Un bus 100% électrique Proterra a parcouru 1800 kilomètres avec une seule charge (Record du monde)

Même si leur efficience énergétique est très élevée et très supérieure à celle de l’intégralité des technologies concurrentes, les véhicules électriques à batterie étaient parfois critiqués pour leur autonomie jugée insuffisante. Mais selon le Los Angeles Times le modèle «Catalyst E2» de Proterra a parcouru exactement 1101,2 miles (1770 kilomètres) avec une seule charge. Aucun véhicule électrique au monde n’avait été capable de parcourir une telle distance.

Le réseau de transport public de Los Angeles vient par ailleurs d’annoncer qu’il abandonne les carburants fossiles pour passer au 100% électrique à batterie. Une commande de 2200 véhicules pour un montant de plus d’un milliard de dollars a été signée.

Au salon de l’automobile de Frankfurt, qui est le plus grand du monde et qui se déroule du 14 au 24 septembre 2017, le Coréen Samsung a présenté une batterie qui permet aux voitures 100% électriques d’atteindre une autonomie de 700 kilomètres rapporte le média Turbo. Ce salon est largement dominé par les modèles électriques. Deux ans après le début du DieselGate et face à la déferlante Tesla, les constructeurs traditionnels n’ont plus vraiment le choix.

Sous la houlette de The Climate Group 10 multinationales viennent de lancer l’EV100, y compris le géant chinois de l’internet Baidu ainsi que le leader mondial de la gestion de parcs automobiles, le néerlandais LeasePlan.

En outre un véhicule minier pesant 110 tonnes et de marque Komatsu vient d’être équipé d’une batterie lithium de 700 kWh par deux compagnies suisses, Lithium Storage GmbH et Kuhn Schweiz AG.

De son côté Tesla va présenter le 26 octobre 2017 son camion poids-lourd 100% électrique, baptisé « The Beast ». La Bête noire des marchands de carburants fossiles.
Des bruits courent: il s’agirait en fait de deux modèles de camions, et non pas d’un seul.

Olivier Daniélo 

Revue de presse anglophone #10 : spéciale science & santé

Mais pourquoi certaines personnes ont-elles tant de mal à distinguer leur droite de leur gauche ?

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Source : The Conversation

 

En parlant de ça… Comment devient-on droitier ou gaucher ?

Et à quoi sert cette préférence manuelle ?

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Source : The Conversation

 

Remplacer l’écriture à la main par le clavier d’ordinateur ?

Des étudiants de Cambridge pourraient bientôt obtenir gain de cause

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Source : The Telegraph

 

Les sports d’ultra-endurance : quelles conséquences sur le corps des athlètes ?

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Source : The Conversation

 

Les végétariens vivent-ils plus longtemps ?

Dans tous les cas, ce ne serait pas lié à leur alimentation mais à leur mode de vie…

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Source : The Conversation

 

Ne pas utiliser d’après-shampoing en cas d’explosion nucléaire

Oui, ce conseil peut paraître surprenant, mais il provient du site internet officiel du gouvernement américain.

Source : NPR

 

Est-ce qu’un chagrin d’amour peut réellement rendre malade ?

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Source : Time

 

L’ Apple Watch pourrait changer la façon de traiter les maladies cardiaques

Oui, rien que ça.

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Source : Time

Par Iris B.

Jim Bridenstine est le nouvel administrateur de la Nasa : les « pour et contre »

Jamais administrateur temporaire n’aura tenu le poste aussi longtemps. En effet, Robert M. Lightfoot Jr., administrateur associé, assure l’intérim à la tête de la Nasa depuis le 20 janvier 2017, date d’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, après la démission de Charles F. Bolden Jr* .

Son successeur, Jim Bridenstine vient enfin d’être nommé. Il lui reste encore à être adoubé par le Sénat.

Mais qui est Jim Bridenstine ?

A 42 ans, Jim Bridenstine est un membre du parti Républicain, membre de la Chambre des Représentants pour l’Oklahoma depuis 2013. Diplômé de la Rice University (Texas) avec des dominantes en économie, psychologie et commerce, il est aussi titulaire d’un MBA de la Cornell University (Etat de New-York). Actif pendant neuf ans comme pilote de l’US Navy, il a ensuite occupé le poste de directeur exécutif du Musée de l’air et de l’espace de Tusla en Oklahoma entre 2008 et 2010. Son intérêt pour l’espace s’est surtout manifesté durant son mandat politique avec des responsabilités au sein de la commission des Forces armées et de la commission de la Science, de l’Espace et de la Technologie de la Chambre des Représentants.

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En 2016, il a soumis un projet de loi baptisé American Space Renaissance Act dans lequel les grandes lignes de sa vision de la politique spatiale américaine pour les 20 prochaines années transparaît. Il l’avoue lui-même en février 2017 ce projet de loi ne visait pas à être adopté tel quel mais à créer le débat autour de ces sujets et à voir un certain nombre de ses propositions intégrées dans d’autres législations.

Ceux qui s’inquiètent…

Dès cette nomination, plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer l’arrivée de la politique au sein de l’agence spatiale. Ainsi, le sénateur démocrate Bill Nelson et le sénateur républicain Marco Rubio estiment que la Nasa doit être dirigée par un professionnel de l’espace, pas par un politicien. En effet, ce serait la première fois que la Nasa admettrait à sa tête un membre actif du Congrès. Mais ce ne serait cependant pas la première fois qu’un homme sans bagage « spatial ou scientifique » arriverait à ce poste. Les critiques les plus virulentes sont venues de scientifiques ou de défenseurs de l’environnement en raison des positions climato-sceptiques de Jim Bridenstine. Certains craignent en effet qu’une partie des activités scientifiques de la Nasa, notamment les activités sciences de la Terre et du Climat ne soient délaissées. Pour autant si la position climato-sceptique affirmée de Bridenstine ne peut être remise en cause, elle est à nuancer. En effet, il est loin d’être totalement indifférent aux questions climatiques et environnementales. Il écrit d’ailleurs dans ses réponses au questionnaire soumis par le Sénat avant son audition de confirmation : « la NASA doit continuer à étudier notre planète. Malheureusement, les sciences de la Terre entrent parfois en conflit avec les sciences des autres planètes pour les ressources à allouer […] La Nasa doit continuer à avancer sur ces questions, pour le bien-être de l’humanité ». Un intérêt pour le soutien aux sciences de la Terre que confirme aussi Antonio Busalacchi, président de la University Corporation for Atmospheric Research (organisation qui coordonne les recherches de plusieurs institutions ou agences dans le domaine) qui explique que « sa profonde connaissance de l’importance d’améliorer les prévisions météorologique pour l’économie américaine et la sécurité nationale autant que pour protéger les biens et les hommes » sont appréciées. Antonio Busalacchi reste néanmoins attentiste et n’apportera un total soutien à cette candidature qu’après avoir jugé sur pièces.

