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Les énergies renouvelables vues par les Français

Posté le par Matthieu Combe dans Énergie

Le 9e baromètre annuel « Les Français et les énergies renouvelables » vient de paraître. Ce sondage OpinionWay pour Qualit’EnR montre comment évolue la perception des énergies renouvelables (ENR) en France.

« Les résultats de cette 9e édition de notre baromètre annuel démontrent l’attachement profond de nos concitoyens pour la transition écologique, observe Richard Loyen, conseiller du président de Qualit’EnR. Les énergies renouvelables sont toujours aussi ancrées dans le cœur des Français, qui sont nombreux à être prêts à s’équiper individuellement pour contribuer à ce changement de paradigme énergétique. »

Des énergies renouvelables majoritairement bien accueillies

Selon ce nouveau baromètre de Qualit’EnR, les énergies renouvelables recueillent de 70 % à 89 % de soutien pour la production de chaleur et d’électricité. L’énergie la plus plébiscitée est le solaire thermique, devant la pompe à chaleur (84 %), les panneaux photovoltaïques (81 %), l’éolien (77 %) et le bois énergie (70 %). Le gaz garde également une place importante dans les esprits avec 61 % d’avis favorable. Le nucléaire continue de faire débat, situé aux alentours de 46 % de soutien. En queue de peloton, on trouve le charbon (16 %), le gaz de schiste (18 %) et le fioul (20 %).

84 % des Français pensent que les énergies renouvelables sont respectueuses de l’environnement, 87 % qu’elles favorisent l’indépendance énergique et 78 % qu’elles permettent de faire des économies. Ces bons résultats cachent un ternissement de l’image environnementale des ENR. L’idée selon laquelle les énergies renouvelables respectent l’environnement perd 9 points depuis 2017 et est au plus bas depuis 2012.

Des ENR chez de plus en plus de Français

Malgré cette baisse relative d’image, le recours aux énergies renouvelables demeure stable chez les particuliers. 31 % des Français déclarent être équipés d’un appareil de chauffage au bois (insert, poêle et/ou chaudière), 11 % d’une pompe à chaleur, 7 % de panneaux photovoltaïques et 9 % de solaire thermique (chauffe-eau et/ou système combiné). 41 % des Français disposent d’au moins un équipement d’énergie renouvelable dans leur résidence principale, et 25 % d’entre eux envisagent de s’équiper d’au moins un de ces dispositifs à l’avenir.

67 % des Français estiment qu’il leur revient d’agir à leur niveau pour contribuer à la transition écologique. Dans cette perspective, ils sont avant tout disposés à agir sur leur consommation et l’énergie domestique. Plus d’un Français sur deux estime ainsi que la première action à mettre en place est de privilégier les aliments locaux, biologiques et de limiter le suremballage. Un Français sur trois estime important de s’équiper d’un chauffage valorisant les énergies renouvelables et de lancer une rénovation énergétique de son logement. Ils sont presque autant à estimer opportun de changer de comportement en matière de déplacement, en favorisant les mobilités douces et partagées.

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Posté le par Matthieu Combe

Les derniers commentaires

  • Bonjour,
    Tout le monde est pour mais les installations sont souvent sources de conflits locaux. Les constructions de fermes solaires sont considérées par certains – à juste titre parfois- comme une manière de « dégrader » des terres agricoles, les éoliennes sont sans doutes les plus décriées.
    Propriétaire d’un VE on ne nous demande plus l’autonomie mais on nous signale que les batteries sont extrêmement polluantes et que l’électricité provient du nucléaire sans se demander si la voiture thermique produit des déchets et des dégâts de l’extraction, du transport ou du raffinage des hydrocarbures.
    Donc tout le monde est d’accord pour qu’il y ait plus d’ENR à condition que la se passe loin de chez lui et que cela ne perturbe pas son quotidien !

  • De nouvelles recherches de l’Université technologique de Lappeenranta (LUT), en Finlande, ont démontré qu’un super-réseau européen transfrontalier basé sur un approvisionnement décentralisé en énergies renouvelables est l’option la moins coûteuse pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris tout en éliminant les obstacles importants au fonctionnement d’une Union européenne de l’énergie.

    LUT étudie depuis longtemps l’idée de super-réseaux alimentés à 100 % par des énergies renouvelables et couvrant une grande partie de la planète.

