Les batteries au lithium ont-elles incendié le vol MH370 ?

Les familles n’en finissent pas d’être éprouvées. Cela fait bientôt deux semaines qu’elles attendent de savoir ce qui est arrivé à leurs proches, les passagers du vol MH370 à destination de Pékin. Lundi 24 mars, les autorités malaysiennes officialisent le crash de l’avion au large de l’Australie et la mort des 239 passagers. Cette annonce repose sur une conclusion formulée par le bureau d’enquête britannique, alors qu’aucun débris n’a encore été récupéré. 

Alors que le déroulé des dernières heures de vol commence à prendre forme, les raisons de l’accident demeurent mystérieuses. Parmi les différents scénarii et notamment celui d’un détournement raté, celui d’un dégagement de fumée dû à l’inflammation de produits dangereux présents en soute reste plausible.  Le directeur de la Malaysia Airlines a reconnu que l’avion transportait des batteries lithium-ions : « Nous transportions de petites batteries lithium-ion (…) approuvées par l’Organisation internationale de l’aviation civile en tant que produits dangereux ». Batteries qui n’auraient jamais dû se trouver à bord, si la compagnie avait respecté les règles internationales en vigueur (consultables sur le site d’Air France), leur transport ne pouvant s’effectuer qu’en fret, dans des vols sans passager. D’ailleurs, le directeur de la compagnie malaisienne avait dans un premier temps déclaré qu’il n’y avait que des fruits en soute. 

Maintenant que la présence de matières dangereuses est connue, certains experts émettent l’hypothèse qu’elles seraient à l’origine du drame. Ces batteries sont très inflammables et auraient pu déclencher un incendie. Celui-ci se serait propagé, coupant les différents instruments comme le transpondeur. La fumée dégagée aurait pu intoxiquer les pilotes et les passagers, ce qui pourrait expliquer la brusque montée en altitude de l’appareil observée moins d’une heure après la disparition de l’avion des écrans de contrôle aérien. Devenu incontrôlable, l’avion continue sur sa trajectoire jusqu’à la panne sèche, et s’abîme en mer. 

Des batteries Lithium-ion ont déjà causé des accidents aériens. Plus particulièrement, depuis plus d’un an,  les Boeing 787 Dreamliner  ont été à plusieurs reprises victimes d’une surchauffe de leurs propres batteries. La polémique ne date donc pas d’hier, et la dangerosité des batteries lithium-ion dans les transports aériens est bien connue. 

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Passer au 100% renouvelable aux USA est possible (The Solution Project)

Il y a pléthore de rapports scientifiques qui démontrent  par A + B que passer à 100% d’énergies renouvelables est possible, pour tous les types d’usage de l’énergie : transport, chauffage, applications électriques etc.  Même si la réalité sur le terrain est plus difficile que ne le suggèrent ces documents, en particulier dans certains pays attachés aux anciennes formes de production d’énergie, ils sont néanmoins très utiles pour se projeter vers ce qui est techniquement et économiquement possible.

Et aussi pour assainir les débats dans le domaine énergétique, a fortiori dans les pays qui se sont fixés d’ambitieux objectifs en matière de réduction de la part des centrales thermiques traductionnelles. Comme par exemple en France, où le président s’est engagé à réduire la part du nucléaire de 75% aujourd’hui à 50% en 2025.

The Solution Project, basé sur une littérature scientifique publiée dans des revues peer review, est une initiative qui s’inscrit dans cette perspective. Lancée depuis la Californie,  soutenue par des scientifiques et par des spécialistes des questions économiques, le projet associe également des personnalités du monde artistique, comme par exemple Justin Winters de la Fondation Leonardo Di Caprio ou encore l’acteur Mark Ruffalo. Ils sont susceptibles de sensibiliser le grand de public à ces enjeux.

Wind Water Sun 

 The Solution Project est basé sur une synergie entre les énergies du vent, de l’eau et du soleil. L’approche WWS, « Wind Water Sun », permet de tirer profit de la complémentarité naturelle de l’éolien et du solaire, ainsi que de la flexibilité offerte par les technologies énergétiques reposant sur l’eau, en premier lieu l’hydroélectricité et la géothermie.

L’initiateur de cette dynamique est Marc Jacobson, directeur scientifique à l’Université Stanford, spécialiste des énergies d’avenir et des évaluations environnementales et sanitaires multicritères des différentes filières énergétiques. Il estime qu’aux USA toutes « les nouvelles centrales électrique autorisées devraient être renouvelables. » Et que si chaque nouvelle voiture vendue aujourd’hui était électrique alors dans 15 ans l’intégralité du parc automobile américaine serait électrique.

L’étude WWS montre que  le passage du mix énergétique américain actuel à un mix WWS 100% renouvelable permettrait de réduire de 37,3% la demande énergétique, sans réduction du niveau de confort. Ce système énergétique est bien plus efficace que l’actuel, notamment du fait du rendement bien plus élevé des voitures électriques comparativement à leur équivalent thermique. 

Le site internet de l’initiative – http://thesolutionsproject.org – montre de manière pédagogique, pour chacun des 50 états américains, comment passer au 100% renouvelable. Pour la Californie, par exemple, le mix énergétique est composé de 55% de solaire et de 35% d’éolien. Le reste étant assuré par les autres ENR, dont l’hydroélectricité et la géothermie. Le plan prévoit de miser principalement sur les grandes centrales solaires au sol et les installations commerciales, ceci parce qu’elles sont plus économiques que les petites installations PV sur toitures individuelles.

Un coût inférieur à celui des systèmes à base d’énergies fossiles

Les projections de coûts WWS pour 2030 sont de 70 dollars par MWh, contre 120 à 160 dollars pour les centrales thermiques classiques, et ceci sans tenir compte des externalités, dont le prix du carbone. C’est donc possible technique et économiquement. Les responsables du projet appellent les politiques américains à mettre en place un cadre permettant sa réalisation.

Selon l’une des études scientifiques dont fait écho The Solution Project, la quantité d’énergie fossile utilisée pour l’extraction minière de l’uranium et son raffinage est aux USA 25 fois supérieure à l’énergie utilisée pour l’obtention des éoliennes, par unité d’énergie électrique délivrée. Le potentiel du solaire, de l’éolien et des autres énergies renouvelables étant largement suffisant pour répondre à l’intégralité des besoins énergétiques américains, le nucléaire, dont le bilan environnemental et sanitaire multicritère fait partie des plus médiocres parmi toutes les filières énergétiques aujourd’hui disponibles, est considéré comme une option non nécessaire.

Des éoliennes maritimes qui protègent les littoraux contre les tempêtes

Pour Mark Jacobson, les parcs éoliens en mer offrent un intérêt encore peu connu : celui de réduire les dégâts causés par les tempêtes sur les écosystèmes littoraux. Le chercheur vient de publier le 26 févier 2014 un papier sur le sujet dans la revue de référence Nature Climate Change. Les éoliennes freinent en effet le vent et cassent la houle. Au lieu d’installer des épis, des digues et autres enrochements pour protéger les dunes et les secteurs vulnérables aux inondations,  ces installations éco-énergétiques feraient d’une pierre deux coups. 

 The Solution Project a notamment été présenté en février 2014 à l’occasion du meeting annuel de l’AAAS, l’American Association for the Advancement of Science. 

Par Olivier Daniélo

En savoir plus :
> L’étude Taming hurricanes with arrays of offshore wind turbines
> Le site de “The Solution Project”

Projection du mix énergétique de la planète entre 2010 et 2040, vue par Exxon Mobil

Ces mouvements d’hommes, ces livraisons de matières premières, leur transformation en produits intermédiaires ou finis qui seront à leur tour délivrés dans le monde entier, vont naturellement entraîner une augmentation des consommations énergétiques de la planète. La progression des échanges commerciaux, accompagnant la croissance des  niveaux de vie, va se répercuter sur les consommations énergétiques globales.

La demande de pétrole devrait donc poursuivre sa progression de 0,7% par an. Cette ressource demeurant la principale ressource énergétique, affirme EXXON (figure.1).

Fig.1 : Evolution du mix énergétique de la planète entre 2010 et 2040 vue par EXXON MOBIL (l’unité est le Quadrillon de BTU ou million de  milliards de BTU qui vaut 25,2 millions de TEP)

Dans cette étude, il apparaît que c’est le Gaz Naturel, abondant, de moins en moins onéreux, qui apporterait la principale contribution à la croissance des besoins énergétiques de la planète.

Par contre la contribution globale du charbon resterait stable en valeur absolue après être passée par un maximum autour de 2025, hypothèse cohérente avec l’accroissement prévu d’une contribution de l’énergie de l’atome, principalement en Asie et au Moyen-Orient. Ces prévisions sont à-peu-près en phase avec celles des Japonais de l’IEEJ qui cependant prévoient encore une croissance des consommations de charbon (jusquen 2035) en particulier en Asie et une moindre croissance de l’atome et des énergies renouvelables.

Tout cela, même si la comparaison directe des énergies ne tient pas compte des rendements d’utilisation et donne une image déformée des utilisations finales d’énergie en défaveur de l’éolien et du solaire photovoltaïque, ne prédit pas un monde suralimenté par des énergies renouvelables décentralisées et en réseau, imaginé et vulgarisé par certains.

La synergie ou l’analogie hypothétique entre Internet et les nouvelles sources d’énergies renouvelables a ses limites, elles sont fixées par l’intermittence des productions, par la non existence de moyens de stockages économiques de l’énergie électrique et par la cherté des réseaux électriques de forte puissance qu’il faudrait mettre en place pour transporter cette énergie localisée, parfois sur des milliers de kilomètres, comme aux Etats-Unis, des lieux de production venteux du Middle-West ou ensoleillés de Californie ou du Nouveau Mexique vers les grands centres de consommation de la Cote Est.

Le maillage des territoires par les centrales électriques conventionnelles à flamme ou atomiques est une qualité des réseaux existants trop souvent sous-estimée.

Cette marginalisation actuelle et projetée des ressources intermittentes d’énergie électrique est intrinsèque à leur inaptitude à maintenir un réseau électrique opérationnel 365 jours par an.

Dans le cas de notre pays, certains imaginent des stations de pompage en supposant le réseau électrique national isolé, alors que l’espace pertinent est celui de l’ouest de l’Europe décrit par l’ENTSO qui va de la Finlande au Portugal et de Chypre à l’Islande (voir la figure.2).

Ces auteurs oublient également de chiffrer le surdimensionnement de la puissance éolienne ou photovoltaïque qui serait nécessaire pour assurer à la fois les fournitures quotidiennes ainsi que  la recharge par pompage dans un temps limité (quelques dizaines d’heures) de ces accumulateurs d’énergie qui ne seraient efficaces, après une longue période de disette, que lorsqu’ils auraient été au moins partiellement rechargés.

Fig.2 : Carte des gestionnaires de réseau de ENTSO-E

Avant de lancer un projet de développement, sous peine de se retrouver le bec dans l’eau en cours de route, il faut bien identifier les obstacles techniques majeurs et s’assurer de la faisabilité économique et technique des solutions imaginées.

Aujourd’hui, alimenter un réseau électrique, à plus de 20 à 30% en moyenne, avec des énergies renouvelables intermittentes n’est pas faisable sur le long terme sans mise en place d’un rationnement intempestif et onéreux des utilisateurs industriels, commerciaux et privés (trompeusement appelé « smart grid », la force du marketing réside dans les termes utilisés) ou sans l’apport d’énergie de secours provenant de grands pays voisins, comme c’est le cas pour le Danemark. 

Rappelons, comme argument complémentaire, le refus, au mois d’Octobre dernier, de l’Agence fédérale de régulation de l’électricité allemande de répondre favorablement aux demandes de fermetures de centrales thermiques devenues non rentables pour les opérateurs, mais pourtant indispensables au maintien par tout temps de l’équilibre du réseau.

Un réseau allemand qui en 2012 a été alimenté en moyenne à hauteur de seulement 8,6% par ses éoliennes, chichement de 4,5% par ses nombreux panneaux solaires et largement à 59,8% par des centrales à flammes qui ont brûlé pour près des trois quarts du lignite ou du charbon nous dit l’ENTSO.

Vouloir une énergie propre est un objectif louable, savoir le faire en assurant la continuité et la qualité du service, dans des coûts raisonnables, en respectant les lois de la concurrence et les deniers des citoyens payeurs est beaucoup plus complexe. Le débat n’est que là et n’a rien de philosophique.

Le possible, issu de nos imaginations, n’est pas toujours faisable. Oublier cette évidence c’est se mettre à la merci des idéologies de tous poils.

 

La plaque électrique ouest-européenne déservie à ce jour aux trois quarts par les énergies fossiles et l’atome, devra pour essayer de conserver des activités industrielles et des économies compétitives au sein des pays qu’elle dessert, être alimentée majoritairement, durant de longues décennies,  par l’énergie de l’atome et des centrales à flamme qui brûleront massivement comme aujourd’hui du lignite allemand, du gaz russe puis américain et du charbon américain.

Entre temps les énergies renouvelables, de moins en moins subventionnées par des Etats et des consommateurs appauvris, mais favorisées par la montée des prix de vente du MWh électrique, progresseront toujours, par exemple à l’aide de l’utilisation de l’énergie des courants marins.