Et ceux qui applaudissent

Mais ces quelques voix semblent assez minoritaires face aux principaux responsables du secteur aérospatial qui ont officiellement approuvé cette nomination. Ainsi parmi les soutiens à Jim Bridenstine on peut trouver : Mike Gold, le président de la commission consultative sur le transport spatial commercial de la FAA (Federal Aviation administration) et vice-président de Space Systems Loral, un constructeur de satellites américain, Tom Zelibor, chef exécutif de la Space Foundation (une organisation qui regroupe les principales entreprises du secteur aérospatial américain), de Walter Scott, fondateur de DigitalGlobe, société spécialisée dans l’imagerie spatiale ou encore de la fédération des vols spatiaux commerciaux via la parole de son président Eric Stallmer et de son président du conseil d’administration Alan Stern (planétologue et astronome américain notamment en charge de la mission New Horizon vers Pluton). Au niveau politique, il a le soutien de membres influents comme les sénateurs républicains du Texas Ted Cruz et Lamar Smith ou plus récemment de Richard Shelby (Alabama).

Changements en vue ?

Jim Bridenstine semble déterminé à fixer le cap des objectifs de la Nasa sur le long terme pour « maintenir consistance et constance » dans ses missions et ce grâce à un agenda consensuel qui contenterait toutes les branches d’activité de l’agence. Il insiste sur la nécessité de poursuivre les partenariats internationaux et d’en construire de nouveaux mais précise qu’il faut pouvoir arrêter la dépendance à des nations qui ne seraient pas amicales pour éviter d’être vulnérable. Par ailleurs, il estime essentiel d’intégrer les nouvelles entreprises spatiales et les anciennes pour améliorer l’efficacité de la Nasa et préserver ses ressources financières. Il est en accord avec ce qui a déjà été proposé au niveau budgétaire concernant un passage en revue des solutions possibles pour gérer les débris spatiaux et pour développer un plan post-ISS afin d’éviter de préserver l’existence d’une plateforme spatiale en basse orbite terrestre.

Fervent défenseur du retour de l’homme (américain) sur la Lune, c’est pour lui un premier pas nécessaire avant d’envisager Mars ou au-delà. En toute cohérence avec cette approche, il soutient la conception du SLS (Space Launch System) et d’Orion, le coûteux nouveau lanceur lourd américain et le vaisseau spatial qu’il doit lancer pour embarquer des astronautes au-delà de l’orbite basse (vers la Lune notamment).

Maintenir la pré-éminence des Etats-Unis dans l’Espace, conquérir de nouveaux lieux, explorer (exploiter) l’espace… Son discours est empreint de cette emphase grandiloquente qui habite la plupart du temps les politiciens américains lorsqu’il s’agit du spatial. Mais en version très pragmatique et capitaliste, la création d’un véritable marché de l’espace tant touristique que pour l’exploitation de ses richesses (minerais ou source d’énergie) par exemple est au cœur des ses préoccupations et la privatisation de certains services actuellement fournis par la Nasa semble inéluctable.

*il est d’usage que l’administrateur de la Nasa quitte son poste lors d’un changement de Président

Par Sophie Hoguin

SKEYETECH : Un drone intelligent pour sécuriser les sites industriels

SKEYETECH est une entreprise d’ingénierie mécatronique spécialisée dans la conception de solutions drones innovantes. Créée en 2014 par 3 ingénieurs passionnés d’aéronautique, la société compte aujourd’hui parmi son équipes 15 personnes aux compétences pluridisciplinaires. Son expertise dans 5 grands domaines (mécanique, électronique, intelligence embarquée, capteurs et liaison de données) lui permet de concevoir des produits drones durcis pour les secteurs de l’inspection, de la surveillance et de la défense.

Le marché du drone promet de grandes possibilités mais fait face à de nombreux freins : présence obligatoire d’un télépilote, homologations DGAC, manque d’autonomie, manque de fiabilité des machines…

C’est pour lever ces freins que SKEYETECH a développé la première solution de drone autonome et sans pilote. Cette solution révolutionnaire, permettant d’assurer des missions à forte récurrence et avec une grande réactivité, comprend un drone au fonctionnement autonome, grâce à un progiciel intégré, ainsi qu’une base d’accueil et de rechargement.

Le drone pourra ainsi décoller automatiquement de sa base sur alerte ou sur demande d’un opérateur afin de se rendre directement sur le point désigné. Sur place, il pourra capter des images permettant de lever le doute ou valider une inspection avec une rapidité d’intervention hors normes. A l’issue de sa mission, le drone rejoindra, seul, sa base avec une précision d’atterrissage unique afin de se recharger dans un espace protégé et sécurisé. La simplicité d’utilisation est liée au fait que toutes ces opérations se font sans l’intervention d’aucun pilote.

  • Le drone est un quadri-rotor à décollage vertical avec une autonomie de 25 minutes. Il peut être équipé d’une grande variété de capteurs (jour-nuit, thermique…) afin de distinguer une intrusion dans toutes les conditions climatiques. Il présente de nombreuses redondances électroniques et systèmes de sécurité (batteries de secours, monitoring système…) pour assurer une fiabilité.
  • La base d’accueil est identifiée via une connexion sécurisé Opérable à distance, elle assure le lien entre le drone, l’interface logicielle, et l’opérateur. Son ouverture, sa fermeture, ainsi que le recentrage du drone sont complètement automatisés. Via son interface logicielle, elle assure un déploiement du drone en moins de 30 secondes. Conçue pour abriter le drone et testée dans toutes les conditions climatiques, la station ainsi que tous ses composants ont été choisis afin de respecter les standards aéronautiques et un indice de protection IP67. Des prises Ethernet et USB sont facilement accessibles pour des opérations de maintenance simplifiées.  Elle peut être alimentée via une alimentation de type secteur ou un groupe électrogène.
  • L’interface logicielle permet à l’opérateur, via une tablette / un smartphone / un poste de sécurité de démarrer une mission de routine ou de prendre directement la main sur les caméras du drone. Une fonctionnalité « click and go» est également disponible afin de permettre une levée de doute en toute simplicité.

Le développement de cette solution a été mené en étroite collaboration avec la DGAC afin d’obtenir les autorisations réglementaires nécessaires à un usage sans intervention humaine. SKEYETECH est aujourd’hui la seule entreprise française à avoir des dérogations pour opérer sans télépilote, sur sites privés, de jour comme de nuit.

L’entreprise vise la commercialisation des premiers systèmes début 2018 via son partenaire et installateur français DRONE PROTECT SYSTEM.

Pour plus d’informations : www.skeyetech.fr

OptimData : Et si les machines pouvaient parler ?

Fondé il y a un peu plus de deux ans par Laurent Couillard et Etienne Droit, OptimData est né du constat que la digitalisation est à la fois un défi majeur et une opportunité pour le secteur industriel, dont la majeure partie n’a à ce jour pas intégré la révolution numérique.

Les défis que rencontre l’ensemble des acteurs du secteur (les producteurs de machines-outils et équipements, mais également leurs clients qui sont des producteurs de biens et services) sont multiples et nécessitent de revoir en profondeur certaines stratégies d’entreprise. Ainsi, l’augmentation de la compétition résultant notamment du fait de l’arrivée de nouveaux acteurs à envergure mondiale nécessite de disposer d’un outil de production à forte valeur ajoutée pour rester compétitif. Par ailleurs, des nouvelles technologies comme l’impression 3D peuvent intermédier des segments entiers, comme par exemple le marché des pièces détachées, qui est actuellement la principale source de revenu après-vente pour des producteurs d’équipements industriels. Enfin, les cadences de production actuelles et la versatilité des biens de grande consommation représentent des nouveaux défis pour la gestion de la disponibilité des machines (reconfigurations fréquentes etc.), la gestion des coûts et les procédures de sécurité.

