Contactez-nous
Conclusion
Procédés de transformation en sucrerie - De la betterave au jus avant évaporation
F6150 v2 Article de référence

Conclusion
Procédés de transformation en sucrerie - De la betterave au jus avant évaporation

Auteur(s) : Martine ESTEBAN-DECLOUX, Stéphane PETIT

Date de publication : 10 mai 2026

Logo Techniques de l'Ingenieur Cet article est réservé aux abonnés
Pour explorer cet article plus en profondeur Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?

Présentation

1 - Données générales

2 - Stockage, réception et lavage des betteraves

3 - Extraction du sucre

4 - Épuration du jus de diffusion

5 - Conclusion

6 - Glossaire

7 - Sigles, notations et symboles

Sommaire

Présentation

RÉSUMÉ

Cet article, après une introduction du contexte de la production du sucre (saccharose) et quelques notions de chimie, décrit les étapes de traitement de la betterave à sucre, de sa réception à la sucrerie jusqu’à la production du jus épuré, dit jus avant évaporation. Les betteraves apportent du saccharose mais également des non-sucres et de l’eau. Le procédé sucrier vise donc à extraire le sucre dans les meilleures conditions mais également à valoriser tous les produits apportés par la betterave, en particulier les pulpes, l’eau et la terre.

Lire cet article issu d'une ressource documentaire complète, actualisée et validée par des comités scientifiques.

Lire l’article

Auteur(s)

  • Martine ESTEBAN-DECLOUX : Professeur en Génie des procédés à AgroParisTech, Palaiseau, France

  • Stéphane PETIT : Responsable procédés à la Direction Industrielle Cristal Union, Bezannes, France

INTRODUCTION

Les 175,5 millions de tonnes de sucre (saccharose) produits en 2024-2025 sont extraits à partir de la betterave sucrière pour 20 % et de la canne à sucre pour 80 %. Dans les deux cas, du début de la filière à la production du sucre final, l’objectif des sucreries est de partir d’une matière première la plus pure possible et de produire, avec un rendement optimum, un sucre de qualité. La sucrerie est donc principalement une industrie de séparation et de purification. Un grand nombre d’opérations unitaires de séparation sont ainsi mises en œuvre, par exemple, en sucrerie de betterave :

  • l’atelier de lavage élimine les impuretés extérieures à la matière première ;

  • l’extraction par diffusion limite le transfert des impuretés dans le jus ;

  • l’épuration calco-carbonique précipite une partie des impuretés dissoutes ;

  • la concentration par évaporation multiple-effet élimine une grande partie de l’eau du jus ;

  • et enfin la cristallisation permet de séparer le saccharose sous forme d’un cristal pur à partir d’un sirop contenant encore des impuretés. Le sirop non cristallisable est valorisé dans les industries de fermentation pour produire de l’alcool ou des levures ou encore des principes actifs pour la pharmacie.

L’ensemble du procédé est particulièrement optimisé pour limiter l’impact environnemental, que ce soit en termes de consommation (énergie, eau, autres matières premières) ou de rejets (liquides et gazeux). Les sucreries ont généralement de très grosses capacités et des niveaux d’automatisation poussés.

Cet article sur les procédés de transformation dans l’industrie sucrière a pour principal objectif d’illustrer l’intégration d’un grand nombre d’opérations unitaires. Pour plus de concision, il est centré sur la production de sucre à partir des betteraves (la France en étant le second producteur mondial en 2024-2025) en indiquant les réglages pratiqués dans les usines françaises. La première partie de l’article [F 6 150] décrit l’ensemble des opérations, de la réception de la betterave à l’obtention du jus avant évaporation, en n’oubliant pas la valorisation des co-produits et le traitement des rejets. La seconde partie [F 6 151] décrit les étapes du jus avant évaporation au sucre cristallisé et conditionné, avec un développement particulier sur l’optimisation énergétique de l’ensemble du procédé et l’étape de cristallisation. Quelques points différenciant le procédé de production du sucre à partir de la betterave ou de la canne sont mentionnés en fin d’article, lequel se termine par une ouverture sur l’avenir et les évolutions technologiques.

Logo Techniques de l'Ingenieur

Cet article est réservé aux abonnés.
Il vous reste 92 % à découvrir.

Pour explorer cet article Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?


VERSIONS

Il existe d'autres versions de cet article :

DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v2-f6150

Lecture en cours
Présentation

Article inclus dans l'offre

"Agroalimentaire"

(238 articles)

Une base complète d’articles

Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

Des contenus enrichis

Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

Des modules pratiques

Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

Des avantages inclus

Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

Voir l'offre

5. Conclusion

Les sucreries de betteraves en France, au nombre de 19 en 2025, ont des capacités de traitement très importantes, en moyenne 15 000 t bett./j, nécessitant une organisation poussée.

Cet article décrit les étapes depuis la réception des betteraves jusqu’à l’obtention du jus avant évaporation (JAE). Dès la réception, les sucreries veillent à ce que les betteraves livrées soient de bonne qualité et accompagnées du moins de déchets (terre, pierres et autres impuretés) possible. En effet, tout ce qui arrive avec les betteraves constitue un rejet qu’il faut valoriser. Le lavage des betteraves s’effectue avec de l’eau recyclée et l‘efficacité de celui-ci conditionne les étapes qui suivent. Le jus est extrait des betteraves, après découpe de celles-ci en cossettes faîtières, par diffusion avec de l’eau de température (72-74 °C) et pH (5) maîtrisés. Ce jus d’une pureté d’environ 91 g S/100 g MS ne pourrait être concentré puis cristallisé. L’épuration du jus brut, basée sur l’ajout de chaux hydratée de manière progressive (préchaulage) puis en excès (chaulage), puis la précipitation de l’excès de chaux avec le gaz carbonique formant un dépôt de carbonate de calcium (boues), permet d’obtenir un jus clair légèrement coloré dont la pureté avoisine les 95 g S/100 g MS.