Prévoir une révolution énergétique, sujet très à la mode, me semble largement relever aujourd’hui d’une vision utopique du monde à venir. Les peuples n’ont plus peur de l’enfer annoncé par certains, et surtout pas de celui relevant du climat.

 par Raymond Bonnaterre

Revue du web #58 : les vidéos étonnantes de la semaine

Cette semaine dans la revue du Web : 

  • Arduboy, la carte de visite la plus cool du monde ; 
  • Cubestormer 3 : résoudre un Rubik’s Cube en 3,25 secondes ; 
  • Hypnotique : une machine à plier le fil de fer en action ; 
  • Observons l’extrémité d’une allumette brûler, en slow motion ; 
  • Le gadget (inutile?) de la semaine : deux robots dansent de manière très suggestive lors de l’édition 2014 du CeBIT ; 
  • Bonus : un clavier constitué presque exclusivement de briques Lego.

Arduboy, la carte de visite la plus cool du monde

Le but premier d’une carte de visite, c’est habituellement de faire bonne impression tout en permettant le partage des coordonnées personnelles de son détenteur. Débutons cette cinquante-huitième Revue du Web avec la crème de la crème de la carte de visite qui, non contente de faire bonne impression, en met franchement plein les yeux. Car Kevin Bates l’a bien compris : l’ère du papier est décidément révolue, en particulier lorsqu’il s’agit de faire la démonstration de ses points forts dans l’univers sans merci des développeurs.

S’appuyant sur un circuit imprimé Arduino, un écran OLED, un petit haut-parleur piézoélectrique et sur des touches capacitives, le jeune designer américain est parvenu à installer le mythique Tetris sur sa carte de visite, jeu auquel chaque contact potentiel de Kevin Bates peut s’adonner – s’il le souhaite – pendant près de neuf heures, grâce à une pile bouton elle-aussi embarquée dans le précieux joujou. Bates devrait lancer une campagne Kickstarter dans les semaines qui viennent, afin de rendre accessible une version en kit pour une trentaine de dollars, ou la carte préalablement montée pour cinquante dollars. Joli coup en tout cas que cette carte de visite qui rendrait le héros d’American Psycho, Patrick Bateman, fou de jalousie…

Cubestormer 3 : résoudre un Rubik’s Cube en 3,25 secondes

A peine aurez-vous eu le temps de parcourir le titre et cette phrase que Cubestormer 3, le nouveau bébé des Anglais Mike Dobson et David Gilday, aura déjà réussi à résoudre un Rubik’s Cube. Présenté lors du Big Bang Fair de cette année, à Birmingham, au Royaume-Uni, le robot malin a établi un nouveau record en 3,253 secondes, immédiatement homologué par le Guinness des records, descendant en dessous de la barre des cinq secondes et battant le temps déjà impressionnant de son prédécesseur et petit-frère, Cubestormer 2.

Cubestormer 3 manie les petits cubes avec tant de dextérité et de vélocité qu’il en devient tout bonnement impossible de suivre le cheminement et l’algorithme de résolution en action. Construit à l’aide d’éléments « Lego Mindstorms NXT » pilotés par le processeur ARM octocore d’un Samsung Galaxy S4, il faut pas moins de quatre mains robotiques ainsi que huit séquenceurs Lego pour lui permettre de venir à bout de sa mission. Petit détail qui a son importance : Cubestormer doit au préalable scanner chacune des faces du célèbre casse-tête cubique pour ensuite pouvoir le résoudre sur les chapeaux de roues.

Hypnotique : une machine à plier le fil de fer en action

Au premier abord, une machine à plier du fil métallique n’a rien de particulièrement excitant. Que nenni ! Les Américains de Automated Industrial Machinery (AIM Inc) ont développé un engin capable de créer des structures bidimensionnelles complexes, avec tant de brio et de fluidité que le processus en devient tout simplement… hypnotique. Facile à programmer, le gros bébé – baptisé AFE-2D6 – est présenté comme le plus rapide du monde et s’articule autour de deux modules : le « feeder » qui gère le débit et l’alimentation en fil de fer, et le « bender », module qui s’occupe d’imprimer les formes choisies.

La réussite du bender tient dans un seul élément polyvalent, une petite fiche – le « pin » – qui prend deux valeurs au choix : fixe (« hard pin ») qui crée des pliures nettes, des angles, ou permet l’enroulement (« roller pin »), créant de beaux arrondis. La position de la petite fiche par rapport au feeder est alors responsable des formes obtenues. Une petite guillotine, placée à la sortie du feeder, permet d’effectuer des coupures nettes une fois la pièce achevée.

Brûler l’extrémité d’une allumette, en slow motion : 

L’idée n’a rien de bien innovant, mais ce n’est pas souvent que l’on peut profiter de jolies images de l’extrémité d’une allumette qui brûle, en slow-motion. Filmée en macro à 4000 images par seconde à l’aide d’une caméra Phantom Miro 4, tous les détails – du crépitement aux volutes de fumée – sont absolument saisissants.

Le fonctionnement des allumettes actuelles, dites allumettes « de sécurité » ou encore « suédoises » est relativement simple, et se base sur l’interaction entre les éléments du grattoir et ceux de la tête de l’allumette. Le grattoir est composé de poudre de verre et de phosphore rouge, un allotrope amorphe du phosphore, thermodynamiquement stable dans les conditions normales de température et de pression. L’extrémité de l’allumette est composée de sulfure d’antimoine, de dioxyde de manganèse et de chlorate de potassium. Le frottement de l’extrémité avec le grattoir crée de la chaleur qui transforme le phosphore rouge en phosphore blanc, un allotrope nettement plus inflammable que son jumeau rouge. La combinaison du phosphore blanc et d’un comburant, le chlorate de potassium, donne alors naissance à une flamme.

Le gadget (inutile?) de la semaine : deux robots dansent de manière très suggestive

Un robot aux platines, deux robots autour d’une barre, et une gène immense qui nous gagne : le gadget (inutile?) de cette semaine explore les limites de l’érotisme lors de l’édition 2014 du CeBIT, le plus grand salon pour les technologies de l’information au monde, qui se tient chaque année à Hanovre, en Allemagne. Pour divertir aussi bien les professionnels que le chaland, le développeur de logiciel teuton Tobit Software a décidé d’installer une estrade pour mettre en valeur un petit spectacle quelque peu… gratiné.

Sur scène, deux créatures robotiques et lascives dansent de manière très suggestive autour d’une barre de pole dance, sur les beats savants dispensés par un Disc Jockey animatronique. L’accent est mis sur les mouvements de bassin, pour le moins ravageurs, qui ont sans aucun doute eu un franc succès. Sans se démonter, un cadre de Tobit Software s’explique : « C’était une idée de notre boss. […] Nous les avons un peu changées, pour les rendre plus intéressantes, en leur donnant plus de couleurs […] et plus de poitrine. Tout ce dont un homme peut avoir besoin pour jouer ».

Une autre vidéo est disponible également ici

Bonus : un clavier constitué presque exclusivement de briques Lego

Pour conclure notre cinquante-huitième Revue du Web, penchons-nous un instant sur le clavier remarquable conçu par un internaute éclairé, Jason Allemann, constitué pour la plus grande partie de… briques Lego. Totalement fonctionnel – jusqu’aux indicateurs lumineux de la touche de verrouillage des majuscules et de verrouillage du pavé numérique – ce clavier ressemble quelque peu à une gageure. Le principal défi à relever fut de parvenir à maintenir chaque touche au-dessus de la membrane sensitive, tout en lui accordant un peu de liberté sur un axe vertical pour atteindre le ressort de rappel, défi relevé haut la main à l’aide d’une structure composée d’essieux sortant tout droit d’une boite de Lego Technic.

Par Rahman Moonzur

Des microbes seraient responsables de la plus grande extinction terrestre (étude)

Ce nouveau scénario, qui s’appuie sur l’analyse d’une abondance de fossiles, indique que des micro-organismes appelés méthanosarcina se sont soudainement multipliés de façon explosive dans les océans, produisant de gigantesques quantités de méthane.

Ce gaz, qui s’est retrouvé dans l’atmosphère, a modifié le climat et la chimie des océans, soulignent ces experts dont la théorie va venir alimenter la controverse sur le sujet.

Si des éruptions volcaniques ne sont pas totalement exclues pour expliquer cette extinction, l’une des cinq connues dans le passé de la Terre, elles jouent dans ce scénario un rôle accessoire, précisent ces chercheurs du MIT (Massachusetts Institute of Technology), dont les travaux sont publiés lundi dans la dernière livraison des Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

Les nouveaux indices suggèrent, selon ces scientifiques, que l’explosion de la population de ces microbes s’expliquerait par une nouvelle aptitude à utiliser une source riche en carbone organique grâce à l’influx d’un nutriment, le nickel, provenant de ces éruptions volcaniques.

Ces scientifiques étayent leur scénario sur trois séries d’indices séparées. Tout d’abord, des preuves géochimiques témoignent d’un accroissement exponentiel du dioxyde de carbone (CO2) dans les océans à cette même période de l’extinction de la fin de l’ère Permienne.

Ensuite, ils se réfèrent à des indices génétiques montrant un changement biologique de ces microbes, les méthanosarcina, à cette même époque, leur permettant de devenir des producteurs majeurs de méthane à partir de l’accumulation de CO2 dans les océans.

Enfin, une analyse des couches sédimentaires montre un accroissement soudain du nickel exactement à la même période.

Les dépôts de carbone montrent que quelque chose a produit une augmentation importante et soudaine de gaz contenant du carbone –du dioxyde de carbone et du méthane– produits au moment de la grande extinction.

Certains chercheurs ont suggéré que ces gaz carboniques provenaient de volcans ayant formé les trapps de Sibérie, une vaste formation de lave basaltique produite par les plus grandes éruptions volcaniques dans les annales géologiques de la Terre.

Mais les chercheurs du MIT ont démontré que ces éruptions n’étaient pas suffisantes pour produire tout le carbone mesuré dans les sédiments. De plus, « une injection rapide de CO2 provenant de volcans aurait été suivie d’une diminution graduelle », explique l’un des chercheurs, Gregory Fournier. « Or ce fut l’inverse, avec un accroissement rapide et continu qui laisse penser à une explosion de microbes producteurs de méthane ».

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USA: 21 expressions faciales désormais reconnaissables par les ordinateurs (étude)

Cette équipe de chercheurs de l’Université de l’Etat de l’Ohio, dans le nord des Etats-Unis, a conçu une méthode pour permettre à des ordinateurs de détecter trois fois plus d’expressions faciales qu’ils ne le font jusqu’à présent.

« Nous sommes allés au-delà des expressions faciales utilisées pour de simples émotions comme +heureux+ ou +triste+. Nous avons trouvé une grande homogénéité dans la façon dont les gens bougent leurs muscles faciaux pour exprimer 21 catégories d’émotions », explique Aleix Martinez, chercheur en sciences cognitives.

« C’est tout simplement renversant. Cela veut dire que ces 21 émotions sont exprimées de la même façon par presque tout le monde, du moins dans notre culture », souligne-t-il.

Cette étude, parue dans les Comptes rendus de l’Académie nationale des sciences, pourrait permettre d’aider au diagnostic et au traitement de désordres mentaux, tels que l’autisme ou le syndrome de stress post-traumatique.

Jusqu’à présent, les chercheurs avaient limité leurs études à la reconnaissance de six émotions élémentaires: joie, tristesse, peur, colère, surprise et dégoût.

Ces chercheurs de l’Université de l’Ohio ont pu étendre ce spectre d’émotions reconnaissables après avoir photographié les expressions de 230 volontaires à des signaux verbaux comme « vous venez juste d’apprendre de bonnes nouvelles inattendues » ou « vous sentez une très mauvaise odeur ».

L’analyse méticuleuse des 5.000 images qui en ont résulté a permis de détecter des variations dans les principaux mouvements connus des muscles faciaux, dont ceux du coin des lèvres ou de la partie externe du sourcil.

Les scientifiques ont étudié les données au moyen du Facial Action Coding System (FACS), un outil standard dans le domaine de l’analyse du langage corporel, pour dégager des similitudes et des différences dans les expressions. Ils ont ainsi été en mesure d’identifier 21 émotions — les six de base, plus des « combinaisons d’émotions ».

Par exemple, « heureusement surpris » était la réponse d’une personne recevant une bonne nouvelle inattendue. Dans ce cas-là, les chercheurs ont identifié les expressions pour la joie (le mouvement des joues en un sourire) et la surprise (élargissement des yeux et ouverture de la bouche).

Dans 93% des cas, les participants ont reflété l’émotion « heureusement surpris » par un mélange de ces deux réactions.

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Le Japon a installé 4580 MW de photovoltaïque en huit mois

La part des nouvelles centrales au sol et des installations sur bâtiments commerciaux est de 3632 MW et constitue donc l’essentiel des nouvelles capacités. Les 20% restants (953 MW) ont été installés au niveau des maisons individuelles. 

La puissance PV cumulée japonaise atteint à présent 11858 MW. Fin novembre 2013 la puissance cumulée de l’hydroélectricité était de 9605 MW, celle de l’éolien de 2672 GW, celle de la biomasse de 2418 MW et celle de la géothermie de 501 MW. 

Le solaire PV est donc à présent la première des énergies renouvelables nippones, et celle qui se déploie le plus vite. L’introduction par le gouvernement en juillet 2012 d’un dispositif encourageant le solaire PV a donc eu des résultats très positifs concluent les auteurs du rapport du METI. 

De grandes  entreprises sont entrées sur le marché solaire japonais, installant rapidement de grandes centrales au sol. Et la dynamique n’est pas prête de s’arrêter. En effet 53 grands projets de centrales étaient en cours en janvier 2014, d’au moins 20 MW chacune,  selon Izumi Kaizuka de RTS Corporation dont les propos ont été rapportés par PV Magazine. 