Or, l’internet des objets industriels permet de répondre à ces enjeux de manière efficace en créant de nouveaux business modèles, en rendant les machines plus intelligentes, et en « augmentant » les hommes dans les usines. Cette perspective a poussé OptimData à développer sa solution ProductInUse, un logiciel destiné à répondre aux challenges des industriels souhaitant digitaliser leur outil et leur environnement de production.

ProductInUse est une application disponible sur mobile et PC, dont le fonctionnement repose sur deux volets innovants. Le premier est un outil de conception d’intelligence artificielle (« IA ») pour machines et équipements industriels. Reposant sur une exploitation big data et IoT, il permet aux ingénieurs de systèmes experts, d’identifier, designer, simuler et publier l’IA de machines. L’utilisateur est assisté dans la manipulation de données pour créer des algorithmes avancés. L’outil lui permet de créer des niveaux d’abstraction nécessaires au développement d’une IA et de conférer aux machines un langage qui est distribué facilement et à juste coût. Les machines exploiteront l’IA en contexte de leur propre production à travers une communauté de performance connectée. Cette communauté est le deuxième volet de ProductInUse. Les machines publient des messages et font des suggestions d’actions dans des fils d’actualité (assimilables à des carnets de santé de la machine). Elles interagissent telles des amies avec toutes les parties prenantes de la chaîne de production. L’utilisation de nouveaux paradigmes induits par l’évolution d’internet (mobilité, réseau social, outils collaboratifs) permet l’adoption rapide de cet outil.

La combinaison d’un service de conception assistée d’IA avec un outil de communauté de performance permet aux clients d’OptimData de développer des nouveaux services, que la jeune startup qualifie de services digitaux. Ces services digitaux ont vocation à véritablement être au cœur de la stratégie de digitalisation des industriels, car ils permettent de créer des nouvelles sources de revenus et d’améliorer les marges opérationnelles. Les applications envisageables sont très nombreuses (maintenance prescriptive, paiement à l’usage, coaching de performance, traçabilité logistique…) et OptimData collabore étroitement avec des industriels français et européens pour identifier et exploiter ces relais de croissance. Ainsi, l’adoption de la solution ProductInUse a par exemple permis à Sidel, leader mondial des solutions PET pour le conditionnement des liquides alimentaires, d’annoncer au salon drinktec 2017 la commercialisation de machines connectées capables d’utiliser plus de 80 expressions de langage pour auto-diagnostiquer des pannes et de suggérer la meilleure action corrective.

Pour plus d’informations : www.optimdata.eu

i-Guard : Une solution intelligente et autonome pour une cyber sécurité renforcée dans les entreprises

Dès cette époque, les fondateurs d’i-Guard avaient identifié qu’il était impossible pour un système antivirus classique de bloquer  chaque jour de  nouvelles cyber menaces toujours plus nombreuses et innovantes. La quadrature du cercle est en effet impossible à résoudre pour une solution classique reposant sur des bases de signatures : comment identifier, créer une réponse (basée sur cette identification) et la propager aux ordinateurs de ses clients quand il y a chaque jour 14 000 nouvelles menaces ?

En parallèle de cette évidence, l’équipe i-Guard a défini comme premier objectif de cerner les cibles facilement accessibles aux cyber pirates. Ainsi, il a été possible de déterminer qu’il fallait protéger les EndPoints (PC, portables, serveurs, smartphones) et principalement axer les efforts sur la sécurisation du système d’exploitation Windows (80% du marché mondial), cible principale des cyber attaques.

i-Guard a donc mis au point un module d’intelligence artificielle à installer directement dans le cœur de chaque EndPoint. Cette installation se fait via une console de management qui possède plusieurs fonctionnalités :

  • Installer i-Guard sur chaque EndPoints
  • Remonter et Centraliser les informations de sécurité
  • Agir sur la sécurité
  • Gérer les licences

L’intelligence artificielle est un noyau auquel i-Guard a appris les bases de la cyber sécurité mais qui évolue au fur et à mesure des attaques. Elle est également capable de peser les risques en fonction d’analyses en temps réel du comportement du système et des applications qui y sont installées. De fait, il n’y a plus besoin de faire appel à des définitions pour bloquer les menaces et i-Guard bloque les menaces totalement inconnues comme il l’a fait avec le ransomware Wannacry et le wiper NotPetya

Les applications possibles sont illimitées : de la simple protection informatique à la protection d’outils et de chaînes de production en passant par la protection d’éléments connectés (TV, frigo !) ou autonomes comme le seront les voitures dans le futur.

Pour plus d’informations : www.i-guard.eu

CYM : La Maintenance Prédictive, levier de productivité pour tous les industriels

La start-up parisienne fournit un service unique de maintenance prédictive. Le constat des deux dirigeants Ahmed Drif et Guillaume Le Vézouët est simple. Les Petits et Moyens Industriels n’ont pas de Branche “IoT” ou “Data Science” et se sentent perdus dans cette tendance dite de l’Industrie 4.0. C’est dans ce contexte qu’a été créé CYM (Connect Your Machine) en 2015 pour donner accès aux industriels aux technologies permettant d’améliorer la productivité de leurs parcs de machines.

Le premier objectif était de pouvoir rendre visible les taux d’usages des machines, en intégrant des capteurs correspondant aux paramètres à remonter, tels que la vibration, la pression ou encore la consommation électrique. Grâce à son écosystème de startups et fabricants renommés tels Bosch, CYM a la capacité d’intégrer les sensors qui remonteront les données pertinentes. Ces informations accessibles sur la Maintenance Factory permettent de mieux planifier les maintenances et surtout d’apprendre du comportement des machines.

Les travaux de recherches ont permis de mettre au point des algorithmes prédictifs pouvant être appliqués selon les besoins des métiers. S’améliorant cycle après cycle, ceux-ci permettent d’anticiper les défaillances et d’initier une opération de maintenance en amont de la panne.

Grâce à cette solution, l’industriel est accompagné dans la collecte, le transport et l’analyse des données.

De plus, les travaux actuellement menés avec un laboratoire de recherche permettront d’établir des paramètres de sécurité uniques permettant de garantir la confidentialité des données.

C’est en partenariat avec un industriel que CYM a par exemple développé une solution de supervision des filtres à air et d’optimisation de la maintenance sur site de Power Generation. La Maintenance Factory analyse la variation des débits volumiques en fonction des pressions différentielles dans plusieurs configurations et, corrélée à des facteurs externes, prédit les opérations de maintenance à venir.