    L’étude a comparé 2 scénarios – l’un simulant 20 régions d’Europe agissant comme des « îles » énergétiques indépendantes et l’autre simulant des interconnexions électriques entre les régions. Les scénarios ont été modélisés jusqu’en 2050 et tenaient compte de la capacité et de l’âge actuels des centrales électriques, ainsi que de l’augmentation prévue de la demande future.

    « Les résultats montrent clairement que la solution la moins coûteuse est basée sur l’approvisionnement domestique et décentralisé avec le commerce transfrontalier, car cela réduit le coût total du système électrique de 69 €/MWh en 2015 à 51 €/MWh en 2050. Un avantage économique substantiel grâce au commerce transfrontalier s’élève à 26 milliards d’euros par an, en ne négociant que 12% de la demande totale d’électricité des utilisateurs finaux en Europe. »

    « Une approche SuperSmart respecte les contributions uniques que différentes régions d’Europe peuvent apporter tout en adhérant à un objectif clairement défini d’émissions de gaz à effet de serre nettes nulles d’ici 2050 » précise Michael Child, chercheur à l’Université LUT et auteur principal de Flexible electricity generation, grid exchange and storage for the transition to a 100% renewable energy system in Europe.

  • (suite)

    Le scénario SuperSmart présenté par LUT constitue un compromis entre deux approches de l’Union européenne de l’énergie qui ont été adoptées récemment – une approche de réseau intelligent décentralisé et une approche de super-réseau centralisé et réglementé.

    « Les résultats de notre modélisation et de notre analyse des instruments de politique suggèrent qu’un compromis entre les deux extrêmes, ou une approche SuperSmart, peut être une solution optimale aux deux problèmes. Tant sur le plan technologique qu’en termes de politique énergétique et climatique, l’Europe doit être considérée non seulement d’en haut, mais aussi dans le contexte national et régional. »

    « Les conditions-cadres que l’Europe doit mettre en place pour que la part des énergies renouvelables puisse augmenter rapidement sont importantes. Chaque pays devrait s’orienter le plus rapidement possible vers un approvisionnement complet en énergies renouvelables », déclare Claudia Kemfert, co-auteure du rapport. « L’étude montre que le passage à un approvisionnement complet par les énergies renouvelables est non seulement possible, mais qu’il renforce également l’économie et génère des innovations et des avantages technologiques.

    L’étude tient également compte d’éléments qui ne sont pas toujours abordés dans d’autres études de modélisation, comme le rôle des prosommateurs qui, selon l’étude, s’ils étaient pris en compte en termes d’impact sur la quantité d’énergie qui circule dans le réseau centralisé, réduiraient de 6 % la capacité nécessaire à l’interconnexion de pointe, réduisant ainsi les coûts. Le stockage de l’énergie peut également être considérablement développé, les batteries fournissant un stockage à court terme et d’autres technologies assurant l’équilibre saisonnier nécessaire.

    La production flexible peut également être soutenue par l’utilisation de la production complémentaire géographique, par exemple en connectant les niveaux élevés de production photovoltaïque solaire dans le sud de l’Europe et de production éolienne dans le nord-ouest de l’Europe au réseau paneuropéen plus vaste, réduisant ainsi la variabilité globale.

  • (suite)

    L’Université a déjà publié des résultats qui mettent en évidence le potentiel d’une Russie et d’une Asie centrale à 100 % d’ici 2030 ; d’une Amérique du Sud à 100 % d’ici 2030 ; d’un Iran et d’un Moyen-Orient à 100 % d’ici 2030 ; d’une Inde d’ici 2050 et sa réalisation majeure, un système planétaire à énergie 100% renouvelable. Et en novembre 2017, en marge de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques COP23 à Bonn, en Allemagne, les chercheurs de l’équipe LUT ont montré comment un réseau électrique 100 % renouvelable est plus rentable que le système actuel qui dépend des combustibles fossiles.

    « En tant que scientifiques, nous proposons nos résultats à tous les niveaux, par le biais des médias, des contacts directs, des manifestations à Bruxelles ou dans les capitales européennes et des publications scientifiques, qui seront plus tard à nouveau examinées par des rapports importants tels que celui du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Plus tard, nous pourrions même avoir un impact sur les rapports de l’Agence internationale de l’énergie, qui suit parfois les découvertes scientifiques plusieurs années plus tard. »

    « Il reste cependant beaucoup à faire pour mieux amplifier le travail des scientifiques et des chercheurs afin de noyer l’argent versé dans les campagnes de lobbying contre le changement climatique ».

    https://cleantechnica.com/2019/02/26/decentralized-renewable-energy-focused-european-super-grid-is-least-cost-option/

    .


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