Selon les experts de la Deutsche Bank le Japon va installer entre 6000 et 7000 MW de solaire PV durant la seule année 2014. En termes de production électrique, c’est donc au total l’équivalent d’environ deux centrales nucléaires EPR qui a été installé durant les deux années 2013 et 2014 au pays du soleil levant. Soit environ un EPR par an. Et plus de 7 centrales nucléaires EPR en termes de puissance installée.  Le chantier solaire japonais est bien plus rapide que celui du réacteur EPR de Flamanville en France. 

Le coût de production (LCOE) du kWh solaire PV est aujourd’hui compris entre 8 et 14 centimes selon l’Institut Fraunhofer. EDF demande au Royaume-Uni un tarif d’achat de 10,9 centimes le kWh pour ses projets de centrales nucléaires.

Par Olivier Daniélo

La façon la plus sûre de ne pas réussir c’est de ne rien essayer

Du côté du management, les comportements d’évitement contribuent à alourdir l’inertie des entreprises en allongeant considérablement les temps de prise de décision.

L’évitement est le pire ennemi du développement personnel. Aussi, ce sera toujours payant de chercher à ramener ce comportement à un niveau acceptable pour favoriser le progrès des hommes et des organisations.

Procrastiner, faire « comme-si », mentir, éluder, se dérober, etc. représentent diverses instances du comportement d’évitement. L’évitement c’est la fuite. C’est une stratégie de la non-confrontation. A ce titre le comportement d’évitement est nécessairement le produit d’une décision de son auteur. C’est une décision qui à pour but de le garder de tout contact, de toute opportunité d’échange avec les autres. Faute de meilleures alternatives, l’évitement permet de retarder le moment de l’engagement vers l’action… Lorsqu’il est un peu trop systématique, ce réflexe coûte souvent très cher aux hommes ainsi qu’aux organisations qui n’ont pas pris soin d’entraîner leurs collaborateurs à la communication constructive.

Cette stratégie de la fuite est la plupart du temps utilisée dans l’urgence, lorsqu’un sujet est appelé à affirmer son intégrité et qu’il ne juge pas opportun de le faire dans l’instant.

En effet, l’attitude qui consiste à affirmer son intégrité fait naître des risques de confrontations qui sont parfois lourds de conséquences.

Pour choisir la bonne stratégie, en situation de communication difficile, l’équation à gérer est donc la suivante : « Est-ce que l’enjeu – ou la défense de mon intégrité – est suffisamment important pour que je m’expose aux conséquences d’une confrontation ? ».

La réponse est affaire de dosage, de pragmatisme et surtout de connaissance et d’estime de soi.

Assoir son intégrité c’est se réaliser, prouver qu’on existe, tenir sa place, être responsable, renforcer la confiance, résoudre les problèmes avant qu’ils ne deviennent trop importants… Mais cette stratégie n’est pas toujours adaptée notamment lorsqu’une confrontation pourrait nous faire courir le risque d’une perte d’intégrité. Reconnaissons que cette dernière situation est plutôt rare.

  • Comment réduire la fréquence de vos comportements d’évitement ?
  1. Échangez avec un ami ou un coach pour identifier ce qui vous menace vraiment en cas de confrontation
  2. Prenez le temps d’identifier ce que vous ressentez et de faire la différence entre observation et interprétation
  3. Recherchez l’efficacité dans vos relations interpersonnelles et vos communications constructives (en quoi cet échange nous sera-t-il utile ?)
  4. Anticipez, faites les premiers pas vers les autres, amorcez la conversation. N’attendez pas que la situation s’aggrave
  5. Faites confiance à votre capacité d’ajustement créateur face à d’éventuelles situations difficiles
  6. Exprimez ce que vous ressentez exprimez vos Sentiments, Opinions et Idées (S.O.I.) Parlez de votre expérience de la situation à la première personne du singulier (commencez vos phrases par « je »)

Par Dino Ragazzo

Leadership : une affaire de coeur

Le leadership n’a rien à voir avec l’autorité ou le pouvoir dans l’entreprise, ni avec la célébrité ou la richesse. Cela n’a rien à voir avec le fait que vous soyez bien né. Ce n’est pas non plus être un P.D.G, un président, un général ou un premier ministre. Et ça n’est surtout pas quelque attribut d’un quelconque héro. Le leadership découle de la qualité de vos relations, de votre crédibilité et de vos actes… Le leadership n’est pas un gène dont seuls quelques rares privilégiés seraient dotés à leur naissance. La vérité, c’est que le leadership est un ensemble observable de compétences et d’acquis que chacun d’entre nous peut développer ».

 Développer son leadership, c’est donc avant tout une démarche de développement personnel. C’est une démarche de développement de ses compétences relationnelles et de sa capacité à entrer en contact avec les autres.

Pour citer Kouzes et Posner une dernière fois : « le leadership ne procède pas de la tête. Le leadership, c’est une affaire de cœur »

Développer un leadership éclairé

Des recherches menées par le Dr Robert A. Cooke de l’Université de Chicago ont montré que deux facteurs essentiels déterminent l’efficacité d’un leader sur la performance d’une organisation : ses stratégies de leadership et la qualité de son impact sur les autres. Comme Damasio l’a montré (Chapitre 3 : Pas de raison sans émotions voir page 27 livre « Manager d’élite »), une bonne stratégie ne procède pas que de la tête. Elle se conçoit avec son intuition et avec ses émotions. Une bonne stratégie est donc également une affaire de cœur.

 Impact constructif et impact défensif

Que ce soit intentionnel ou non intentionnel, de manière directe ou indirecte, un leader influence son environnement et inspire les comportements des gens autour de lui. Par exemple, s’il est souvent suspicieux et arrogant, il y a de fortes chances pour qu’il inspire en retour des attitudes suspicieuses et agressives de la part son environnement le plus proche.

La qualité de notre impact sur les autres peut être de deux natures opposées : constructive ou défensive. Un impact constructif incite les gens à penser et à se comporter de façon coopérative orientée résultats. Le leader laisse à ses collaborateurs l’initiative de la réalisation des tâches dont ils sont responsables, pourvu qu’ils fournissent les résultats attendus. Cette influence favorise le développement individuel et collectif de la performance.

Un impact défensif induit des modes de pensée et des comportements passifs ou agressifs ayant pour finalité la protection des statuts et des positions des collaborateurs.

Il a été montré que les comportements constructifs donnent de meilleurs résultats sur la performance que les comportements défensifs. Cette vérité n’est pas aussi triviale qu’il y paraît. En effet, de très nombreux managers se comportent de manière agressive et autoritaire envers leurs collaborateurs, entraînant en retour les comportements défensifs des collaborateurs. Ces managers semblent ignorer l’évidence ci-dessus, ainsi que ses conséquences.

Par Dino Ragazzo

Pour rester fiables : ré-étalonnez-vous

Parce qu’il éloigne considérablement tout risque d’arbitraire, ce mode d’observation par analogie à une référence fiable, favorise la confiance dans les transactions entre les humains qui peuvent ainsi « commercer » avec équité. La balance, qui est probablement l’ancêtre des instruments de mesure, est d’ailleurs une allégorie fréquemment utilisée pour représenter la justice.

A l’instar du bourgeois gentilhomme de Molière qui pratiquait la prose sans le savoir, nous pratiquons en permanence cet exercice de phénoménologie.  En effet, l’être humain est un instrument de mesure. Pour communiquer, ou pour élaborer la multitude de décisions que nous prenons chaque jour, nous n’arrêtons pas, d’évaluer, d’apprécier, de doser, de compter, de calibrer, de toiser, de jauger, de sonder, d’estimer, de juger, etc… La mesure sert à doser toute rétroaction. Sans mesure, il est impossible d’évaluer précisément l’impact d’une action, la réalisation d’un objectif, l’étendue d’un phénomène.

Cette capacité à donner une forme consistante à toutes sortes de manifestations provenant du monde extérieur (ou intérieur) contribue à la formation de notre conscience. En matière de comportements humains, le cycle de l’expérience de l’approche Gestalt O.D. est l’étalon par lequel nous décrivons la manière avec laquelle nous traitons l’information que nous recevons pour lui donner une forme significative satisfaisante. Le cycle de l’expérience décrit ce processus de mesure dans ses phases « information » et « awareness » [1] ; l’instrument c’est nous (après quelques entraînements quand même !).

Mesurer est une compétence indispensable à la survie de l’espèce humaine

Pour conserver leurs vertus de justesse, sensibilité, et fidélité, nous vérifions régulièrement, nos appareils de mesures. Puisque nous sommes nous-mêmes de véritables instruments de mesures, nous devrions donc régulièrement nous appliquer à nous-mêmes ce sage principe « d’étalonnage ». En effet qu’est-ce qui vous permet de crédibiliser vos observations, sentiments, décisions, appréciations, estimations, impressions, approximations, etc. si ce n’est un étalonnage régulier de votre « organisme » [2] ?

Savez vous dans quelle mesure vos façons de penser ou vos façons d’agir se distinguent ou se diluent dans le moule de la bien-pensance ? Comprenez-vous les raisons pour lesquelles vos propositions ne sont pas prises au sérieux ou qu’elles semblent mettre mal à l’aise ? Avez-vous une idée des schémas de pensées que vous devriez-revisiter pour améliorer vos talents de négociateur ou votre capacité à mobiliser les autres ? Comment répondre précisément à ces questions sans vous ré-étalonner ?

Thomas Lesaint est un brillant expert. Il trouve toujours une solution à tous les problèmes techniques qui lui sont soumis. Thomas communique avec une rationalitéThomas Lesaint et une logique remarquables, faisant preuve d’une intelligence « au dessus de la moyenne ». Compte tenu de son savoir faire, Thomas brigue une promotion vers des responsabilités managériales. La DRH n’est pas favorable à cette promotion car « bien qu’un bon QI soit nécessaire à la réussite de la fonction managériale, Thomas n’a pas suffisamment développé son Intelligence Emotionnelle (QE) [3] pour réussir dans cette nouvelle responsabilité. Le risque est trop grand pour Thomas Lesaint et pour l’entreprise ». Thomas est très en colère et se sent humilié par cet avis défavorable. Il menace de quitter l’entreprise. Pensez-vous que la réaction de Thomas Lesaint est juste, fidèle et fondée ?

Gnôthi Seauton, « connais-toi toi-même »

Cet adage, attribué à Socrate, assigne à l’homme le devoir de prendre conscience de sa propre mesure. C’est en effet en devenant capable de distinguer ce que l’on sait et ce qu’on ne sait pas que nous développons nos compétences et notre crédibilité.

Un réétalonnage permettrait à Thomas Lesaint d’apparenter sa réaction à celle d’un « enfant rebelle ». Sa réaction « épidermique » confirme la pertinence de l’avis de la DRH.

Le LSI© (Inventaire des Styles de Vie [4]) est un modèle intéressant pour vous aider à vous ré-étalonner. Il vous permet de comparer vos façons de percevoir le monde à celle de milliers d’autres personnes tout autour du globe. C’est un étalon de mesure des comportements individuels. En se l’appliquant à soi-même, cet inventaire fournit une appréciation impartiale de l’écart entre notre façon de percevoir les phénomènes et la réalité. Les 12 styles mesurés par le LSI© sont organisés en trois orientations générales décrites sur le CIRCUMPLEX © (voir ci-dessous).

  • L’orientation Passive/Défensive qui inclut les styles de pensée d’approbation, de dépendance, de conventionnalisme et d’évitement ;
  • L’orientation Agressive/Défensive qui inclut les styles de pensée d’opposition, de pouvoir, de compétition, et de perfectionnisme ;
  • L’orientation constructive qui inclut les styles de pensée d’accomplissement, de réalisation de soi, de valorisation humaniste, et de sociabilité.

Les recherches ont prouvé que les styles mesurés par le LSI© sont liés à un certain nombre d’indicateurs d’efficacité et de succès, parmi lesquels : l’efficacité managériale, le leadership, l’efficacité en matière de résolution de problèmes, la qualité des relations interpersonnelles, le niveau de rémunération, le niveau de responsabilités, la santé individuelle et le bien-être.

Seuls ceux qui résistent à la réalité préfèrent rester en « boucle ouverte ». Devant leur difficulté à accepter ce qui est, nombreux sont ceux qui prétendent qu’il n’est pas nécessaire, sinon impossible, voire nuisible de tout mesurer. Ils n’expriment rien d’autre que leur aversion à reconnaître une réalité qui finira inéluctablement par s’imposer à eux avec son cortège de dommages collatéraux.

Par Dino Ragazzo

[1] Voir le livre « manager d’élite » p 43.

[2] Étymologiquement, un organisme est un ensemble d’organes qui constituent un être vivant dans sa totalité, sans faire de séparation entre le psychique et le biologique, entre la conscience et le corps.Emprunté au latin « organum », un organe a désigné successivement un instrument, puis la voix, puis la personne, puis le corps humain (l’instrument de la personne), mais aussi la partie d’un corps vivant remplissant une fonction déterminée.

[3] Capacité à se mettre à la place des autres, à entrer en empathie, self contrôle, confiance en soi, capacité à accepter l’influence des autres, Leadership, pédagogie, gestion des conflits, etc…

[4] LSI© est une marque de Human Synergistics International. EXPERIENCE n’est pas un agent de Human Synergistics. Les produits et services spécifiques de EXPERIENCE qui s’appuient sur des produits de Human Synergistics n’engagent que EXPERIENCE.

