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RÉSUMÉ
Les mesures fiables, qu’elles soient physiques, chimiques ou biologiques, sont indispensables au bon fonctionnement des industries, du commerce, de la santé et de la législation. Pour garantir leur validité, les laboratoires s’appuient sur des systèmes de qualité conformes à des normes et guides (ISO, bonnes pratiques de laboratoire, etc.) et sur la validation des méthodes analytiques. Dans ce contexte, les matériaux de référence jouent un rôle central : les matériaux certifiés permettent de vérifier la justesse des méthodes, tandis que les matériaux non certifiés servent au développement des méthodes et à la validation de leur reproductibilité. Ces matériaux sont utilisés dans tous les secteurs dépendant de résultats analytiques fiables et se présentent sous forme de substances pures ou d’échantillons représentatifs.
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Eddie MAIER : Cadres scientifiques à la Commission européenne, Direction générale de la Recherche
INTRODUCTION
Des mesures justes et fiables, qu’elles soient physiques, chimiques ou biologiques, sont essentielles au bon fonctionnement de toute société moderne. Sans ces mesures, les industries peuvent difficilement assurer une production de qualité, le commerce est perturbé par des conflits, les soins de santé deviennent empiriques et la législation (par exemple, celle concernant l’environnement, la protection des travailleurs, la politique agricole commune, etc.) ne peut être mise en œuvre correctement. Les réglementations en vigueur (lois, normes, directives) sont destinées à harmoniser les mesures et les spécifications techniques ; elles ne permettent pas, toutefois, de s’affranchir des difficultés techniques à l’origine d’erreurs de mesures, et les laboratoires nécessitent ainsi des outils pour contrôler la validité de leurs méthodes et des résultats. Les systèmes de qualité reposent sur des guides ou des normes (par exemple : le Guide des bonnes pratiques de laboratoire, les normes ISO 9000, ISO 14000, ISO 17025 et EN 45000, etc.). Ces systèmes s’appuient sur la validation interne et externe des laboratoires et des méthodes de mesures. Dans ce cadre, la disponibilité de matériaux de référence représente une des chevilles ouvrières du contrôle de qualité : les matériaux de référence certifiés sont utilisés pour valider la justesse des méthodes analytiques, alors que les matériaux de référence non certifiés servent, d’une part, au développement de méthodes et, d’autre part, à valider la reproductibilité de méthodes dans le cadre d’essais interlaboratoires (y compris les tests de compétence pour l'accréditation) et l'établissement de cartes de contrôle. Ces matériaux existent dans tous les secteurs dont les activités reposent sur des résultats d’analyses (par exemple : le contrôle de la qualité de produits manufacturés, la surveillance de l’environnement et de la qualité des produits agroalimentaires, les diagnostics médicaux, etc.) ; ils se présentent sous la forme de substances ou matériaux purs, ou sous la forme de matériaux représentatifs d’échantillons naturels.
VERSIONS
- Version archivée 1 de juil. 1995 par Alain MARSCHAL
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"Qualité et sécurité au laboratoire"
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4. Conclusions et perspectives
Les MR et MRC jouent un rôle majeur dans l’assurance qualité et les systèmes de contrôle de qualité des laboratoires d’essai. Leur utilisation est recommandée dans les normes d’accréditation [16]. Toutefois, plusieurs limitations existent, qui ne permettent pas d’assurer une disponibilité de MR et MRC pour tous les types de mesures. Les facteurs limitants majeurs sont :
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la stabilité de la matrice ou de la substance à déterminer ;
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l’homogénéité du matériau ;
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la représentativité en fonction de la variété d’échantillons analysés par les laboratoires, en termes de composition de la matrice, niveaux de concentration des substances, etc.
Comme nous l’avons vu, la stabilité est le facteur le plus critique pour un MRC. Les conditions de stabilisation et d’homogénéité peuvent exiger un traitement du matériau qui affectera sa représentativité en comparaison à des échantillons réels. Plus un matériau est difficile à préparer (par exemple dans le cas de domaines spécialisés d’analyses), plus son coût de production et de distribution sera élevé, ce qui peut également représenter un facteur limitant pour une utilisation et une production à grande échelle.
Pour finir, il y aura toujours des matériaux qui seront impossibles à produire (par exemple certification de contaminants volatils dans les sols) et des compromis doivent être étudiés et trouvés au cas par cas. Dans de telles situations, des matériaux alternatifs peuvent être produits, ne permettant pas de vérifier l’ensemble de la procédure analytique mais seulement une ou plusieurs étapes, par exemple : composés volatils piégés sur des phases adsorbantes, eaux lyophilisées, matériaux congelés, extraits au lieu de matériaux réels, etc. Plusieurs domaines existent dans lesquels des MRC sont nécessaires pour la validation de méthodes, mais pour lesquels aucune recherche n’a été entreprise. Un domaine particulier concerne les paramètres dépendant d’une méthode donnée, qui sont liés en majeure partie à des échantillons destinés à l’évaluation du comportement de matériaux sous certaines conditions (par exemple lixiviation de contaminants du sol par des pluies acides), ou de leur toxicité potentielle (par exemple biodisponibilité de substances). Les organismes...
Conclusions et perspectives
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BIBLIOGRAPHIE
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(1) - WENDLMAIER (H.) - * - 2nd International Sonthofen Symposium, 20-22 mai 1996, Sonthofen, Germany (1996).
-
(2) - LEROY (M.) et coll - Qualité et assurance qualité en chimie analytique, - P 280, p. 3-20. Techniques de l’Ingénieur, traité Analyse et Caractérisation (1997).
-
(3) - COFINO (W.P.), GRIEPINK (B.), MAIER (E.A.) - Quality management in chemical laboratories - (Gestion de la qualité dans les laboratoires chimiques), Elsevier Science Publishers B.V., Amsterdam (1999).
-
(4) - GARFIELD (F.M.) - Quality assurance principles for analytical laboratories - (Principes d’assurance de qualité pour les laboratoires analytiques), 2nd Ed., AOAC International Ed., Arlington VA, USA (1991).
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(5) - PRICHARD (E.) - Quality in the Analytical Chemistry Laboratory - (Qualité dans le laboratoire d’analyse chimique), John Wiley & Sons, Chichester, Royaume-Uni (1995).
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...
ANNEXES
Il n’existe pas à proprement parler de revues spécialisées traitant uniquement de matériaux de référence. Des informations sont publiées régulièrement dans les principaux journaux scientifiques traitant de chimie analytique fondamentale ou appliquée. Un ouvrage de référence écrit par les auteurs de cet article (traitant essentiellement des essais interlaboratoires et des matériaux de référence pour les analyses environnementales) a été publié par Elsevier en 1999 .
HAUT DE PAGE2 Producteurs de matériaux de référence
Il existe plus de 150 producteurs de matériaux de référence dans le monde. Des informations sur leurs produits peuvent être obtenues par le biais de la base de donnée COMAR qui est disponible au Laboratoire National d'Essais. Il convient de noter qu’en l’absence de critères obligatoires en matière de qualité de production, en particulier l’accréditation, il est difficile d’évaluer la qualité...
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