Le ministère américain de l’Intérieur a annoncé lundi l’abandon de deux grands projets éoliens offshore qui impliquaient notamment le Français Engie, une nouvelle manifestation de la politique énergétique du gouvernement Trump tournée vers les énergies fossiles.
La décision concerne d’abord Bluepoint Wind, qui devait être installé au large des côtes du New Jersey ainsi que de New York et alimenter environ un million de foyer.
Le consortium formé autour de Bluepoint Wind est composé du Français Engie, du Portugais EDP Renewables et de la société d’investissement américaine Global Infrastructure Partners (GIP), filiale de BlackRock.
Le ministère a également fait état de la fin d’un autre programme éolien offshore majeur, Golden State Wind, au large des côtés californiennes, entre Monterey et Santa Barbara, qui devait lui fournir environ 1,1 million de foyers en électricité.
Engie et EDP Renewables étaient également impliqués dans ce consortium via leur société commune Ocean Winds, associée à la société d’investissement Reventus Power, bras financier dans l’éolien en mer du fonds de pension canadien CPPIB.
Cette décision est une nouvelle illustration de la politique du gouvernement américain, ouvertement opposé au développement de nouvelles capacités éoliennes offshore aux Etats-Unis.
Fin mars, TotalEnergies et l’administration Trump avaient déjà signé un accord consacrant la clôture de deux projets éoliens en mer, au large de New York et de la Caroline du Nord.
Comme dans le cas de TotalEnergies, les partenaires de Bluepoint Wind vont être remboursés intégralement des sommes engagées dans le projet, soit 765 millions de dollars jusqu’ici.
Le dossier était encore en phase d’étude, la livraison n’étant prévue que fin 2033.
Dans le cas de Golden State Wind, les sommes engagées atteignaient 120 millions de dollars et seront également restituées, sous réserve que les acteurs du projet s’engagent à financer pour un montant équivalent des infrastructures gazières et pétrolières aux Etats-Unis.
Quant à Bluepoint, GIP a promis de réaliser des investissements allant jusqu’à 765 millions de dollars dans un termine GNL (gaz naturel liquéfié).
Dans le cadre de sa transaction avec le gouvernement américain, TotalEnergies avait également accepté de basculer les 928 millions de dollars récupérés de ses deux champs éoliens vers des sites de GNL.
Sollicité par l’AFP, Engie a souligné que Bluepoint Wind et Golden State Wind étaient tous deux « à un stade précoce de développement », le projet californien ne devant pas être raccordé au réseau avant les années 2030.
Via sa coentreprise Ocean Winds, Engie « reste pleinement engagé dans le développement de l’éolien en mer – principalement en Europe et en Asie-Pacifique ».
tu/yk
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