Quelle combinaison pour les hommes qui iront sur Mars ?

Alors que les postulants se bousculent pour gagner le droit d’aller coloniser Mars grâce au projet Mars One, les scientifiques s’activent pour mettre au point du matériel adapté. Une équipe autrichienne a récemment présenté un projet de combinaison spatiale réalisé justement pour travailler en atmosphère martienne. Cette combinaison baptisée Aouda.X en hommage à un personnage du Tour du monde en 80 jours de Jules Verne,  repose sur l’assemblage de 10 000 composants pesant au total 45 kg. On comprend qu’il faille plus de trois heures pour l’enfiler… Mais une fois dans sa combinaison, l’astronaute sera bien à l’abri et pourra se déplacer à la surface de Mars sans craindre les rayonnements cosmiques, les rafales de vents ou  le froid, la température moyenne étant de -63°C.  L’Aouda.X est équipée de réserves d’air bien sûr, mais aussi d’électricité, de nourriture, de boissons, bref, de quoi tenir un siège ! L’astronaute pourra aussi compter sur les outils de communication, des commandes vocales  et gestuelles lui donnant en plus la maîtrise d’un rover si besoin.

Le Forum Spatial Autrichien (OeWF) avait testé son prototype en 2006 sur les rives du Rio Tinto, une rivière andalouse du sud de l’Espagne. Une deuxième série de tests a été réalisée en 2013 au Maroc. L’astronaute Daniel Schildhammer avait endossé la combinaison pour des simulations incluant le délai des transmissions. En effet, il faut 10 mn pour que la transmission parvienne sur Mars, et autant pour que la réponse soit reçue. Cette attente laisse peu de place à la spontanéité et impose une gestion de la communication bien spécifique.

Découvrez cette combinaison en images :

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Reportage vidéo : un astronaute français bientôt dans l’espace

 

Source : universcience.tv

Réalisation : Ya+K productions

Production : CNES

Reach/CLP : toute l’actualité de mars 2014 2/2

Guide d’élaboration des fiches de données de sécurité

L’ECHA a mis à jour, en décembre 2013, le guide d’élaboration des fiches de données de sécurité. Ce guide a été publié en version française en février.

Déclarants membres – est-ce que votre substance est affectée par une vérification de conformité ?

17/03/2014

L’ECHA envoie des lettres d’information aux membres de soumissions conjointes pour lesquels le déclarant principal ou tout autre membre a reçu un projet de décision sur la vérification de conformité concernant l’identité de la substance. L’objectif est de faire en sorte que tous les membres soit au courant du processus en cours, ce qui peut éventuellement avoir un impact sur l’identification de la substance convenu dans le forum d’échange d’informations sur les substances (SIEF).

Une nouvelle proposition de classification et d’étiquetage harmonisé

18/03/2014

L’ECHA a lancé une consultation pour l’harmonisation et l’étiquetage harmonisé d’une nouvelle substance (Triflumizole (ISO); (1E)-N-[4-chloro-2-(trifluoromethyl)phenyl]-1-(1Himidazol-1-yl)-2-propoxyethanimine). Les parties intéressées sont invitées à soumettre leur commentaire sur le site de l’ECHA, et ce avant le 2 mai2014.

Deux nouvelles propositions de restriction

19/03/2014

L’ECHA a lancé une proposition de restriction pour le cadmium et ses composés (dans certaines peintures) et le Chrysotile.

Les commentaires sont à soumettre avant le 19 septembre 2014.

http://echa.europa.eu/restrictions-under-consideration

Méthodes d’essai pour déterminer les propriétés physico-chimiques des substances potentiellement dangereuses

19/03/2014

Par un règlement du 25/01/2014 et publié le 19/03/2014, la Commission européenne modifie, aux fins de son adaptation au progrès technique, le règlement du 30 mai 2008 fixant les méthodes d’essai pour déterminer les propriétés physico-chimiques ainsi que la toxicité et l’écotoxicité des substances potentiellement dangereuses.

Renforcement de la classification du bisphénol A

20/03/2014

Le comité d’évaluation des risques (RAC) a adopté un avis visant à renforcer la classification et l’étiquetage harmonisés (CLH) du Bisphénol A (BPA) en passant de toxique pour la reproduction de catégorie 2 à la catégorie 1B (toxique pour la reproduction) en ce qui concerne les effets néfastes sur la fonction sexuelle et la fertilité. Cet avis fait suite à une proposition de l’autorité compétente française.

Les nouvelles fonctionnalités incluses dans la base de données de diffusion de l’ECHA

20/03/2014

La base de données des substances enregistrées a été mise à jour avec des informations sur 634 nouveaux dossiers. A partir du 20/03/2014, l’ECHA indiquera également si un enregistrement est actif ou non et la date de la première publication de chaque dossier.

Le RAC adopte 16 avis de classification et d’étiquetage harmonisé

21/03/2014

Lors de sa 28e réunion du 11 au 14 Mars, le comité d’évaluation des risques (RAC) a adopté 16 avis pour la classification et l’étiquetage (CLH) harmonisée.

Nouvelle consultation pour éviter les tests sur les animaux

21/03/2014

L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur des substances pour éviter les tests inutiles sur les animaux. 24 propositions sont concernées. Les informations relatives aux substances sont à soumettre pour le 5 mai 2014.

Plus d’information sur : http://echa.europa.eu/information-on-chemicals/testing-proposals/current

Adoption d’opinions sur une proposition de restriction et des demandes d’autorisation

24/03/2014

Le Comité d’Evaluation des Risques (RAC) et le Comité d’Analyse Socio Economique (SEAC) ont adopté une opinion sur une proposition de restriction du plomb dans les articles de consommation. Ils ont également adopté plusieurs avant-projets d’opinions sur des demandes d’autorisation concernant des phtalates (DBP et DEHP).

Modification de l’annexe XVII du règlement REACH (Restriction)

25/03/2014

Le règlement (UE) n  301/2014 de la Commission du 25 mars 2014 modifie l’annexe XVII du règlement (CE) n°1907/2006 du Parlement européen et du Conseil concernant l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques, ainsi que les restrictions applicables à ces substances (REACH), en ce qui concerne les cuirs contenant des composés du chrome (en contact avec la peau).

Les articles contenant des parties en cuirs susceptibles d’entrer en contact avec la peau et contenant du chrome dans des « concentrations égales ou supérieures à 3 mg/kg (0,0003 % en poids) de poids sec total de cette partie en cuir » sont ainsi exclus du marché européen.

Une nouvelle proposition de classification et d’étiquetage harmonisé

25/03/2014

L’ECHA a lancé une consultation pour l’harmonisation et l’étiquetage harmonisé d’une nouvelle substance (diisobutyl phthalate). Les parties intéressées sont invitées à soumettre leur commentaire sur le site de l’ECHA, et ce avant le 9 mai 2014.

Evaluation des substances

26/03/2014

Le plan d’action continu communautaire (CoRAP) pour 2014-2016 a été publié sur le site Internet de l’ECHA. La mise à jour contient 120 substances qui seront examinées par 21 États membres dans le cadre du processus d’évaluation des substances de REACH. La liste CoRAP comprend maintenant 53 substances nouvellement sélectionnées et 67 substances de la mise à jour publiée l’an dernier.

 

Par Céline GABORIAUD, Ingénieur Environnement aux Ateliers d’Orval

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News informatique : mars 2014

Portiques de contrôle d’identité automatiques

Dans le cadre de l’édition 2014 du CeBIT, la Bundesdruckerei (Imprimerie fédérale), organisme public chargé d’imprimer les billets de banque et les papiers officiels, a présenté ses projets et solutions de gestion de l’identité à l’aide des outils numériques. L’offre s’adresse en premier lieu au secteur public. L’institution propose ainsi des solutions de gestion d’accès aux bâtiments, de paiement sécurisé sur mobile ainsi que des portiques de contrôle d’identité automatisés.

Exploitant les données stockées sur le passeport biométrique, un consortium dirigé par la Bundesdruckerei a développé un système automatisé de contrôle d’identité aux frontières. Ce système, décrit comme plus fiable qu’un contrôle manuel par un agent, s’adapte au flux de passagers dans les aéroports. Le passager place premièrement sa pièce d’identité dans un système vérifiant l’originalité du document. Il entre ensuite dans un sas où une photo est prise, puis comparée à celle stockée sur la puce du passeport. Si aucune irrégularité n’est constatée, le passager peut quitter le sas. Sinon, le contrôlé sera poursuivi manuellement. L’opération nécessiterait environ 18 secondes.

Le consortium a remporté un appel d’offres lancé par le Ministère fédéral allemand de l’intérieur, pour la fourniture de systèmes automatisés de contrôle aux frontières dans les aéroports allemands. D’ici la fin de l’année 2014, les partenaires du consortium Secunet Security Networks et la Bundesdruckerei équiperont les aéroports allemands les plus fréquentés : Francfort, Munich, Düsseldorf et Hambourg.

Source : bulletins-electroniques.com

Le Japon veut certifier les utilisateurs de Big Data pour limiter les problèmes de protection de la vie privée

Le gouvernement japonais prévoit de certifier les compagnies utilisant les Big Data, comme les informations sur les consommations courantes, afin de limiter les problèmes de protection de la vie privée.

Selon certaines estimations, le marché domestique des services accédant à des informations personnelles pourrait atteindre les 1700 milliards de Yen (12 milliards d’euros). Les magasins de proximité et autres commerçants conservent l’historique des achats de leurs clients et utilisent ces informations pour faire de la publicité et développer de nouveaux produits.

Les entreprises accélèrent également la vente de Big Data. Les fabricants automobiles par exemple, traitent les données collectées par les équipements embarqués dans les voitures comme la position ou la vitesse. Ils vendent ensuite ces informations aux gouvernements locaux ou à d’autres entreprises. Cependant, les consommateurs ont du mal à comprendre comment les données sur leurs activités sont collectées et analysées. Certains ont manifesté leur mécontentement suite à l’utilisation des données de leurs cartes de transport Suica, vendues par East Japan Railway. Bien qu’étant un marché prometteur, les Big Data font encore peur aux grandes entreprises qui craignent d’essuyer des plaintes de la part de leurs clients.

Le METI (Ministère de l’Economie, du commerce extérieur et de l’industrie du Japon) espère démarrer le cadre de certification avant la fin de l’année 2014 pour parvenir aux problèmes mentionnés. Les compagnies candidates seront étudiées pour déterminer si elles collectent correctement les données et si elles mettent bien en place des mesures empêchant les fuites de ces données. Les certifications permettront aussi aux compagnies de simplifier leurs conditions de services qui sont parfois très complexes lorsque les données personnelles des clients sont utilisées et/ou revendues.

Le gouvernement considère également une révision de la législation qui permettrait aux entreprises de vendre des informations sur leurs clients sans leur consentement, tant que ces données ne permettent pas de les identifier individuellement.

Source : bulletins-electroniques.com

De l’analyse de Tweets pour prédire les fluctuations de la bourse

La compagnie NTT Data a développé un indice de mouvements boursiers basé sur l’analyse quotidienne des tweets postés au Japon. L’objectif de NTT Data est de vendre cette solution aux investisseurs professionnels pour effectuer des prédictions des mouvements de marchés.

D’autres entreprises effectuent déjà de l’analyse des blogs et de Twitter pour mesurer et rapporter l’attitude des investisseurs qu’ils suivent. De son côté, NTT Data annonce que son nouveau « Twitter Sentiment Index » est le premier à calculer les mouvements des marchés en analysant quotidiennement tous les tweets postés en japonais. L’algorithme scanne les dizaines de millions de tweets postés chaque jour pour en extraire les messages mentionnant les compagnies importantes et analyser leurs contenus afin de produire une donnée numérique représentant le sentiment du jour de la twittosphère à propos des marchés. Cette opération aide à prévoir les fluctuations des marchés, selon NTT Data.

Après avoir testé cet algorithme sur les tweets japonais des 3 dernières années, NTT Data a trouvé une corrélation avec le principal indice boursier de la bourse de Tokyo : le Nikkei. Ce nouvel indice du sentiment de la twittosphère sera mis à disposition des institutions financières et d’investissement sur une base quotidienne ou hebdomadaire par abonnement au mois. Après 6 mois, NTT Data a pour projet de travailler avec ses utilisateurs au développement d’algorithmes plus précis pour prédire les prix des actions.

En mettant à disposition cet indice et en offrant des services de systèmes de prédiction sur mesure, la compagnie espère développer cette activité susceptible de lui rapporter 10 milliards de Yen (70 millions d’euros) après 3 ans.

Source : bulletins-electroniques.com

News environnement : mars 2014

La Phytochip, une biopuce à ADN pour détecter les micro-algues toxiques

Co-financé par le programme Systerra de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR), COMANCHE s’achèvera en juillet prochain. Lancé en 2011, ce projet qui associe des équipes de l’Ifremer, du CNRS et de plusieurs universités françaises (Université de Bretagne Occidentale de Brest, Université de caen Basse-Normandie, Université Pierre et Marie Curie), est le premier en matière de recherche pluridisciplinaire entièrement dédié à la coquille Saint-Jacques Pecten maximus, une espèce très recherchée des gastronomes, mais également très étudiée par la communauté scientifique. COMANCHE a vocation à améliorer les connaissances sur la dynamique des populations de coquilles Saint-Jacques à travers cette approche pluri-thématique allant de l’écologie fondamentale à l’économie des filières.