La Maintenance Factory est aujourd’hui en place chez plusieurs PMI, ainsi qu’en POC chez de grands groupes français mais la jeune pousse ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Afin de financer sa croissance et la commercialisation de son offre, CYM prépare une levée de fond prévue pour fin 2017 et ambitionne de devenir le porte-drapeau de la performance industrielle.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site www.cym-iot.com – Twitter : @Cym_IoT – LinkedIn : Cym-Predictive Maintenance 

Spin off LETI : Les détecteurs spectrométriques de rayons X qui « voient » les liquides dans nos bagages à main

La coopération entre le LETI et MultiX est à l’origine du développement par MultiX  de la première génération de détecteurs spectrométriques ME100. L’expertise du LETI, d’une part en conception et tests d’ASIC, traitement de signal et détecteurs à base de semi-conducteur de type CdTe/ Cd(Zn)Te et d’autre part en traitement de l’information multi-énergie X pour la discrimination de différents matériaux dans le cadre des applications de contrôle de bagages de cabine et du tri de déchets. Cette coopération a permis le transfert de ces briques technologiques à MultiX.

Le but final était de développer une barrette de détection spectrométrique à base de semi-conducteurs CdTe pour de forts flux X et d’y associer une méthode d’exploitation du signal multi-énergie de façon à améliorer l’identification du contenu d’un bagage à l’aéroport. Il s’agissait de démontrer l’amélioration apportée par la multi-énergie aux systèmes actuels qui exploitent une information biénergie. En particulier, ces détecteurs présentent des limites dans l’identification des matériaux organiques et conduisent à un taux important de fausses détections.

Le principal challenge pour le LETI était l’obtention EN TEMPS REEL d’un signal spectrométrique avec une résolution énergétique meilleure que 10% à 100keV à des flux de l’ordre de 3Mcps/s/mm2. Une spécification associant vitesse et précision a priori très difficile à tenir !

Le Laboratoire Detecteurs (LDET) du LETI a mis au point une nouvelle électronique rapide de comptage et un traitement spécifique des coups détectés. Cette nouvelle électronique a permis d’obtenir le taux de comptage souhaité avec une spectrométrie présentant une excellente résolution en énergie (de l’ordre de 9%) à un flux de 3Mcps/s/mm2 (flux nominal de rayonnement pour un système de contrôle de bagages).  8 brevets ont été déposés sur lesquels la technologie de MultiX s’appuie aujourd’hui.

Ces dernières années, on a vu l’émergence des détecteurs de rayonnement X à conversion directe réalisés à base de semi-conducteurs de type Cd(Zn)Te fonctionnant à température ambiante et pouvant se segmenter en électrodes (imagerie) avec des capacités spectrométriques (quantification). Couplées à un circuit de lecture CMOS permettant d’intégrer de nouvelles fonctionnalités, ces architectures ont ouvert des possibilités de traitement de l’information multi-énergie apportant ainsi des performances nouvelles aux systèmes d’imagerie RX et gamma. L’enjeu majeur est désormais la généralisation de l’ « imagerie couleur » dans le domaine de la sécurité afin de détecter les substances illicites et les explosifs dans les bagages aériens, le contrôle non destructif permettant, entre autres, de discriminer plus finement tout objet indésirable dans l’industrie agro-alimentaire, le tri de déchets conduisant à un processus de recyclage plus efficace et l’imagerie médicale.

Pour plus  d’informations : www.leti-cea.fr

Scortex : L’intelligence artificielle pour transformer l’inspection visuelle au service de la qualité

L’industrie manufacturière est confrontée à une multitude de défis. La concurrence mondiale féroce et la vitesse de production toujours croissante exigent l’amélioration continue de la qualité de ses produits et services. L’augmentation des coûts de la main-d’œuvre et des cadences de production exige des processus de contrôle plus efficaces et une grande agilité.

A l’heure de l’Industrie 4.0, l’une des plus grandes améliorations potentielles est l’automatisation de l’inspection visuelle, tâche encore effectuée essentiellement manuellement. Un inspecteur humain introduit une forte variance dans la réalisation de l’inspection et ces inspections sont d’une grande pénibilité. De ce fait, la collecte d’informations liées aux contrôles ne peut pas être utilisée pour en tirer de conclusion globale. Les techniques de traitement d’image traditionnelles ont échoué dans l’automatisation des tâches d’inspections complexes. Une approche disruptive était nécessaire pour automatiser ces inspections sur les chaînes de production.

Scortex propose une solution d’inspection qui combine vision industrielle et deep learning. Celle-ci permet d’atteindre des niveaux inégalés en détection et cadence de contrôle.

Ce produit est destiné à l’ingénieur contrôle qualité. A partir de ses spécifications qualité et d’une base d’images, il peut créer une application d’inspection personnalisée à sa production. Grâce à une interface intuitive, aucune connaissance en deep learning n’est nécessaire.

L’application est facilement déployée en production grâce à une box connectée. Celle-ci est plug&play avec les caméras industrielles et peut communiquer avec l’ensemble des machines grâce à l’intégration des protocoles industriels. L’analyse est faite en temps-réel et le contrôle qualité n’est plus une étape ralentissant la supply chain. La synergie logiciel et hardware donne la possibilité d’une amélioration agile et d’adapter rapidement le contrôle à de nouveaux produits. La robustesse est une priorité dans les développements. . Scortex développe une architecture de calcul propriétaire pour l’exécution d’algorithme de deep learning.

Le flux d’images est converti en information utile et structurée : taux, type et location des défauts sur 100% de la production. Cela permet d’avoir une vue globale de la qualité des produits en temps réel et d’effectuer des analyses fines a posteriori.

Scortex déploie actuellement sa solution dans des usines du secteur automobile, des biens de consommation et dans les fonderies à travers l’Europe pour des applications de contrôle de pièces plastiques, métalliques ou peintes.

Pour plus d’informations : http://scortex.io/

 

Enovasense révolutionne le contrôle des revêtements

Enovasense a été fondée en 2013 par Jean Inard-Charvin et Geoffrey Bruno, deux ingénieurs de l’Institut d’Optique (Palaiseau). En 4 ans, les étapes clés du lancement de la société sont validées : dépôt du brevet à l’international, validation du produit sur des dizaines d’applications, mise en service d’appareils en ligne de production dans le Monde entier, augmentation de capital auprès d’un fonds d’investissement, développement d’un réseau de distribution à l’international…

L’engouement pour la technologie Enovasense tient à la combinaison d’un marché potentiel vaste et d’un besoin aujourd’hui mal desservi. Une peinture sur un avion, un revêtement antifriction dans un moteur ou sur une prothèse médiale, un plaquage sur un bijou, un traitement anticorrosion sur une pièce d’escalade… les cas d’applications se comptent par centaines. Pourtant les techniques existantes de mesure de l’épaisseur, principalement à contact ou destructives étaient cantonnées au contrôle manuel de fin de production, sur un échantillon de pièces.

La technologie Enovasense repose sur le principe de radiométrie photothermique laser. Un laser provenant de la tête de mesure vient échauffer très légèrement la couche à mesurer. Ce flux de chaleur, généré ainsi sans contact avec la pièce se diffuse dans la couche jusqu’au substrat. Arrivé à cette interface, il repart dans la direction opposée et revient à la surface. La tête de mesure possède aussi un détecteur infrarouge qui observe la surface et collecte ce retour de chaleur. Les algorithmes d’Enovasense peuvent alors interpréter les informations provenant de ce signal thermique pour les relier à l’épaisseur de la couche. En effet, plus l’épaisseur est importante, plus le signal thermique qui la traverse est atténué et retardé.