Ces étapes de réception, stockage, lavage, extraction du sucre, épuration du jus sucré sont repérées comme « l’avant de l’usine ». Une attention particulière est portée par les sucreries pour réduire leur impact environnemental : minimiser les gênes des camions et leur attente en arrivant à l’usine, réduire au maximum la consommation d’eau (et même aboutir d’ici quelques années à une autonomie en eau), réduire les nuisances olfactives dues aux eaux dans les bassins, valoriser tous les rejets, soit apportés par les betteraves (pulpe, terre, pierres, herbe), soit générés par le procédé (écumes, eaux terreuses), produire du biométhane à partir des eaux terreuses et/ou des pulpes.

Le traitement du jus issu de l’atelier d’épuration, dit JAE (jus avant évaporation), fait l’objet de l’article ...

Logo Techniques de l'Ingenieur

Cet article est réservé aux abonnés.
Il vous reste 94 % à découvrir.

Pour explorer cet article Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?


Lecture en cours
Conclusion

Article inclus dans l'offre

"Agroalimentaire"

(238 articles)

Une base complète d’articles

Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

Des contenus enrichis

Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

Des modules pratiques

Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

Des avantages inclus

Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

Voir l'offre

Sommaire
Sommaire

BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - CULTURES SUCRE -   Mémo statistique Sucre et autres débouchés. Campagne 2023-24.  -  https://www.cultures-sucre.com/Medias/content-editor/pdf/memo-stat-2024-FR-hd-ok.pdf (2024).

  • (2) - INTERNATIONAL COMMISSION FOR UNIFORM METHODS OF SUGAR ANALYSIS (ICUMSA) -   Methods Book.  -  Colney Norwich, ICUMSA Publications department https://www.icumsa.org/ (2024).

  • (3) - HUBERLANT (J.) -   Manuel de sucrerie.  -  Raffinerie Tirlemontoise (1984).

  • (4) - Mac GINNIS (R.A.) -   Beet Sugar Technology.  -  Beet Sugar Development Foundation, USA (1992).

  • (5) - VAN DER POEL (P.W.), SCHIWECK (H.), SCHWARTZ (T.) -   Sugar Technology – Beet and Cane Manufacture.  -  Verlag Barters, Berlin (1998).

  • (6) - HUGOT (E.) -   Handbook of Cane Sugar Engineering.  -  Elsevier...

NORMES

  • https://www.iso.org/fr/standard/62085.html - ISO 9 001 -

  • https://www.iso.org/fr/iso-22000-food-safety-management.html - ISO 22 000 -

  • https://www.iso.org/fr/iso-14001-environmental-management.html - ISO 14 001 -

  • https://www.afnor.org/energie/faq/cest-quoi-la-norme-iso-50001/ - ISO 50 001 -

  • https://norminfo.afnor.org/norme/nf-u44-551/supports-de-culture-denominations-specifications-marquage/89121 - NF U44-551 -

1 Réglementation

Les sucres sont définis réglementairement (Directive 2001/111/CE du Conseil du 20 décembre 2001 relative à certains sucres destinés à l’alimentation humaine). Cette définition est également reprise dans le Décret n° 2003-586 du 30 juin 2003 pris pour l’application de l’article L. 214-1 du Code de la consommation en ce qui concerne certains sucres destinés à l’alimentation humaine.

Le règlement (CE) n° 178/2002 est le texte clé du Paquet Hygiène : la Food Law, la législation alimentaire. Il édicte les principes généraux du corpus réglementaire et est applicable à tous les acteurs des filières alimentaires et de l’alimentation animale. Il assigne la responsabilité de la sécurité des denrées aux professionnels qui les placent sur le marché. Il définit des obligations spécifiques : obligation de traçabilité, obligation de retrait de produits susceptibles de présenter un risque pour la santé publique, obligation d’information des services de contrôle… En outre, il crée l’AESA (Autorité européenne de sécurité des aliments) qui est l’équivalent européen de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) et le réseau d’alerte rapide européen RASFF.

Le règlement (CE) n° 852/2004 relatif à l’hygiène...

Logo Techniques de l'Ingenieur

Cet article est réservé aux abonnés.
Il vous reste 94 % à découvrir.

Pour explorer cet article Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?


Article inclus dans l'offre

"Agroalimentaire"

(238 articles)

Une base complète d’articles

Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

Des contenus enrichis

Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

Des modules pratiques

Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

Des avantages inclus

Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

Voir l'offre

Ressources documentaires

Applications des hautes pressions hydrostatiques en agroalimentaire

L'utilisation de la haute pression hydrostatique constitue potentiellement, au niveau de l'industrie ...

Transglutaminase - Propriétés et applications dans l’industrie agroalimentaire

La transglutaminase est une enzyme qui catalyse la formation de liaisons iso-peptidiques irréversible ...

Laits fermentés

Les laits fermentés sont des produits anciens qui sont étroitement liés à l’élevage de différents ...

Surimi et surimi-base

Cette fiche procédé traite de la première et de la seconde étapes de la transformation qui permettent la ...