C’est dans le cadre de ce projet que le Laboratoire de Détection, Capteurs et Mesures du Centre Ifremer de Bretagne, a développé la Phytochip, une biopuce à ADN capable de détecter les micro-algues toxiques dans l’eau de mer. Rappelons que ces dernières ont un impact important sur l’activité de pêche puisque leur prolifération peut entraîner des fermetures de zones pendant parfois plusieurs semaines, la coquille Saint-Jacques se nourrissant en effet d’une trentaine d’espèces d’algues, dont certaines peuvent produire des toxines qui la rendent impropre à la consommation pour l’homme. Aussi est-il capital de pouvoir détecter très rapidement la présence dans l’eau de ces micro-algues. Or avec la Phytochip, le résultat est obtenu en moins de 4 heures. Qui plus est, cette méthode est robuste et peu coûteuse.

Source : bulletins-electroniques.com

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Pourquoi les batteries lithium-ion vieillissent-elles ?

Des chercheurs du Centre Helmholtz de recherche sur les matériaux et l’énergie (HZB) de Berlin se sont intéressés à la question du vieillissement des batteries lithium-ion. Ils ont pour cela étudié des cathodes de batteries de nouvelle génération, et ont utilisé les équipements BESSY II, l’anneau de stockage d’électrons du HZB, et DORIS, l’accélérateur de particules du Centre synchrotron DESY à Hambourg.

La cause principale du vieillissement viendrait du fait que les processus électrochimiques de charge causent des cisaillements dans la cathode, dont sont particulièrement responsables les atomes d’oxygène. Au cours de la décharge, ces cisaillements ne disparaissent pas complètement, ce qui fait qu’au cours des nombreux cycles de la vie de la batterie, une dégradation des performances apparaît.

Jatinkumar Rana, chercheur au HZB, explique le contexte de la recherche : « Les batteries lithium-ion sont essentielles pour les appareils électroniques et, désormais, également pour l’automobile ». Avec ses collègues et en collaboration avec un groupe de l’Université de Münster (Rhénanie du Nord-Westphalie), ils ont étudié les cathodes de nouvelle génération, de formule (x)Li2MnO3*(1-x)LiMO2. Ces cathodes vont être plus efficaces que les cathodes actuelles. De plus, « elles contiennent moins de terres rares ou d’éléments toxiques », comme l’explique M. Rana.

Cependant, la nouvelle cathode a les mêmes défauts de vieillissement qu’une cathode classique. Le rôle du groupe Li2MnO3 lors des processus électrochimiques est incertain. « C’est pourquoi nous avons étudié les effets de la charge et de la décharge au niveau de la structure atomique. », précise M. Rana. Des échantillons de cathode ont été analysés par spectrométrie d’absorption des rayons X, lors du premier et du trente-troisième cycle de charge/décharge. Ces essais ont été réalisés avec le BESSY II et le DORIS. Les chercheurs ont donc pu analyser ce qu’il se passait lors de la charge : des cisaillements apparaissent dans la couche d’oxygène, ce qui, à terme, modifie l’arrangement cristallin de départ. Cette expérience permet donc de vérifier une hypothèse discutée depuis longtemps.

Source : bulletins-electroniques.com

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Un « supergrid » à l’étude pour transporter l’électricité de l’Afrique vers l’Europe

La plus grande centrale solaire d’Afrique du Nord est en train d’être construite à Ouarzazate (Maroc). Dès 2016, de l’électricité d’origine solaire doit y être produite pour un demi-million de personnes. De tels projets pourraient à l’avenir fournir également de l’électricité à l’Europe. Pour transporter l’électricité d’un continent à l’autre, un raccordement fiable au réseau est néanmoins nécessaire. L’Institut Fraunhofer pour les systèmes énergétiques solaires (ISE) de Fribourg-en-Brisgau (Bade-Wurtemberg) mène des recherches en collaboration avec d’autres instituts Fraunhofer sur différents aspects d’un tel « Supergrid » : modélisation d’un système d’énergie approprié, solutions technologiques pour le stockage d’électricité ainsi que pour les réseaux de production et de distribution à courant continu.

Des solutions techniques détaillées pour la modélisation d’un système énergétique approprié ont été dévoilées par les scientifiques de l’Institut Fraunhofer ISE. Tout d’abord, l’interaction des parcs renouvelables et des centrales électriques conventionnelles a été représentée à l’aide d’une modélisation systémique du secteur électrique en Afrique du Nord et dans le sud de l’Europe. Dans un second temps, à l’aide d’un modèle d’optimisation de système énergétique (RESlion), des emplacements pour de nouvelles centrales ont été recherchés en tenant compte de tous les systèmes de production et de stockage existants, ainsi que de l’infrastructure réseau. D’après cette étude, les installations photovoltaïques, installées près des centres de consommation, sont favorisées en Afrique du Nord, même si un rayonnement solaire plus faible est pris en compte. Les centrales thermiques solaires (CSP) sont, elles, principalement installées quand une grande capacité de stockage thermique est nécessaire pour garantir la stabilité du réseau. « Il est important que nous obtenions de l’électricité de façon prévisible à partir de sources renouvelables. L’électricité d’Afrique du Nord pourrait par exemple combler les lacunes dans la production d’électricité européenne à partir de sources renouvelables. Equilibrer la demande et la production d’électricité d’un lieu à un autre, c’est là l’un des principes directeurs du « Supergrid », explique Werner Platzer, directeur du département des centrales solaires thermiques à l’Institut Fraunhofer ISE et coordinateur du projet « Supergrid ».

Contrairement à d’autres centrales basées sur les énergies renouvelables, les centrales thermiques solaires peuvent fournir de l’électricité de façon réglable. Cela se fait par stockage thermique, ce qui consiste à stocker temporairement la chaleur en cas de surproduction, et à la convertir en cas de besoin en électricité à l’aide d’une turbine à vapeur. A l’ISE, différents concepts d’intégration et d’optimisation du stockage thermique sont étudiés et évalués dans les modélisations. Pour cela, l’outil logiciel « ColSim-CSP » développé par l’ISE est employé. Les modèles de centrales diffèrent non seulement sur un plan optique (miroir de Fresnel, cylindre parabolique ou tour), mais également en termes de fluide caloporteur utilisé. Pour les centrales à évaporation directe, où le fluide caloporteur utilisé est l’eau, un dispositif innovant de stockage de chaleur latente avec un échangeur de chaleur en volute est, entre autres, étudié. Avec cette technologie, la capacité de stockage n’est plus proportionnelle à la surface de transfert de chaleur, car le sel utilisé en tant que support de stockage est extrait lors de la solidification et de la fonte. D’autres concepts visent à utiliser des sels à la fois comme support de stockage et comme milieu caloporteur. Le dispositif de stockage peut alors être composé de deux réservoirs distincts, ou d’un seul réservoir de briques creuses afin d’économiser des matériaux de construction, dans lesquels des sels fondus chauds et froids sont disposés en couches. Un prototype est expérimenté afin d’évaluer le potentiel d’un tel stockage en couches. L’interaction corrosive des sels chauds avec différents aciers est notamment analysée.

Par ailleurs, le transport de l’électricité dans le « Supergrid » possède un potentiel d’optimisation. Les grandes centrales renouvelables ou les groupements régionaux de centrales sont souvent dispersés sur de grandes surfaces, et de nombreux convertisseurs électroniques de puissance sont répartis dans l’ensemble du réseau. Dans un tel système, il est souhaitable que chaque centrale n’injecte pas directement l’électricité dans le réseau et que les convertisseurs soient utilisés aussi efficacement que possible. En effet, avec chaque interface entre producteur, réseau et consommateur augmentent les pertes de transmission d’énergie et le coût de l’ensemble du réseau. Par conséquent, la solution choisie consiste à regrouper d’abord l’électricité de plusieurs centrales dans un réseau à courant continu local en moyenne tension, et à la stocker en batteries le cas échéant. Ensuite, l’électricité est injectée au niveau d’un emplacement central dans un réseau à haute tension pour être transportée. L’électronique de puissance joue un rôle important dans de telles interfaces. L’ISE développe donc un démonstrateur de convertisseur de courant continu compact et très efficace. Grâce à l’utilisation de semi-conducteurs en carbure de silicium (SiC), les scientifiques ont pu réaliser un système d’électronique de puissance d’une tension de blocage de 10 kV et à faibles énergies de commutation, permettant une connexion directe avec le réseau de distribution à moyenne tension.

Source : bulletins-electroniques.com

EDF signe une série d’accords avec ses partenaires chinois dans le nucléaire

Dans le nucléaire, l’accord de partenariat global signé avec General Nuclear Corporation (CGN) renouvelle le précédent, qui date de 2010, et prévoit que les deux groupes « poursuivent leur coopération sur l’ensemble de leurs domaines de compétence », comme l’exploitation, la maintenance, l’ingénierie et la recherche et développement, a précisé EDF dans un communiqué.

Les deux groupes, qui exploitent les deux plus grands parcs nucléaires au monde, ont également signé un protocole « pour favoriser la coopération industrielle entre EDF et ses partenaires chinois sur le marché nucléaire britannique ».

EDF, allié aux groupes publics chinois CGN et CNNC, avait officialisé en octobre 2013 un accord portant sur la construction de deux réacteurs nucléaires à eau pressurisée (EPR) du groupe français Areva au Royaume-Uni, un investissement chiffré à 16 milliards de livres (environ 19 milliards d’euros).

EDF a également conclu un accord de coopération dans le nucléaire avec CNNC.

Dans l’énergie thermique, EDF et China Datang Corporation (CDT) ont réaffirmé leur « volonté d’identifier des projets communs de production d’électricité », en Chine et à l’international. Un accord en ce sens avait déjà été signé en avril 2013.

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Découverte d’un nouveau type de virus géant âgé de plus de 30 000 ans

Un nouveau type de virus géant, baptisé « Pithovirus », a été découvert dans le sol gelé de l’extrême Nord-Est sibérien par des chercheurs du laboratoire « Information génomique et structurale » (CNRS/AMU), associés à des équipes du laboratoire Biologie à grande échelle (CEA/Inserm/Université Joseph Fourier), du Génoscope (CEA/CNRS) et de l’Académie des sciences de Russie.

Ces travaux portent ainsi à trois le nombre de familles distinctes de virus géants. Ils sont publiés sur le site des PNAS la semaine du 3 mars 2014.

Avec la famille des Megaviridae (représentée notamment par Mimivirus découvert en 2003) et celle des Pandoraviridae1, les chercheurs pensaient avoir répertorié la diversité des virus géants (seuls virus visibles en microscopie optique du fait d’un diamètre supérieur à 0,5 micron). Ces virus, qui infectent les amibes du genre Acanthamoeba, renferment un très grand nombre de gènes par rapport aux virus courants (les virus comme ceux de la grippe ou du SIDA contiennent une dizaine de gènes). La taille de leur génome est comparable ou dépasse celle du génome de nombreuses bactéries.

En étudiant un échantillon de sol gelé en provenance de l’extrême Nord-Est sibérien (région autonome de Chukotka), les chercheurs ont eu la surprise d’y découvrir un nouveau virus géant âgé de plus de 30 000 ans (contemporain de l’extinction de l’homme de Néanderthal), qu’ils ont appelé « Pithovirus sibericum ». Sa forme en amphore, tel Pandoravirus, a d’abord conduit les scientifiques à penser qu’il s’agissait d’un nouveau membre, certes très ancien, de cette famille. Mais l’analyse génomique de Pithovirus a démontré qu’il n’en était rien : Pithovirus et Pandoravirus n’ont aucune parenté génétique. Le génome de Pithovirus, même s’il reste grand pour un virus, contient beaucoup moins de gènes (environ 500) que celui des Pandoravirus (qui peut atteindre 2 500 gènes). Les chercheurs ont également analysé la composition en protéines (le protéome) de la particule de Pithovirus (longue de 1,5 micron pour 0,5 micron de diamètre). Ils se sont alors aperçus que sur les centaines de protéines qui la constituent, elle n’en partageait qu’une ou deux avec la particule de Pandoravirus.

Une autre différence primordiale entre les deux virus concerne leur mécanisme de réplication à l’intérieur des cellules d’amibe. Alors que les Pandoravirus requièrent la participation de nombreuses fonctions du noyau cellulaire de l’amibe pour se répliquer, l’essentiel de la multiplication des Pithovirus se déroule dans le cytoplasme (en dehors du noyau) de la cellule infectée, rappelant en cela le comportement des grands virus à ADN, comme ceux de la famille des Megaviridae. Paradoxalement, malgré un génome plus petit que celui des Pandoravirus, Pithovirus aurait moins besoin de la machinerie cellulaire de l’amibe pour se propager. Le degré d’autonomie des virus géants par rapport à leur cellule hôte n’apparaît donc pas corrélé avec la taille de leur génome, qui elle-même n’est pas liée à la taille de la particule qui les transporte.

L’analyse approfondie de Pithovirus révèle qu’il n’a quasiment aucun point commun avec les virus géants précédemment caractérisés. Il inaugure donc une nouvelle famille de virus, portant à trois le nombre de familles de virus géants connus à ce jour. Cette découverte, venant rapidement après celle des Pandoravirus, suggère aussi que la diversité des virus en forme d’amphore est peut-être aussi grande que celle des virus dits « icosaédriques »2, qui sont parmi les plus répandus à ce jour. Elle souligne combien notre connaissance de la biodiversité microscopique reste partielle dès que l’on explore de nouveaux environnements. 