Les avantages de cette technologie sont nombreux. Elle permet de mesurer quasiment tous les revêtements sur tous types de substrats parfois jusqu’à un millimètre d’épaisseur. La mesure se fait totalement sans contact avec la pièce, ce qui permet de l’intégrer sur des lignes en mouvement pour mesurer des pièces à la volée, de contrôler des revêtements encore humides, à haute température ou difficilement accessibles. Enovasense a compacté la tête de mesure à l’extrême de façon à l’intégrer dans les situations industrielles les plus complexes.

Grâce à ces avantages, les industriels peuvent contrôler jusqu’à 100% des pièces produites, avoir un suivi en direct de leur process de production pour optimiser la consommation de matière première, améliorer la qualité et la conformité des pièces et réagir en cas de dérive.

Pour plus d’informations : https://enovasense.com

EXPERT TELEPORTATION : La téléportation pour les industriels

La disponibilité du matériel et de l’expertise est un enjeu majeur des entreprises industrielles. 82% des interventions sont très techniques et les experts, ressources rares, perdent beaucoup de temps dans les transports avant de pouvoir intervenir. 

Il y a de sérieux problèmes de compétences (+81% des sociétés industrielles vont avoir des problèmes avec des départs à la retraite de techniciens qualifiés, 51% n’ont pas de documentation à jour, 75% connaissent des difficultés à trouver de la main d’œuvre, 87% cherchent à réduire le coût de leur déplacement). Les outils actuels de communication n’empêchent que partiellement les déplacements. En effet, un appel téléphonique ne permet pas de voir une situation, une photo n’est pas interactive, une caméra GoPro ne permet pas une diffusion/discussion en temps réel, un smartphone avec Skype ne permet pas d’avoir les mains libres, etc.

EXPERT TELEPORTATION est unique en son genre : elle assemble le meilleur de chaque technologie pour une télé-assistance en temps réel. Pour la première fois, un expert peut voir une situation au travers des yeux d’un technicien grâce à des lunettes connectées, potentiellement à des milliers de kilomètres, comme s’il était lui-même sur place ! Les mains du technicien se retrouvent totalement libres et l’expert peut donc les guider à distance exactement comme s’il était dans la peau du technicien. Voici une vidéo de cas d’utilisation.

Bref, c’est Mission Impossible (ou tout autre film high tech) en vrai ! EXPERT TELEPORTATION s’appuie sur une expertise particulière sur la connectivité, une optimisation logicielle pour une utilisation ultra performante par rapport aux autres outils de vidéo-conférence, d’ergonomie et c’est aussi la seule entreprise au monde à customiser intégralement des lunettes connectées du marché. Plus de 20 awards ont récompensés la technologie ces 18 derniers mois.

Alors que l’entreprise était spécialisée dans le développement d’applications mobiles pour les professionnels et le grand public, Frédéric a l’idée de cette solution de télé maintenance en observant son père, lui-même directeur technique, plus de 200 jours par an en déplacement. C’est donc bien d’un besoin du terrain qu’est né ce produit.

L’objectif est donc de réduire drastiquement les coûts des entreprises industrielles : suppression des frais de déplacement, démultiplication de la productivité, meilleure satisfaction client, transfert de compétences plus rapide entre les salariés, diminution des pertes d’exploitation, mise en sécurité, plus de collaboratif entre les différences services et les fournisseurs. Des clients comme Veolia (leader mondial gestion de l’eau), Technip, Henkel ou encore Peugeot Citroën (4ème constructeur automobile européen) effectuent aujourd’hui des opérations en 20 minutes qui prenaient 2 jours de déplacement sans la technologie.

Pour plus d’informations : www.expert-teleportation.com

Picomto : La capture et diffusion du savoir-faire opérationnel dans l’industrie

Aujourd’hui, l’industrie est liée à la problématique de transmission du savoir : vieillissement de la population, turnover du personnel, le besoin de former les nouveaux arrivants, l’inexistence du transfert de connaissances, la complexité de la centralisation du savoir, nécessité de suivre des procédures…

La transmission du savoir-faire dans l’industrie se fait principalement au travers des instructions de travail, modes opératoires, procédures de maintenance, procédures internes… qui sont rédigés aujourd’hui à 99% sur des logiciels comme la suite Microsoft Office. Des solutions qui ne sont pas dédiées à ces finalités et qui du coup génèrent des conséquences :

  • Pas de normalisation
  • Diffusion sans maîtrise
  • Pas de traçabilité
  • Mises à jour laborieuses…

Il y a donc un réel besoin pour les industriels d’avoir une solution dédiée à la création, gestion, partage, consultation et analyse d’instructions de travail.

Fort de ce besoin, Picomto a développé sa solution ouverte (API) pour capturer et diffuser le savoir-faire opérationnel dans l’industrie avec un double objectif : Faciliter la formalisation du savoir-faire et faciliter sa compréhension et son exécution. La solution s’inscrit dans le courant de l’industrie du futur et peut s’intégrer à d’autres systèmes d’informations (ERP, GMAO..). C’est un véritable outil permettant de créer des instructions de travail ISO 9001.

Pour cela, la start-up a imaginé un format qui est piloté par le visuel. Chaque instruction comprend un ensemble de page, et par page on trouve une image/vidéo accompagnées d’annotations textuelles de 400 caractères ainsi que des formulaires de capture de données terrain.

Toutes les instructions visuelles de travail créées dans Picomto sont traçables, normalisées, multilingues et peuvent être modifiable à tout moment pour entrer dans une démarche d’amélioration continue. La solution est disponible sous navigateur web et application Androïd avec une gestion en mode connecté et déconnecté.

La solution est dédiée au secteur industriel. L’usage qui en est fait est polyvalent : production, fabrication, maintenance, qualité, exploitation… Par exemple, parmi les clients de Picomto :

  • Dans un objectif d’augmentation de la qualité et de réduction des non-conformités sur ses lignes de production, un sous-traitant dans l’automobile a intégré des écrans à chaque poste de travail pour que les opérateurs aient accès en temps réel aux instructions visuelles de travail et formulaires de non-conformités
  • Un industriel utilisait auparavant le papier pour toutes les procédures de maintenance et formulaires de collecte de données. Ils ont choisi Picomto pour digitaliser leurs procédures de maintenance et checklists afin de gagner en mobilité et accessibilité. Les techniciens consultent et exécutent les procédures et checklists directement depuis leur smartphone évitant les données inexploitables que peut engendrer le papier. Toutes les informations collectées sont ensuite transmises dans leur GMAO pour faire de la maintenance prédictive

Pour plus d’informations : https://fr.picomto.com/

Itris Automation : Pour un développement efficace des programmes automates

Il y a bientôt 25 ans, en décembre 1993, a été publié la première version du standard international IEC 61131-3 formalisant et standardisant les langages de programmation pour les automates programmables industriels. Quatre ans seulement après la publication du premier standard définissant le langage C, le monde de l’automatisme uniformisait à son tour ses pratiques. L’ère du génie logiciel appliqué largement, diffusé à tous et accessible dans le monde industriel allait pouvoir commencer !

