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Les cadres, premières victimes de la fin des 35 heures ?

Posté le par La rédaction dans Entreprises et marchés

Les salariés de l’Hexagone sont majoritairement favorables à un assouplissement du temps de travail hebdomadaire.

On s’imaginait les Français arrimés à leurs 35 heures comme l’Hermione à son port d’attache. Et les politiques de tous bords paralysés à la seule idée de les supprimer ; ces derniers redoutant la réaction des premiers. Pourtant, selon un sondage CSA réalisé pour Les Echos, Radio Classique et le très libéral Institut Montaigne, les salariés de l’Hexagone sont majoritairement favorables à un assouplissement du temps de travail hebdomadaire.

À condition que l’entorse se fasse avec leur accord. Au travers d’un accord d’entreprise, donc. Bien sûr, les réponses diffèrent selon que les sondés votent Républicains ou PS. À droite, ils sont favorables à cette évolution pour 83 % d’entre eux. Mais, plus étonnamment, 69 % des sympathisants de gauche le sont aussi. On peut comprendre cette majorité de salariés, loin d’être rassurés par l’état actuel de l’économie du pays et de ses entreprises. L’une et les autres n’étant pas vraiment tirées d’affaire et sorties d’une crise qui n’en finit pas de résister. Des salariés qui accepteraient donc volontiers de travailler un peu plus, pas pour gagner plus, mais pour sauver leur emploi.

En revanche, ce calcul logique ne s’applique pas aux cadres. Travailler plus ? Ils le font déjà. Au forfait jour, ils dépassent très allègrement les 35, voire 40 heures hebdomadaires. Pour eux, la seule compensation depuis l’instauration des lois Aubry en 2000 tient en 3 lettres : RTT, ces jours de congés  supplémentaires qui font passer la pilule des horaires à rallonge. Rien d’étonnant, donc, à retrouver nos cols blancs parmi les plus circonspects quant à la modification du texte. Pour autant, ils sont 58 % – une majorité, même si elle est moins massive que chez les ouvriers et les employés – à être favorables à cette évolution. Comme quoi, même si les cadres n’ont strictement rien à gagner dans cette opération, ils savent que l’intérêt de leur boîte va parfois à l’encontre de leur intérêt particulier.

Par Sylvia Di Pasquale

Source : 

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