Enfin, cette étude montre que des virus peuvent survivre dans le pergélisol (couche de sol gelé en permanence des régions arctiques) sur des périodes quasiment géologiques, c’est-à-dire sur plus de 30 000 ans (correspondant au Pléistocène supérieur). Cette démonstration a des implications importantes sur les risques de santé publique liés à l’exploitation des ressources minières et énergétique des régions circumpolaires que le réchauffement climatique rend de plus en plus envisageable. La résurgence de virus considérés aujourd’hui comme éradiqués, tel celui de la variole dont le processus de réplication est similaire à celui des Pithovirus, n’est désormais plus du domaine de la science-fiction. La probabilité d’un tel scénario devrait être estimée de manière réaliste. Le laboratoire « Information génomique et structurale » s’y attèle d’ores et déjà à travers une étude métagénomique du permafrost qui bénéficie du soutien de l’infrastructure nationale France-Génomique (Investissement d’avenir).

Source : CNRS 

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Nucléaire: une vingtaine de réacteurs pourraient être inutiles, selon le ministère

« Quand on fait des exercices de réflexion pour éclairer ce que seront les futurs scénarios, on part sur des scénarios d’évolution de la demande électrique relativement modérée », en raison notamment d’une efficacité énergétique accrue, a expliqué Laurent Michel, directeur général de l’énergie et du climat au sein du ministère, entendu par la commission d’enquête parlementaire consacrée au nucléaire.

A cela s’ajoutent le développement des énergies renouvelables et l’objectif de réduire de 75 à 50% en 2025 la part de l’électricité nucléaire en France, qui feraient que seuls 36 à 43 gigawatts nucléaires resteraient nécessaires à cet horizon, contre 63 gigawatts installés aujourd’hui, selon lui.

« Ce qui veut dire qu’à ce moment-là », en dehors de toute préoccupation de sûreté, « mais en termes de non besoin, d’inutilité électrique, c’est une vingtaine de réacteurs », a ajouté M. Michel.

La prolongation des centrales nucléaires exploitées par EDF au-delà de 40 ans, limite initialement fixée lors de leur conception, n’est pas seulement une question de sûreté, sur laquelle l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) sera amenée à se prononcer, a dit Pierre-Marie Abadie, directeur de l’énergie.

« Il y a derrière cette question de la prolongation de toutes les centrales, non seulement une question de sûreté, mais aussi la problématique (de savoir si) on en aura besoin ou pas », a-t-il dit.

« Si on prolonge le développement actuel des renouvelables (…), on voit qu’à l’horizon des années 2030, un certain nombre de centrales ne seront plus nécessaires directement », a-t-il précisé. « La quantité de centrales qu’on prolonge sera au regard de l’acceptabilité par l’ASN, mais aussi au regard du besoin de robustesse et de marge de sécurité du système ».

Pour éviter de se retrouver devant un mur d’investissement trop élevé pour le renouvellement même partiel du parc, un lissage des fermetures de réacteurs est nécessaire, selon M. Abadie.

« Suivant combien on en mène à 40, à 50, à 60 (ans), on a plus ou moins de lissage. Par exemple, si on fait tout à 40, il y a un grand mur. Mais si on fait tout à 50, on a juste repoussé le mur de 10 ans. Si on en fait à 40, à 50, à 60, on se retrouve tout d’un coup à pouvoir lisser les investissements. Ca a un impact vraiment très visible sur le niveau des investissement et l’existence ou pas de murs d’investissements ».

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Stress, gestion du temps et perfectionnisme : un cocktail assommant

Nous décrivons ci après cette épreuve existentielle d’imperfection à laquelle vous êtes peut-être confronté et vous proposons quelques pistes pour un meilleur management du temps.

La sensation d’imperfection est une épreuve existentielle qui se manifeste à partir de la conscience douloureuse de l’écart qui existe entre ce qui semble objectivement possible et l’évaluation de ses propres capacités. C’est une sensation de limitation de sa propre puissance. Étymologiquement parlant, est imparfait tout ce qui n’est pas complet.

Tout processus d’amélioration continue comme la démarche « PDCA » ou « roue de DEMING » toute recherche de performance, toute démarche qualité serait impossible sans le désir de perfection pour un travail bien fait, efficace et irréprochable.

Cette épreuve existentielle possède donc une facette stimulante. Mais attention, elle peut également se montrer très désagréable. Cela est particulièrement vrai lorsque sa facette opposée, celle de l’imperfection, commence à se dévoiler.

Dans les organisations, on caractérise d’imparfait toute personne ou toute chose qui présente des défauts, des lacunes, des carences, des manquements. C’est par exemple un travail inachevé ou incomplet, un produit qui ne respecte pas les attentes des clients, une unité qui ne respecte pas les processus décrivant le fonctionnement interne, un responsable hiérarchique qui commet une erreur… La frustration provoquée par la confrontation plus ou moins patente avec sa propre imperfection peut devenir insoutenable pour ceux qui ne sont pas capables d’assumer la réalité de leurs limitations humaines.

Pour tempérer les effets de cette confrontation, nous mettons souvent en œuvre les parades suivantes :

  • le déni de ses limites et de ses imperfections (mégalomanie, mépris des autres, préjugés, fatuité…) ;
  • la recherche de certitudes totales, de compréhension absolue, d’infaillibilité. Le développement de relations arrogantes avec autrui. Développement d’un mode de pensée « vertical » ;
  • la prise de risques démesurés ne tenant aucun compte des ressources et des capacités disponibles ;
  • la fixation d’objectifs démesurément élevés (dont on pourra ainsi nous pardonner la non-réalisation) ;
  • la recherche de boucs émissaires, le déplacement de la responsabilité : « les clients ne comprennent pas le concept », « les forces de ventes ne savent pas mettre ce produit en valeur » ;
  • la non-décision pour éviter l’erreur, difficultés à identifier et à exprimer sa volonté.

Bien qu’une certaine dose de perfectionnisme puisse être stimulante pour la performance individuelle et collective, nous connaissons tous ses effets néfastes. Une accentuation exagérée de cette orientation existentielle conduit ceux qui en sont victimes à la perte du discernement de l’essentiel, à la noyade dans les détails et à des dépenses d’énergies et de ressources disproportionnées par rapport aux résultats obtenus. 80 % des efforts pour obtenir 20 % des résultats. Les perfectionnistes confondent précision et performance.

Comment aider les entreprises et les personnes qui « s’enlisent » dans le perfectionnisme ?

Voici quelques pistes :

  • travail de deuil de son image idéale… Apprendre à assumer ses imperfections et à lâcher prise ;
  • travail de réappropriation des introjections (« Il faut que tu sois le meilleur ! ») ;
  • travail sur l’acceptation de ses propres limites ;
  • travail d’évaluation positive (apprendre à pratiquer l’investigation appréciative des phénomènes qui nous entourent).

Par Dino Ragazzo

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Comment faire ce que vous devez faire lorsque vous n’avez pas envie de le faire

Le cas où la mobilisation vers l’action est particulièrement difficile est celui que nous abordons ici et auquel vous avez certainement été confronté(e) au cours de votre vie professionnelle. Il s’agit de situations où votre engagement ne semble pas librement consentit mais – en quelque sorte – contraint par une exigence (morale, éthique, influence, raison, pouvoir etc…).

Dans ce qui suit, nous supposerons que les alternatives suivantes ne sont pas disponibles :

  • Vous ne réalisez pas la tâche (Éliminer) ;
  • Vous la faites faire par quelqu’un d’autre (Muter) ;
  • Vous la re-re-re planifiez (Procrastiner).

Il ne vous reste donc aucune autre alternative que celle de réaliser quand même cette « abominable » tâche. Alors pourquoi attendre davantage ? Les 3 propositions suivantes pourront vous aider à avancer vers l’action. Elles visent à augmenter le niveau d’énergie du « je veux » dont vous avez besoin pour vous mobiliser maintenant.

1- ÉNUMÉREZ au moins DEUX AVANTAGES dont vous bénéficierez lorsque la tâche sera réalisée

Satisfaction, soulagement, délivrance, sécurité, sérénité, etc… ?

Les médicaments ont souvent un goût désagréable. C’est pour cette raison que nous n’avons pas envie de les avaler. Ce qui nous conduit à le faire quand même, c’est la liste des avantages dont nous allons bénéficier lorsque nous aurons quand même avalé la mauvaise potion. Cela vous rappelle quelque chose ? Alors pas de temps à perdre. Puisque vous devez réaliser cette p… de tâche ; qu’adviendra-t-il d’agréable pour vous lorsqu’elle sera réalisée ? Impossible de ne pas trouver au moins deux réponses à cette question.

2- DÉCOUPEZ la tâche en trois petites parcelles ET RÉALISEZ la première parcelle dans la journée

Répéter cette étape chaque jour et autant de fois que nécessaire avec le restant de la tâche. En général, il ne vous faudrait pas plus de 3 jours pour en venir à bout.

Obligez-vous à réduire au maximum le délai de réalisation de la première parcelle. Idéalement, la réaliser immédiatement.

  • Exemple : Je dois remettre le rapport que Franck m’a demandé

Les 3 petites parcelles :

  • je récupère les données ;
  • je construis le plan du rapport ;
  • je rédige le rapport.

Il est 11h00 ; je planifie la réalisation de la première parcelle maintenant (ou au plus tard à partir de 14h00).

3- Ne restez pas seul(e)

  • Discutez avec un collègue, un ami, un membre de votre famille… des raisons qui vous empêchent de passer à l’action ;
  • Demandez-lui de vous écouter sans vous interrompre ;
  • A la fin de votre explication demandez-lui de reformuler le plus fidèlement possible ce qu’il ou elle a compris. Ne l’interrompez pas ; écoutez le (la) jusqu’au bout ;
  • Envisagez ensemble – en mode brainstorming – plusieurs solutions ou alternatives au problème qui a été formulé clairement.

Exemples de reformulations (et de pistes de brainstorming)

Je comprends que tu repousses constamment la date de réalisation de cette tâche parce que :

  • Tu as peur de ne pas y arriver  (rechercher des alternatives par rapport à cette peur) ;
  • Tu ne te sens pas assez compétent (rechercher des alternatives à cette angoisse d’incompétence) ;
  • Tu n’as pas envie de faire ce qui t’est demandé (rechercher des alternatives par rapport à ma résistance) ;
  • Le sujet est difficile (rechercher des alternatives pour simplifier le sujet) ;
  • Le sujet est ennuyeux (rechercher des alternatives pour égayer le sujet) ;
  • Le travail est rébarbatif (rechercher des alternatives pour rendre le sujet agréable) ;
  • Tu n’entrevois pas la valeur ajoutée de ce travail (Énumérer les Valeurs Ajoutées qui ont du sens pour vous)…

Que vous le vouliez ou non, aucune de vos actions ne peuvent être réalisées sans que vous l’ayez décidé. Il est impossible – au bout du compte – que vous réalisiez une action « à l’insu de votre plein gré »… puisque c’est vous qui investissez votre énergie pour accomplir le résultat. Personne d’autre que vous ne donne l’ordre à vos muscles de taper sur ce clavier pour rédiger ce rapport.

Il y a donc fatalement un moment ou vous fabriquez suffisamment de « JE VEUX » pour vous atteler à cette tâche si contrariante. Faites-nous part de votre expérience des 3 conseils ci-dessus et bon courage !

Par Dino Ragazzo

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La mobilité 2.0 émerge en France !

Suite au projet SCORE@F qui a démontré la faisabilité des systèmes de transport intelligents coopératifs à faible échelle en 2013, la France lancera en 2014 une grande expérimentation dans le cadre de l’appel à projets européen SCOOP@F. Plus de 3 000 véhicules communicants seront déployés sur 2 000 km de routes connectées.

L’expérimentation se déroulera sur 5 sites pilotes : les voies rapides d’Ile-de-France, les routes bretonnes, l’autoroute Paris-Strasbourg, la rocade bordelaise et quelques routes départementales en Isère. Ce projet mobilisera environ 20 millions d’euros, notamment autour de partenaires publics et de constructeurs automobiles.

Les constructeurs et les gestionnaires d’infrastructures y expérimenteront la collecte d’informations pour la gestion dynamique du trafic et les alertes liées aux accidents et aux chantiers. Si l’expérimentation s’avère concluante, un déploiement national pourrait voir le jour dès 2017.

Des systèmes de transport intelligents coopératifs ?

Les systèmes de transport intelligents coopératifs sont des systèmes de communication locaux sans fils permettant des échanges d’informations en temps réel entre véhicules ou entre véhicules et infrastructures routières. Ils préfigurent la mobilité de demain en améliorant la sécurité routière, la gestion du trafic routier, le confort et en favorisant l’éco-conduite.

Les véhicules communiqueront localement avec d’autres véhicules via frd récepteurs embarqués dans les véhicules et avec des serveurs centraux, via des bornes Wi-Fi installées sur le bord de la route, en Wifi 802.11p. La 3G permettra d’assurer la continuité de la connexion Internet. Les informations telles que la position GPS, la vitesse et la direction seront envoyées par chaque véhicule en temps réel. Toutes ces données permettront aux véhicules de percevoir avant leur conducteur ce qui se passe dans leur environnement proche.