Définissant 5 langages différents, avec des niveaux d’abstraction variables permettant à tous de choisir la bonne représentation en fonction de la tâche à accomplir et du cadre de référence (le ladder pour les développeurs de culture électrotechnique, le texte structuré pour les informaticiens …). Le standard est d’une richesse rare ! De même, son ouverture à des extensions offre à chaque constructeur d’automate la liberté d’enrichir encore les fonctionnalités disponibles.

Et c’est là que les problèmes commencèrent… L’hétérogénéité des langages et leur niveau d’abstraction variable sont alors devenus un obstacle à l’émergence d’outils d’aide au développement. Or, de tels outils sont essentiels pour automatiser et supporter les nombreuses tâches nécessaires à la satisfaction du niveau d’exigence de l’industrie, en matière de qualité et de documentation. Des efforts manuels, coûteux et non répétables devenaient la seule alternative.

Ces challenges sont la motivation principale de la création d’Itris Automation en 2008. L’objectif de la société est de fournir à l’industrie des outils inspirés des techniques de génie logiciel largement diffusées dans des secteurs connexes tels que l’informatique embarquée, tout en les adaptant aux contraintes spécifiques de l’industrie. Et, avant toutes choses, il a fallut s’attaquer aux questions d’hétérogénéité et de faible niveau d’abstraction des langages …

C’est pour cela qu’est né GLIPS, un langage textuel et d’abstraction de haut niveau pour les systèmes de contrôle-commande. Capable de représenter les 5 langages de la norme IEC 61131-3, dans toute leur diversité d’implémentation, il a ouvert la porte au développement d’une gamme d’outils couvrant les besoins d’analyse statique, de traduction automatique, de génération de documentation et d’aide au diagnostic. Surtout, il est accompagné de fonctionnalités d’import et d’export permettant aux automaticiens de continuer d’utiliser leurs langages et environnements habituels, condition sine qua non à l’adoption de nouvelles approches.

Aujourd’hui, le logiciel est plus que jamais au cœur de l’industrie. Qu’elle soit dite ‘du futur’ ou ‘4.0’, ses gains de productivité et de qualité sont tirés avant tout par une meilleure automatisation dans un contexte interconnecté. Les motivations de 1993 restent toujours valables – et c’est un défi que les équipes d’Itris Automation continuent de relever au quotidien.

Pour plus d’informations : www.itris-automation.fr

HoloMake : L’Interaction Manuelle Augmentée au service de l’industrie du futur

C’est fin 2014 que la startup HoloMake a commencé à réfléchir à un dispositif simple pour reporter des formes numériques sur des objets réels.

Jusqu’à présent, pour reporter une forme sur un support physique ‘adapté’, les seules solutions étaient le papier calque, la table lumineuse, le papier carbone ou l’impression. Depuis début 2016, il existe une petite machine à décalquer holographique dénommée QroKee, qui permet de reproduire un motif, une image, une photo sur tout type de matériaux en utilisant tout type d’outils, et ce, de façon la plus ergonomique qui soit. QroKee est le premier produit développé par HoloMake à destination du marché du loisir créatif et du grand public.

Fort du constat de l’efficacité de ce concept original de réalité augmentée, fin 2016, Holomake a décidé de le décliner à l’usage des professionnels.

Lorsque l’on parle de la Réalité Augmentée dans le contexte de l’Industrie 4.0 et des challenges de l’usine du futur, les dispositifs proposés par les acteurs majeurs doivent forcément être portés sur la tête de l’opérateur. Or, dans de nombreux cas d’utilisation, il n’est pas spécialement pertinent d’utiliser un dispositif embarqué (casque,  lunettes, tablette ou smartphone tenu à la main), encombrant, et qui nécessite un tracking permanent qui rend instables les images présentées. A contrario, HoloMake propose des dispositifs fixes, attachés au plan de travail, qui enrichissent le champ de vision de l’utilisateur avec des guides virtuels holographiques, précis et stables, perçus exactement sur les objets réels sans aucun équipement particulier.

Les systèmes HoloMake affichent un plan holographique 2D qui peut être positionné et orienté librement en 3D dans l’espace de travail. En l’absence de stéréoscopie et de tracking, ces dispositifs sont naturellement multi-utilisateurs. Les systèmes de guidage holographique proposés améliorent de façon significative la qualité et la fiabilité des opérations manuelles complexes en allégeant la charge cognitive qui pèse sur l’opérateur.

Trois éléments-clés composent les solutions développées par HoloMake: une source d’affichage, une surface réfléchissante et un éclairage. Elles peuvent intégrer en option différents capteurs pour assurer des fonctions de tracking ou de scanning.

Parmi les cas d’usages mis en avant dans les solutions HoloMake, on peut retenir par exemple le fait de guider un assemblage qui nécessite de la précision comme l’enfichage de fils électriques dans une gaine; de guider une opération qui nécessite de l’attention comme une soudure, une gravure ou un perçage; d’aider au contrôle qualité de pièces mécaniques ou électroniques; d’afficher les informations de la notice technique sur la zone de travail; ou bien encore le fait d’être utilisé comme guide pour la formation des opérateurs.

Spécialisé dans la conception sur-mesure de systèmes de guidage holographique adaptés à des cas d’utilisation précis, Holomake cherche des partenaires, industriels ou startups, pour mettre au point des expériences-pilotes qui mettraient en avant tous les avantages de cette technique. Leur objectif est de montrer qu’il est possible de proposer aujourd’hui des solutions de réalité augmentée au service de l’opérateur sur son poste de travail et ainsi d’accélérer l’adoption de ces technologies dans l’industrie.

Pour plus d’informations : www.holomake.com

Energiency : L’intelligence énergétique pour rendre les usines durablement intelligentes et sobres en énergie

Le logiciel Energiency utilise les technologies du cloud, du big data et de la data science pour analyser en continu les données issues des compteurs d’énergie et de l’Internet des Objets Industriel (IioT).

Les opérateurs peuvent tout d’abord visualiser en temps réel les consommations d’énergie par produit, lot ou ordre de fabrication. Cette comptabilité énergétique instantanée disponible au cœur de l’atelier permet d’identifier instantanément les écarts de variabilité significatifs et de mieux maîtriser l’amélioration continue de leur performance et de leur excellence opérationnelle.

L’energy manager et l’opérateur en atelier bénéficient également dans le logiciel d’une analyse prédictive calculée par le logiciel selon des données issues de variables d’influence (plannings, production, maintenance, météo, etc). Cela permet d’anticiper à l’aide d’alertes graduelles tout écart significatif par rapport à la performance attendue, et d’anticiper la vigilance à mettre en place en cas d’enjeu énergétique important à venir.

Pour aller plus loin, le logiciel Energiency fournit également des préconisations opérationnelles en temps réel permettant de mettre en œuvre sans délai un protocole précis d’intervention ou l’envoi de consignes vers l’automatisme en place dans l’usine.

Avec cette caisse à outil logicielle accessible sans investissement (as a Service), les industriels produisent mieux avec moins, pour réaliser jusqu’à 20% d’économies sur leurs usages énergétiques, et ce sans investissement.


Energiency est lauréat de 25 Prix Innovation, et a été désignée « Start-up de la Transition Energétique » par le magazine Usine Nouvelle. Energiency a par ailleurs bouclé une levée de fonds de 2,7 M€ en 2017 avec les fonds d’investissement ISAI, Go Capital et West Web Valley pour accélérer son activité en Europe.

