibault Chagnas, directeur-général délégué de VNF lors d’une conférence de presse à Paris.
VNF est l’établissement public qui gère et entretient 6.700 kilomètres de fleuves et canaux, soit 80% des voies navigables de France, le premier réseau en Europe.
La dynamique du tourisme fluvial est portée par « l’engouement des clientèles européennes » (+9% pour les touristes venus d’Allemagne) et nord-américaines (+10%), a-t-il précisé.
Les nouvelles tendances portent sur les « privatisations de bateaux de promenade » motivées notamment par le fort impact des images de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de 2024, avec son défilé de bateaux sur la Seine pour transporter les équipes de sportifs.
VNF salue aussi la progression du tourisme « fluvestre », néologisme formé par le mot fluvial et le mot terrestre, avec une « croissance soutenue » du tourisme itinérant à vélo, en bateau ou à pied le long de la voie d’eau et ses abords.
Sur les huit premiers mois de 2025, la fréquentation des grands itinéraires touristiques véloroutes, dont beaucoup suivent les canaux ou les fleuves, a progressé de 5%.
Le tourisme fluvial, comme le transport fluvial de marchandises, est en voie de décarbornation, grâce à l’électrification des flottes, qui est « en train de s’accélérer » a indiqué Lionel Rouillon, directeur du développement de VNF, en marge de la conférence de presse.
« Il existe désormais 1.200 bornes de recharge électrique sur les quais, dont 250 directement gérées par VNF », a-t-il précisé.
Après l’installation de façon sporadique et locale de bornes indépendantes et non compatibles, surtout dans le nord de la France, « les standards ont été unifiés pour les mariniers » autour du système « Borne et Eau » dans toute la France, a rappelé M. Rouillon.
L’électrification des bateaux est même devenue une « condition d’acceptabilité » de l’installation d’activités de location par les collectivités locales qui refusent de plus en plus les groupes électrogènes à quai pendant les escales, a-t-il ajouté.
A Strasbourg, Batorama développe ainsi toute une flotte de bateaux à batteries électriques.
A Paris, Batobus est en train de convertir ses huit bateaux à une propulsion hybride. « Impossible d’adopter le tout électrique, par manque de puissance des batteries » pour pouvoir assurer un service en continu entre 10H00 et 23H00, souligne Arnaud Daniel, directeur général de Sodexo Live, la branche tourisme du groupe de restauration, auprès de l’AFP.
Pour l’instant, un seul des bateaux a été converti à l’électricité et au GPL. Les autres le seront progressivement jusqu’en 2035, à raison de 2 millions d’euros par bateau, a précisé M. Daniel.
Batobus a signé une concession sur la Seine avec le grand port Haropa (Le Havre, Rouen, Paris) jusqu’en 2041, a-t-il ajouté.
L’an dernier à l’image du reste du tourisme fluvial, Batobus a bénéficié des dividendes des JO, avec plus de 700.000 tickets vendus contre quelque 600.000 en 2024.
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