La communication entre véhicules permettra d’éviter des collisions entre véhicules lorsque, par exemple, des voitures sont arrêtées après un virage, lorsqu’une voiture grille un feu rouge ou lorsqu’un objet est signalé sur la chaussée. Les infrastructures communiqueront aux véhicules des informations sur les conditions de circulation, la présence d’objets sur la chaussée ou d’un véhicule à contre-sens, la vitesse autorisée, les chantiers en cours, les accidents, etc. Cela révolutionnera l’information sur autoroute qui est pour le moment, assurée par Autoroute-FM et par des panneaux d’informations espacés d’au moins 30 kilomètres, qui ne délivrent qu’un message à la fois.

Les informations seront délivrées aux automobilistes via une tablette connectée fixée sur le tableau de bord. Les bornes Wifi placées sur les infrastructures, d’une portée de 1,5 km de rayon, équiperont en priorité les échangeurs, les carrefours et les points d’intérêt, comme les stations services, pour fournir des informations aux points stratégiques.

Des voitures informées en permanence

La portée de ce Wifi entre véhicules est d’environ 700 mètres : les messages sont transmis de véhicules en véhicules et triés automatiquement pour ne délivrer que les messages pertinents aux conducteurs. Les informations sont échangées entre véhicules, sans action du conducteur et notifiées aux conducteurs grâce à la diffusion de messages ou d’alertes. L’ensemble de ces messages peut également être collectée par des unités situées en bord de route et remontées vers un centre de gestion du trafic routier. Dans ce cas, des consignes appropriées peuvent être transmises à l’ensemble des conducteurs grâce aux bornes situées en bord de route.

Par ce test grandeur nature, la France espère rattraper son retard par rapport à  l’Allemagne et aux Etats-Unis. Notamment, aux Etats-Unis, dans le Michigan, la ville d’Ann Harbour a déjà mené un test sur 3 000 véhicules connectés pendant 18 mois et le Département des Transports américain a approuvé les technologies de communication entre véhicules. Les allemands avaient pris de l’avance avec le projet SIM Td (120 véhicules testés pendant plusieurs mois à Francfort) et vont prochainement lancer leur projet de corridor connecté reliant l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Autriche.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

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Record – Le kWh solaire vendu à moins de 4 centimes au Texas !

Etat du sud des Etats-Unis, plus grand que la France et peuplé de 26 millions d’habitants, le Texas dispose d’énormes quantités de terres très ensoleillées et arides propices à l’installation de grandes centrales solaires PV.

« A ce prix c’est un game-changer, pas seulement pour Austin Energy, mais pour le futur de l’électricité au Texas » a déclaré Tom  Smith, leader du groupe Public Citizen, au journal local Austin American-Statesman.

Le contrat est signé pour une durée de 25 ans et concerne de grandes centrales solaires au sol. Austin Energy délivre l’électricité à environ un million de consommateurs de l’agglomération des Silicon Hills, surnom d’Austin du fait de la présence des sièges sociaux ou des usines de grandes entreprises telles que Dell, Apple, Freescale, IBM, Hewlett-Packard, AMD, Texas Instruments et National Instruments.

Un coût aussi bas de l’électricité grâce au solaire est un atout pour la compétitivité économique locale. Et une croissance du solaire est bénéfique pour l’image de marque de la ville.

Le solaire deux fois meilleur marché que le nucléaire EPR

Sun Edison percevra une aide fédérale de 3 cents par kWh (2,2 c€), ce qui signifie que le kWh PV est rentable au Texas pour Sun Edison dès 3,6 + 2,2 = 5,8 c€. C’est un niveau extrêmement bas, deux fois meilleur marché que le nucléaire de troisième génération. EDF a en effet demandé à la Grande-Bretagne un tarif d’achat de 10,9 c€ pour ses centrales nucléaires EPR.

Dans le sud de la France, par exemple en Aquitaine, les grandes centrales PV sont dès à présent rentables avec un tarif d’achat d’environ 9 c€. Malheureusement l’état français a fixé un tarif d’achat à 7,36 centimes d’euros (tarif valable au 1er janvier 2014), c’est à dire en dessous du seuil de rentabilité, ce qui bloque les projets. Cette situation scandalise les professionnels de la filière. Ils y voient la main des défenseurs des énergies non durables. François Hollande s’est pourtant engagé à réduire la part du nucléaire de 75% à 50% en France à horizon 2025.

Un rapport de l’Agence Internationale de l’Energie – The Power of Transformation – publié en février 2014 montre que l’ensemble des réseaux électriques de planète peuvent intégrer de hauts niveaux d’électricité renouvelable variable et que le surcoût lié aux outils de flexibilité nécessaire à la gestion de ces ressources fluctuantes est marginal.

Un record mondial

Un autre contrat PPA (Power Purchase Agreement) portant sur l’achat d’électricité photovoltaïque a été conclu en Caroline du Nord il y a quelques mois pour un peu moins de 7 cents le kWh. Et en février 2014 au Nouveau-Mexique pour 5,8 cents. Avec ses 5 cents, Austin bât ainsi le record des Etats-Unis. Et du monde.

Au Texas, seul l’éolien terrestre permet de délivrer un kWh encore meilleur marché, entre 2,8 et 3,8 cents (entre 2 et 2,7 c€). Malgré la baisse du prix du gaz consécutive au boom du gaz de schiste le kWh des centrales à gaz texanes coûte environ 7 cents. Celui des centrales au charbon 10 cents. Et enfin celui des centrales nucléaires 13 cents.

L’un des intérêts majeurs du solaire photovoltaïque est de ne pas consommer une seule goutte d’eau pour la production électrique, contrairement aux centrales thermiques. Ces dernières en ont besoin en très grandes quantités pour alimenter les circuits de refroidissement et sont ainsi vulnérables en période de sécheresse.

Par Olivier Daniélo

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Birmanie: Total et d’autres géants de l’énergie choisis pour explorer des blocs offshore

L’anglo-néerlandais Shell, les américains Chevron et ConocoPhillips, le norvégien Statoil, ou encore le britannique BG font également partie des groupes choisis, seuls ou en partenariat.

La Birmanie avait lancé en avril 2013 un appel d’offre très attendu pour 30 blocs, 11 en eaux peu profondes et 19 en eaux profondes.

Mais seulement 20 (10 de chaque) ont été annoncés mercredi par les autorités qui n’ont pas donné d’informations sur les autres. Total s’est vu attribuer un bloc en eaux profondes.

Depuis la dissolution de la junte en mars 2011, les réformes lancées par le nouveau gouvernement quasi-civil ont provoqué la levée de presque toutes les sanctions occidentales. Bénéficiant de cette nouvelle image, la Birmanie, dont les réserves énergétiques exactes ne sont pas connues, attise la convoitise des « majors ».

Le ministère de l’Energie a indiqué qu’il recevrait 226,1 millions de dollars comme « bonus de signature » de la part des groupes choisis une fois que l’exploration aura commencé.

« Ce montant est le plus important que nous ayons jamais reçu », a-t-il ajouté dans un communiqué, précisant que 68 entreprises à travers le monde avaient exprimé un intérêt pour les blocs et que 30 avaient finalement déposé une offre.

Pour les blocs en eaux peu profondes, les groupes étaient tenus de s’associer avec une entreprise d’Etat birmane, mais pouvaient pour la première fois postuler seuls pour les blocs en eaux profondes nécessitant plus d’investissements et de compétences techniques.

Ce qui n’empêchera pas la Birmanie d’imposer à tous les investisseurs un contrat de partage de la production avec Myanma Oil and Gas Enterprise (MOGE), la principale entreprise d’Etat dans le secteur.

Les autorités, qui ont également eu recours à des appels d’offre pour des blocs onshore, avaient promis la plus grande transparence dans les procédures et une distribution équitable des richesses issues du secteur, après des décennies de confiscation des dividendes du sous-sol par la junte.

Plusieurs entreprises étrangères sont déjà en partenariat avec des sociétés birmanes pour l’exploitation de blocs offshore gaziers ou pétroliers, dont Total, installé en Birmanie depuis 1992, avant l’imposition des sanctions.

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Des chercheurs conçoivent une chambre simulant les conditions sur Mars

Pour répondre aux nombreuses questions qui se posent quant à l’habitabilité de Mars, il est indispensable en premier lieu de mettre au point de nouveaux capteurs et instruments capables de détecter les caractéristiques atmosphériques et de la surface de la planète, expliquent ces scientifiques dont les travaux ont été publiés mardi dans la revue américaine Review of Scientific Instruments.

« Mars est un bon endroit pour développer nos connaissances sur des planètes similaires à la Terre et est de ce fait la cible de nombreuses missions de la Nasa et de l’Agence spatiale européenne (ESA) », relève Jose Angel Martín-Gago, professeur à l’Institut des Sciences des Matériels de Madrid, principal chercheur sur ce projet.

« Notre groupe s’est concentré sur la mission du robot américain Curiosity et met au point une station météorologique qui sera utilisée lors de futures missions d’exploration de la surface de Mars », ajoute-t-il.

En construisant ici sur Terre, dans une chambre à vide, des systèmes capables de reproduire l’environnement martien dont les températures, la pression atmosphérique, la composition de l’atmosphère et les radiations, ces chercheurs peuvent tester les instruments et détecteurs dans des conditions « réelles ».

Un chambre de simulation de Mars a déjà permis de tester certains capteurs météorologiques utilisés à bord de Curiosity, le robot qui s’est posé sur le sol martien en août 2013.

L’équipe travaille actuellement sur notamment la simulation de la poussière sur Mars.

« Nous simulons les effets de la poussière sur Mars –l’un des principaux problèmes de l’exploration planétaire– pour mieux comprendre comment les instruments fonctionnent quand ils sont empoussiérés », précise Jesus Sobrado, le scientifique chargé du développement technique.

Outre Mars, l’équipe a aussi conçu et construit des chambres à vide simulant les environnements d’autres planètes et même d’Europa, une des lunes recouverte de glace de Jupiter ainsi que de l’espace intersidéral et de régions interplanétaires.

Ces scientifiques travaillent actuellement avec la Nasa pour tester une nouvelle station météorologique dans le cadre de la mission Insight (Interior Exploration using Seismic Investigations, Geodesy and Heat Transport) visant à placer un atterrisseur sur Mars pour étudier les profondeurs de la planète.

Ils testeront également les instruments du « Mars Environmental Dynamics Analyzer and Sign of Life Detector » , pour détecter surtout des signes de vie sur Mars, une mission prévue en 2020.

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Fukushima: le rejet en mer d’eau souterraine pompée en amont des réacteurs débutera en mai (presse)

Quelque 400 tonnes d’eau souterraine entrent chaque jour dans les bâtiments du site atomique, augmentant d’autant la quantité d’eau contaminée au contact des équipements, eau qu’il faut ensuite stocker puis assainir, une tâche devenue insurmontable.

Pour résoudre en partie ce problème, la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) et les autorités ont imaginé un plan de « déviation », qui consiste à pomper l’eau souterraine en amont des installations, à la stocker temporairement pour contrôler qu’elle n’est pas radioactive et enfin, si elle est saine, à la déverser dans l’océan Pacifique voisin.

Mardi, les coopératives de pêcheurs de Fukushima ont donné leur accord de principe pour ce procédé, avec quelques conditions néanmoins.

Selon le journal Nikkei, cette opération, proposée il y a un an mais alors refusée par les mêmes pêcheurs, doit finalement débuter en mai.

Elle permettra de réduire de 100 tonnes la quantité quotidienne d’eau nouvellement contaminée.

Pour autant, le problème majeur des volumes effarants d’eau radioactive accumulée à la centrale Fukushima Daiichi sera loin d’être résolu, d’autant que le système de traitement de l’eau, ALPS, est tout sauf fiable: il n’en finit pas de tomber en panne.

Une conférence de presse de dirigeants de Tepco est prévue en fin de journée mercredi pour faire le point sur cette situation.

kap/jr

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Environnement : le reflux de l’Europe ?

Le droit de l’environnement, tel qu’il s’applique en France, est pour l’essentiel constitué de normes européennes ou issues de normes européennes. Plusieurs grandes directives communautaires « déchets », « oiseaux » ou « habitats » ont permis une élévation considérable du niveau d’exigence écologique dans les États membres. Le droit de l’Union européenne a donc été un facteur décisif de progrès des droits nationaux en cette matière. Aucun étudiant en droit, aucun juriste ne peut ignorer l’apport de la construction européenne au droit de l’environnement.

Pourtant, le droit de l’environnement pourrait être le théâtre et la victime d’un déclin de l’idée européenne. Plusieurs signaux laissent craindre un reflux de l’Europe et de son droit de l’environnement dans son organisation actuelle, tout au moins en France.

Il semble en effet que les États, dont le nôtre, privilégient de nouveau une approche nationale des problèmes environnementaux. L’approche européenne a-t-elle vécu ? Le dossier des organismes génétiquement modifiés (OGM) peut le laisser craindre.

Le processus de révision de la directive 2001/18 sur la dissémination volontaire des OGM dans l’environnement, engagé en 2008 pourrait aboutir à une « Europe à la carte » : chaque État, pourrait, selon des scénarios différents, interdire ou non, en tout ou partie, la culture de plants génétiquement modifiés sur son territoire.

Pourtant, les phénomènes de dissémination n’ont sans doute pas de frontière. Sans attendre, les parlementaires français s’apprêtent à voter une loi d’interdiction de la culture du maïs transgénique, au motif précis de la carence de l’Union européenne, laquelle justifie alors une « reprise en main » du dossier au plan national.