Pour plus d’informations : www.energiency.com

Tellmeplus : L’Intelligence Artificielle automatisée au service de la performance des entreprises

Tellmeplus est l’éditeur de Predictive Objects, une plateforme logicielle d’intelligence artificielle qui utilise le Machine Learning et l’Intelligence Artificielle pour automatiser la production de modèles prédictifs.

Predictive Objects repose sur une technologie brevetée, le Meta Active Machine Learning qui laisse le soin à l’intelligence artificielle d’automatiser l’ensemble du processus de sélection, d’analyse des données, en choisissant automatiquement la meilleure combinaison algorithme/données pour générer et déployer en un clic les modèles prédictifs les plus pertinents. Pour autant, l’expertise humaine reste bien évidemment nécessaire pour confirmer l’alignement du modèle généré avec des éléments contextuels et opérationnels. L’intelligence artificielle n’a donc pas pour vocation à remplacer l’expert, mais plutôt à lui laisser le loisir de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée pour qu’il devienne un expert « augmenté ».

En reposant sur les algorithmes symboliques, le Meta Active Machine Learning assure également l’explicabilité des prédictions. Ainsi, non seulement les entreprises sont à même de créer des modèles prédictifs en quelques semaines, mais également de favoriser la collaboration entre les différents services de l’entreprise et évite l’effet « boîte noire » si souvent reproché à la science algorithmique et à l’IA.

Dernier élément important, les modèles produits par Predictive Objects peuvent être déployés en un clic au plus proche de la donnée et de l’action : on premise, dans le cloud, dans une plateforme IIoT, voire dans l’objet lui-même « at the edge of the network ». En embarquant l’intelligence au plus près des objets, la solution les rend ‘intelligents’, capables de prendre des décisions instantanées, même en l’absence de réseau.

Quelques exemples pour mieux comprendre les usages de Prédictive Objects : la maintenance prédictive avec pour but d’identifier, expliquer et anticiper les pannes de machines industrielles ou d’objets connectés B2C tels que la box TV ou la voiture. L’optimisation de processus industriels est une autre illustration de la pertinence de l’analyse prédictive avec l’identification de pièces défectueuses le plus en amont possible d’une chaîne de production… Mais surtout l’intérêt de “l’Automated Embedded Artificial Intelligence” réside dans le fait que votre box TV ou que votre usine puisse continuer à fonctionner même lorsque la connexion est rompue.

Basée à Paris et Montpellier, Tellmeplus a été créée en 2011 par Jean-Michel Cambot, l’inventeur de Business Objects, qui a été rejoint en 2016 par Benoit Gourdon, co-fondateur de Neolane.

Pour plus d’informations : www.tellmeplus.com

Gunvor au Congo : Or noir, corruption et géopolitique

L’ONG suisse Public Eye a enquêté sur les coulisses d’un contrat pétrolier gigantesque obtenu par la société de négoce Gunvor. Avec l’aide de Mediapart qui a recueilli des documents très compromettants pour la firme suisse, Public Eye a rendu public la semaine dernière son investigation. Quatre procédures judiciaires sont toujours en cours pour faire la lumière sur cette affaire.

L’Ovni Gunvor

Fondée en 1997 par le Russe Guennadi Timtchenko, proche de Vladimir Poutine et le Suédois Torbjörn Törnqvist, Gunvor est partie de zéro, ou presque, pour devenir en quelques années le numéro un de la commercialisation du pétrole russe. Entre 2005 et 2007, son chiffre d’affaires passe de 5 à 43 milliards de dollars grâce à l’exportation de pétrole russe. La société s’impose alors comme le vendeur attitré du géant étatique russe Rosneft et la 4ème plus importante société privé de négoce de pétrole.

Loin de vouloir s’arrêter là, Gunvor cherche dès 2006 à trouver de nouveaux marchés, en Afrique notamment. La firme s’essaie successivement au Nigeria, en Angola et en Côte d’Ivoire, avant de percer au Congo Brazzaville. Pour cela, elle débauche les meilleurs : quatre traders de Totsa, filiale de négoce du groupe Total, sont engagés. L’année suivante, le desk Afrique d’ Addax, une société concurrente, perd cinq de ses meilleurs éléments au profit de Gunvor.

Contrat mirifique

Le Congo Brazzaville est une cible de choix. C’est un Etat rentier du pétrole (90% des exportations, 70% du PIB) où la moitié de la population vit avec moins de deux dollars par jour. Le pays est dirigé par le clan du président Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis trente-huit ans, à l’exception d’un bref interlude démocratique entre 1992 et 1997. Il a placé ses proches aux postes clés, à l’instar de son fils Denis Christel, surnommé «Kiki», directeur général adjoint en charge de l’aval pétrolier au sein de la Société Nationale des Pétroles Congolais (SNPC), qui commercialise l’or noir pour le compte de l’Etat africain. Le pays figure par ailleurs au quinzième rang des États les plus corrompus de la planète, selon Transparency International.

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Gunvor propose alors un deal très intéressant pour le clan Nguesso. Six accords de préfinancements de 125 millions de dollars chacun, soit 750 M€ au total, sont signés entre janvier 2011 et septembre 2012. Initialement dédiés au développement de l’industrie pétrolière, ces fonds vont être en partie détournés sans que les institutions financières internationales, tel que le FMI, ne puissent intervenir. « Gunvor se transforme en parabanque, sans toutefois devoir respecter les règles et contraintes qui s’appliquent aux institutions financières. Et ce, avec l’aide de BNP Paribas qui finance partiellement ces prêts », explique Public Eye.

En échange des préfinancements, Gunvor va affréter entre janvier 2011 à l’été 2012, vingt-deux tankers à Pointe-Noire. Au total, la firme acquiert des barils de Djéno, le principal brut congolais, pour une valeur totale de 2,2 milliards de dollars. Et ce, alors que les prix du pétrole étaient au plus haut, plus de 100 $ le baril (contre 50$ aujourd’hui). Au final, le contrat congolais aurait permis à la compagnie suisse d’engranger plus de 100 millions de dollars de profits.

Pétrole et géopolitique

Pour se faire une place sur le marché africain Gunvor va proposer une formule originale, avec « une approche géopolitique » qu’aucun de ses concurrents n’a su, ou pu, développer, explique une source à Mediapart. Si les montages financiers complexes pour rémunérer grassement des intermédiaires et des agents publics ne sont pas rares dans le secteur pétrolier, Gunvor a valorisé ses réseaux. En plus des préfinancements, les « apporteurs d’affaires » comme on dit dans le jargon, Maxime Gandzion et Jean-Marc Henry, devaient ouvrir les portes du Kremlin au clan Nguesso, soucieux de trouver en Vladimir Poutine, un allié de poids sur la scène internationale.

Le 31 août 2011, peu après le début de la coopération entre Gunvor et le Congo, un accord intergouvernemental de coopération économique entre les deux pays est signé à Moscou. C’est la consécration. L’accord prévoit que la Russie soutienne « au niveau étatique » les compagnies russes et congolaises qui participeront aux travaux de construction et à la modernisation du complexe pétrolier congolais.

