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RÉSUMÉ
La spectrométrie d’absorption atomique, technique de quantification élémentaire, est basée sur l’analyse de longueurs d’onde générées par une source lumineuse et non absorbées par l’élément ; l’importance de l’absorption étant proportionnelle à la concentration. Les limites de détection sont de l’ordre du mg/L ou du µg/L selon le mode d’atomisation utilisé (flamme ou four graphite). Elle permet également l’analyse du mercure par vapeurs froides, ainsi que des hydrures de plusieurs éléments (As, Sn, Se …). Après un rappel des principes théoriques fondamentaux, cet article décrit l’appareillage de manière approfondie, énonce les problèmes liés à la quantification et aux interférences, et donne de nombreux exemples d’application.
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Hugues PAUCOT : Ingénieur de recherche - Docteur en Sciences de la Terre et de l’Environnement de l’Université Libre de Bruxelles, CeFoSciA, Pau, France
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Jérôme FRAYRET : Ingénieur de recherche UPPA - Docteur en Chimie Physique de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, Université de Pau et des Pays de l’Adour, Pau, France
INTRODUCTION
Le choix d’une technique d’analyse destinée à la quantification est, avant tout, déterminé par les analytes, leur nombre, les concentrations recherchées, mais aussi par la matrice de l’échantillon et par les interférences qu’elle est susceptible de générer. De plus, outre les coûts d’investissement et de fonctionnement, il convient de tenir compte de la cadence analytique souhaitée et du degré de complexité de sa mise en œuvre. En ce qui concerne l’analyse élémentaire, aucune technique de spectrométrie atomique ne peut, à ce jour, se prévaloir de combiner l’ensemble des qualités espérées. En effet, diverses solutions sont proposées aux analystes telles que : émission de flamme, absorption atomique, ICP-OES [P 2 719], ICP-MS [P 2 720], fluorescence atomique [P 2 835], ou fluorescence X [P 2 695].
Parmi celles-ci, les techniques de spectrométrie d’absorption atomique restent encore à ce jour très utilisées à travers le monde, même si leur usage tend à se raréfier, en particulier dans les pays industrialisés. En effet, leurs possibilités d’usage en routine et à moindre coût de fonctionnement font qu’elles conviennent fort bien à l’analyse d’une grande variété d’échantillons, quel que soit le milieu concerné (biologique, environnemental, industriel, pharmaceutique, etc.), en particulier dans des régions géographiques où l’accès aux consommables et aux fluides spéciaux reste un problème récurrent.
Ces techniques sont généralement mono-élémentaires. De plus, la vitesse d’exécution peut constituer un handicap par rapport aux techniques multi-élémentaires telles que les ICP-OES ou les ICP-MS, qui délivrent des résultats de manière beaucoup plus rapide (quelques minutes pour des dizaines d’analytes), en particulier si l’on souhaite analyser des mg · L–1 par spectrométrie de flamme (un élément par minute), et de manière encore plus critique si l’on désire quantifier au niveau du μg · L–1 par spectrométrie d’absorption atomique électrothermique (un élément toutes les 5 à 10 minutes). Dans cet article, nous rappelons les principes théoriques fondamentaux, décrivons les différents systèmes disponibles sur le marché, énonçons les problèmes liés à la quantification et aux interférences. Enfin, nous présentons les performances de la technique, ainsi que de nombreux exemples d’application.
VERSIONS
- Version archivée 1 de oct. 1985 par Maurice PINTA
- Version archivée 2 de mars 1997 par Jacques VANDEGANS, Anne-Marie DE KERSABIEC, Michel HOENIG
DOI (Digital Object Identifier)
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5. Applications
Si l’on devait choisir parmi les différentes techniques de spectrométrie atomique à notre disposition, il est certain que la recherche de limites de détection toujours plus basses orienterait souvent l’analyste vers la spectrométrie d’absorption atomique four (GFAAS) et non vers la spectrométrie d’absorption atomique en flamme (FAAS). En effet, la sensibilité de cette dernière est limitée par plusieurs facteurs :
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la température de flamme ;
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la dilution de l’échantillon indispensable pour l’obtention d’un débit constant ;
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les interférences ;
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etc.
Par certains aspects, la FAAS peut cependant rivaliser avec la spectrométrie d’absorption atomique électrothermique (SAAE), et présenter quelques avantages grâce à sa plus grande robustesse et sa simplicité d’utilisation. Outre ces deux techniques, on peut faire appel, selon les cas, aux autres technologies. Ainsi, la spectrométrie d’absorption atomique par génération de vapeur froides ou génération d’hydrure (CVAAS) est très souvent associée à l’analyse du mercure, mais elle peut être utilisée aussi pour tout élément susceptible de former des hydrures stables, tels que SeH2. Le choix de la technique n’est donc pas unique et les différentes configurations ont toute leur place dans la grande variété des applications analytiques.
5.1 Analyse de solutions liquides
5.1.1 Spectrométrie d’absorption en flamme
La spectrométrie d’absorption en flamme est une technique dédiée essentiellement à l’analyse des échantillons liquides. L’analyse d’échantillons solides nécessite obligatoirement une étape de minéralisation et de mise en solution de ces échantillons [P 222]....
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BIBLIOGRAPHIE
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(5) - HARNLY (J.M.) - The Future of Atomic Absorption Spectrometry: a continuum source with a charge coupled array detector. - Journal of Analytical Atomic Spectrometry, 14, p. 137 (1999).
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Constructeurs de systèmes d’absorption atomique et modèles distribués en Europe (janvier 2026)
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