Autre exemple : les hydrocarbures non conventionnels. Si la controverse sur les gaz de schiste existe, sous des formes diverses, dans de nombreux États, ces derniers conservent jalousement leurs droits et codes miniers et la Commission européenne n’a pu accoucher que de quelques recommandations vite oubliées sur le sujet.

Même difficulté pour la protection des sols. Le sol constitue à n’en pas douter un élément central de notre éco système. C’est pourtant en vain que la Commission européenne a tenté pendant une décennie de faire adopter une directive-cadre sur les sols. Les États préférant ici aussi une approche nationale, notamment de la gestion des sols pollués.

L’Europe de l’énergie ? Tout le monde l’appelle bien sûr de ses vœux. Mais beaucoup de monde lutte aussi contre des objectifs nationaux de développement des énergies renouvelables au profit d’un vague objectif européen non contraignant et que personne ne retiendra.

L’Europe de l’énergie demeure malheureusement un vœu pieux. L’Europe de la lutte contre le dérèglement climatique tout autant. L’organisation des conférences des parties à la convention internationale sur le climat demeure la chasse gardée des diplomaties nationales et la voix de l’Europe peine grandement à se faire entendre. Personne ne fait grand cas d’une éventuelle position commune de l’Union européenne pour le prochain sommet mondial du climat qui doit se tenir à Paris en 2015.

Les exemples pourraient être ainsi multipliés. Presque aucune des branches du droit de l’environnement n’est actuellement épargnée. Plus grave, les violations du droit de l’Union européenne ne cessent pas, comme c’est le cas en matière de qualité des eaux, voire sont parfois complètement assumées. Or, est-il besoin de rappeler que les pollutions n’ont pas de frontières ? Et que la montée des égoïsmes nationaux représente une menace pour l’environnement et son droit ?

Tout se passe comme si le droit européen de l’environnement ne devait plus s’occuper que du particulier et non du général, du détail plutôt que du principe. Aussi utile soit-il, l’adossement en 2005 de la Charte de l’environnement à la Constitution française a aussi témoigné que la constitutionnalisation des principes directeurs du droit de l’environnement offrait davantage de protection que leur inscription en droit de l’Union européenne.

Ne faisons pas fausse route : l’avenir du droit de l’environnement dépend du progrès de l’idée européenne. Ce progrès dépend de la capacité de l’Union européenne à modifier les conditions de rédaction de ce droit, à réduire la part des administrations nationales au profit des élus – parlementaires ou locaux – et des citoyens. Le renforcement du pouvoir d’influence du Parlement européen, la démocratie participative, le dialogue environnemental sont des idées qui doivent cheminer, à Bruxelles également.

À défaut, nous assisterons encore longtemps au reflux à la fois de l’Europe et de l’écologie. Et les incantations sur la coopération franco-allemande « moteur de l’Europe » ne suffiront pas à inverse ce cours des choses. Ici aussi existe une urgence européenne.

Source : Euractiv.fr

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Cartographie de l’information : quelles méthodes pour quelles applications ?

Entretien avec Denis Parade, consultant formateur en cartographie de l’information.

Techniques de l’Ingénieur : Denis Parade, qu’est-ce que la cartographie de l’information ?

portrait3Denis Parade : Ce terme regroupe les outils permettant de clarifier, analyser et comprendre les stocks de données. Aujourd’hui, les entreprises conservent, exploitent, transmettent de plus en plus de données, au point de souffrir d’une perte de visibilité. La cartographie de l’information vise à éclaircir les choses en les mettant visuellement en forme, en s’appuyant sur l’intelligence visuelle.

A minima, cela consiste à faire des histogrammes ou des camemberts via Excel, en maitrisant toutefois un minimum de connaissances, pour éviter les biais d’interprétation.

Mais il existe plein d’autres formes beaucoup plus élaborées pour organiser visuellement ses données, et beaucoup à inventer également, puisque dans ce domaine il s’agit généralement de sur-mesure, avec pour appui l’expérience et des technologies très innovantes.

Techniques de l’Ingénieur : En tant qu’ingénieur en développement informatique, votre rôle consiste  donc également à développer des outils exclusifs aux entreprises ?

Denis Parade : Ça peut être le cas sur de grosses structures ayant des besoins très spécifiques. Mon rôle peut également être de former les équipes sur un logiciel préexistant et correspondant aux besoins de la structure.

Techniques de l’Ingénieur : Vous animez chez Techniques de l’Ingénieur trois formations, sur le Mind mapping, la visualisation des données et la cartographie de réseau. De quoi s’agit-il ?

Denis Parade : Le Mind mapping consiste à organiser ses idées via une carte heuristique, partant d’un point central et rayonnant en plusieurs branches, puis sous-branches. A quoi cela sert-il ? A organiser ses idées de façon plus claire, et donc ses projets, plans de sites web, formations, etc, en ayant une vision globale de son projet sur une même page, que ce soit à titre professionnel ou personnel. Le public potentiellement intéressé est donc très large, mais dans cette formation, j’adapte spécifiquement au profil de l’ingénieur, et à la gestion de projet. Notons qu’il s’agit d’un Workshop et non d’une formation classique, il n’y a donc pas de déroulé précis, puisqu’il s’agit de travailler sur les problématiques des participants, en s’appuyant sur les techniques, outils et logiciels que je peux leur apporter.

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Pour la visualisation des données, je m’adresse plus particulièrement à un public de cadres et de scientifiques cherchant à présenter des résultats de travaux de la façon la plus agréable possible. Il faut certains prérequis en informatique, puisque nous allons travailler sur des statistiques, de la cartographie, des mathématiques, du HTML5, ou encore de la programmation. Là aussi il s’agit d’un Workshop, on reste donc dans le traitement des problématiques propres aux participants.

Enfin, la formation Cartographie des données relationnelles, avec le logiciel Gephi, permet de visualiser sur une carte des

« nœuds » (personnes, documents, objets, etc) et les relations (relations d’amitiés, citations, utilisation dans un même dispositif, etc) qui les associent plus ou moins fortement. C’est par exemple très utile aux chercheurs en bibliométrie, qui étudient qui publie et qui cite qui, quels sont les réseaux de chercheurs, les liens et absence de liens entre entités scientifiques.

Le rachat WhatsApp est-il un bon coup ?

Ce qu’il faut savoir.

L’application mobile de messagerie multiplateforme WhatsApp est un moyen de communiquer gratuitement et facilement qui séduit chaque mois près de 450 millions d’utilisateurs actifs. Pas moins de 27 milliards de messages circulent chaque jour.

Et pour cause, l’application est gratuite et sans publicité. Il suffit de disposer d’un smartphone. Elle permet d’échanger des messages à travers le monde sans avoir à payer un forfait, ni, si l’on se trouve être à l’étranger, dépenser une somme astronomique pour quelques textos. 

Comme sur Facebook, il est possible de créer des groupes de discussion en choisissant les personnes invitées et le thème de la discussion. Le parcours du fil de discussion est simple et se fait avec clarté. 

Cela rend WhatsApp convivial. Toute la famille peut contribuer aux conversations, envoyer des photos malgré la distance ou des pièces jointes sans restriction de taille.

WhatsApp, une communauté florissante.

C’est un fait, de plus en plus de personnes se tournent vers cette application – on parle d’un million de nouveaux utilisateurs par jour. Sa croissance serait plus forte que celle de Facebook. C’est sans doute pour cette raison, par crainte que WhatsApp ne devienne une concurrence trop pesante, voire ne la dépasse, que la société de Mark Zuckerberg a racheté WhatsApp. Et c’est probablement un bon calcul si l’on se réfère aux prévisions du géant américain qui entrevoit un milliard d’utilisateurs d’ici quelques années.

Qui plus est, l’application est populaire dans de nombreux pays où Facebook peine à séduire: notamment dans des pays d’Amérique du Sud, d’Europe et d’Afrique.

Le hic : le recours contre le rachat de WhatsApp.

Des groupes de défense de la vie privée se sont en effet offusqués contre le récent rachat de WhatsApp. Car en rachetant l’application, Facebook pourrait s’accaparer dans la foulée ses utilisateurs et leurs données confidentielles. Ce que Jan Koum le cofondateur de WhatsApp avait pourtant affirmé ne jamais faire en 2009. La crainte concerne un mauvais usage des données personnelles. 

Les groupes de défense en question, le Centre pour la démocratie numérique et le Centre pour la protection des informations électroniques, se plaignent notamment de « pratiques injustes et trompeuses ». Avec WhatsApp, les utilisateurs avaient l’assurance de ne pas recevoir de publicité et de ne pas subir d’espionnage ni de collecte de données. La donne change évidemment avec Facebook qui se veut tout de même rassurant « WhatsApp honorera ses engagements de respect de la vie privée et de sécurité ». Affaire à suivre.

Par Sébastien Tribot

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«Le monde produit suffisamment de nourriture pour alimenter douze milliards de personnes»

Sur la base des publications de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, le Ministère de l’agriculture  estime que « d’ores et déjà, selon des calculs de la FAO, le monde produit suffisamment de nourriture pour alimenter douze milliards de personnes ». 

Manquerons-nous de surfaces cultivables ?

Il est « inexact »  d’affirmer cela selon le Ministère. « Depuis 50 ans, la production agricole a été multipliée par un facteur compris entre 2,5 et 3. L’augmentation des rendements et l’intensité culturale y ont contribué pour 85 %, l’accroissement des surfaces agricoles pour 15 %. » Et les co-auteurs de rappeler que  « la FAO indiquait que 90 % des nouveaux besoins alimentaires à l’horizon 2050 seront satisfaits par des augmentations de rendement des terres actuellement cultivées. Les 10 % restant devraient provenir de l’extension des surfaces cultivées. »

 Il y a sur terre, selon la littérature en la matière, entre 5 et 25 millions de kilomètres-carrés de disponibles sur terre pour l’agriculture. Il est donc théoriquement possible de passer de 16 millions de kilomètres-carrés cultivés aujourd’hui à 41 millions de kilomètres-carrés, c’est-à-dire de multiplier par 2,5 la surface cultivée. Si en plus les rendements par unité de surface sont améliorés, il y a vraiment de quoi nourrir beaucoup d’êtres humains correctement.

Les OGM, ou alors manger des insectes ?

« Il faudra produire plus (…) Il faudra aussi consommer moins de ressources en s’attachant en particulier à gaspiller moins de nourriture » estiment les 17 co-auteurs du rapport gouvernemental.

Il est possible de réduire l’empreinte surfacique des cultures en recourant notamment à des plantes génétiquement améliorées. Le ministère considère que les biotechnologies « peuvent être utiles pour lutter contre la faim dans le Monde ».  Un point de vue non partagé par une partie des ONG environnementales en campagne contre les Organismes Génétiquement Modifiés, et en revanche favorables, par exemple, au remplacement de la viande animale par des protéines à base d’insectes ou autres invertébrés. 

Un plus large recours aux  outils de protection des cultures et aux engrais dans les pays pauvres, qui à ce jour les utilisent encore peu, permettrait également de réduire l’empreinte surfacique des cultures. 

La bombe démographique est désamorcée

La fondation GapMinder (www.GapMinder.org), fondée par le professeur de santé publique suédois Hans Rosling, fait campagne depuis plusieurs années pour combattre les idées reçues en matière démographique. Elle montre, sur la base de données statistique présentées de manière très pédagogique, que  la population humaine va se stabiliser.  

Cette campagne a sensibilisé de nombreux intellectuels influents dans le monde, y compris le journaliste britannique Fred Pearce dont l’ouvrage, « L’apocalypse démographique n’aura pas lieu », a été publié en version française par la fondation Good Planet de Yann Arthus-Bertrand.

Selon Hans Rosling, « le nombre d’enfants qu’il y a aujourd’hui dans le monde n’augmentera probablement plus, nous sommes entrés dans l’âge du peak child », une expression qu’il utilise sous forme de clin d’œil à ceux qui sont angoissés par le peak oil, le pic de pétrole.  

Une campagne relayée par la fondation de Bill & Melinda Gates  

Pour Melinda Gates de la fondation du même nom, « Hans Rosling est l’un de mes fournisseurs de données préféré ». Un sacré compliment de la part de la femme du créateur de Microsoft. La conférence TED du philanthrope scandinave a été très remarquée. Son documentaire « Les faits à propos de la population. DON’T PANIC », diffusé par la BBC, également. Grâce à Hans Rosling « mon point de vue concernant un futur durable est bien plus optimiste que celui des malthusiens. La planète ne va pas mieux quand on laisse mourir les plus pauvres » a déclaré Mélinda Gates.

En effet, comme l’illustre avec brio GapMinder, plus le PIB par habitant est élevé, moins le nombre d’enfant pas femme est élevé. « Les êtres humains ne sont pas des machines. Nous ne reproduisons pas de manière stupide. Nous basons nos décisions selon les circonstances auxquelles nous faisons face » souligne Mélinda Gates. 

Pour « sauver la planète », la meilleure stratégie est alors probablement d’aider les plus pauvres à s’enrichir. Ceci afin de stabiliser la population mondiale, le premier terme de l’équation de Kaya. Et en outre plus on est riche, mieux on est armé pour s’adapter aux conséquences du changement climatique, quelles qu’en soient ses causes.   

C’est dans tous les cas une vision séduisante sur le strict plan de l’éthique humaniste. 

Par Olivier Daniélo 

En savoir plus :
> Le rapport du Ministère de l’Agriculture
> Le site de la fondation GapMinder 
> La conférence « La machine à laver magique », par Hans Rosling  (sous-titrage vers le français disponible)