Quelques mois plus tard, la justice suisse est alertée de mouvements financiers à travers des paradis fiscaux (Hong Kong notamment) s’élèvant à plus de 30 millions de dollars et lance une enquête.

Ennuis judiciaires

Le 3 juillet 2012, les locaux suisses de Gunvor sont perquisitionnés pour trouver des preuves d’irrégularités. Le procureur Sautebin, en charge de l’affaire, éprouve toutes les peines du monde à prouver la corruption au niveau de la direction car Gunvor s’est retourné contre un de ses employés jugé seul responsable. Une sorte de syndrome Kerviel… Mais un revirement récent pourrait tout changer. L’intéressé aurait demandé l’ouverture d’une « procédure simplifiée ». En échange d’informations accablantes, il pourrait n’écoper que d’une condamnation, amende voire d’un non-lieu, préalablement négocié avec les autorités judiciaires helvétiques.

De son côté le Russe Guennadi Timtchenko a précipitamment revendu, en mars 2014, ses parts dans Gunvor à son partenaire Törnqvist. Une bonne inspiration. Son nom est en effet apparu sur la liste des ressortissants russes visés par les sanctions américaines adoptées la même année après l’annexion de la Crimée par la Russie.

Avec la chute des cours du baril, les revenus du Congo ont baissé massivement (-54,4% entre 2014 et 2016 selon la Banque mondiale). Pour faire face à son déficit public et une dette estimé à 120% du PIB, Brazzaville espère désormais un soutien financier des institutions internationales. Le projet de coopération russo-congolais n’a lui guère avancé.

Romain Chicheportiche

La France championne d’Europe de l’ouest en densité éolienne (en commençant par le bas du podium)

Selon le document présenté par EDF Energies Nouvelles, la densité démographique moyenne de la France est de 123 habitants par kilomètre-carré, soit presque deux fois inférieure à celle de l’Allemagne (231 habitants par kilomètre-carré) tandis que la densité éolienne française est de 21 kW par kilomètre-carré, contre 139 en Allemagne. La densité éolienne est de 63 kW/km2 en Grande-Bretagne, de 58 au Portugal, 43 en Irlande et 31 en Italie.

Si la France développait l’éolien en suivant le modèle Allemand alors l’hexagone pourrait multiplier par un facteur 7 sa production d’électricité à partir du vent.  Et même d’un facteur 14 en intégrant le facteur démographique. Selon RTE la France a produit 20,7 TWh d’électricité éolienne durant l’année 2016, année durant laquelle la consommation électrique française a été de 473 TWh.

Si le facteur de charge de l’éolien en France est d’environ 23% il est 90% du temps supérieur à 6%. Et avec un facteur de capacité de 6% on peut théoriquement répondre à 100% de la demande. Autrement dit il est vraiment lourdement fallacieux de penser que si le facteur de capacité est de 23%, alors les éoliennes ne produiraient rien 77% du temps. L’erreur est malheureusement fréquente, comme ici le 13 septembre, et  le 20 septembre. La complémentarité du solaire photovoltaïque et de l’éolien à l’échelle saisonnière est en outre excellente en Europe de l’ouest.

«Le facteur de charge de l’éolien (ou du PV) n’est pas une fatalité» a expliqué aux Techniques de l’ingénieur Bernard Multon, professeur de génie électrique à L’Ecole Normale Supérieure de Rennes. «Et il peut être accru, à site de production donné, par des choix de dimensionnement tels que celui des éoliennes à turbine surdimensionnée pour une puissance nominale donnée, ce que Bernard Chabot appelle la révolution silencieuse (voir ici et ici)» a ajouté l’expert.

Selon le média ThinkProgress dans l’état du Massachussets (USA) un parc éolien offshore de 144 MW pourraît être couplé avec des batteries Lithium capables de stocker 40 MWh.

Olivier Daniélo

Smart City : les clés de la ville aux mains des pirates

Le marché de la Smart City devrait représenter 165 milliards d’euros en France d’ici à 2022 selon une étude de Cisco. Un rapport du ministère du Logement et l’habitat durable paru en 2016 précise que la moitié (49 %) des investissements concerne les bâtiments et les usages, 17 % la conception urbaine et l’environnement, 15 % la mobilité, 10 % l’énergie et les réseaux et 9 % pour le reste.

C’est dans cette poignée de pour cent que l’on trouve notamment la sécurité des flux… Comme d’autres technologies qui ne sont pas encore arrivées à maturité, la protection des échanges est rarement une priorité. Dans bien des cas, elle n’est pas même intégrée dès les premières lignes d’un projet.

Or, tous les concepteurs de smart City vont devoir rapidement changer leurs méthodes de travail. Le 25 mai 2018, le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) entrera en application. Validé en 2016, il renforce la protection des citoyens et accentue par conséquent les obligations de toutes les entreprises. Quelles que soient leur taille et leur activité, elles doivent dès à présent s’organiser pour être en conformité.

Si un piratage informatique du réseau informatique d’une Smart City entraîne une fuite de données à caractère personnel, le gérant devra en effet avertir la CNIL sous 72 heures. Cette notification devra être faite dès que l’intrusion malveillante aura été constatée. Passé ce délai ou si il n’avertit pas cet organisme, le gestionnaire de ce réseau devra s’acquitter d’une amende. L’article 83.6 du RGPD précise que cette sanction peut atteindre jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires mondial annuel (pour un grand groupe).

Coupure d’eau

Pour l’instant, ces villes intelligentes n’ont pas encore été réellement impactées. Mais des indices montrent que des attaques devraient se multiplier au fur et à mesure de leur développement. Des pirates ont déjà infecté des réseaux électriques, des systèmes d’alerte de Dallas, le réseau du tramway à San Francisco…

Demain, on peut imaginer, différents services paralysés par des cybercriminels qui auront infecté un réseau informatique avec un ransomware (virus chiffrant toutes les données d’un serveur ou d’ordinateurs) et exigeront le paiement d’une rançon pour tout débloquer. Un scénario de film de science-fiction ? Pas vraiment, le niveau de sécurité de ces réseaux et des objets connectés est tellement faible, voire inexistant, qu’il pourrait vite devenir une triste réalité…

Selon l’ANSSI (Agence nationale de sécurité des systèmes d’information) il faut focaliser les efforts de sécurisation sur les objets connectés de type actionneurs, qui ont des conséquences physiques sur la ville (gestion de l’eau, électricité, transports…). Mais il faut surtout en revenir aux règles fondamentales. Et la première d’entre elles est d’intégrer la sécurité dès le début d’un projet, car « c’est très compliqué de l’intégrer plus tard », rappelle Hervé Debar, Directeur du département RST à Télécom SudParis.

Le chiffrement des communications de la smart City et le cloisonnement des données sont également prioritaires. Comme pour le réseau d’une entreprise, il est indispensable de faire un audit du système informatique. C’est ce qu’a fait Singapour, l’une des smart cities les plus avancées, en 2012 dans 11 secteurs dont les infrastructures sont jugées cruciales (transports, énergie, télécoms, finance…). Même si cet exemple est à part, il s’agit d’une ville État où tout est centralisé, il doit servir de référence en France.

Par Philippe Richard