L’Assemblée nationale doit examiner début juin une proposition de loi écologiste pour limiter les risques d’exposition au cadmium, un métal lourd classé cancérigène et auquel la population française est fortement exposée via l’alimentation.
« Les autorités sanitaires ne cessent d’alerter sur les risques de cancer liés à une imprégnation préoccupante de la population, dès l’enfance et tout au long de la vie, cette inscription à l’ordre du jour marque une étape décisive: elle ouvre enfin la voie au débat parlementaire sur un enjeu de santé publique majeur, trop longtemps repoussé », a salué mardi le groupe écologiste dans un communiqué.
Le texte porté par les députés Benoît Biteau et Clémentine Autain (L’Après) a été retenu pour être étudié la semaine du 1er juin consacrée aux initiatives transpartisanes, après accord des différents groupes politiques.
« Ils prennent leur responsabilité parce qu’à un moment donné, les députés sont interpellés dans leur circonscription par la situation sanitaire que provoque le cadmium », a réagi auprès de l’AFP la porte-parole du groupe Léa Balage El Mariky.
Il s’agit d' »une victoire pour les écologistes, la société civile, mais aussi les médecins qui alertent depuis de nombreux mois », a-t-elle ajouté.
Dans un rapport publié en mars, l’agence sanitaire Anses confirme que l’alimentation est en France la première source d’exposition au cadmium, toxique pour la reproduction et cancérogène en cas d’exposition prolongée.
Ce métal lourd est naturellement présent dans les sols mais aussi apporté par les pratiques industrielles et désormais surtout agricoles, via l’utilisation d’engrais phosphatés.
L’agence préconise de diminuer la teneur en cadmium des engrais minéraux phosphatés et d’agir pour « réduire durablement la contamination des sols ».
La proposition de loi entend appliquer les recommandations de l’Anses, soit réduire la teneur maximale en cadmium autorisée dans les engrais phosphatés à 40 milligrammes par kilo dès 2027, puis à 20 à partir de 2030.
La proposition de loi était initialement prévue à l’agenda de l’Assemblée cette semaine, mais en dernière position, après six autres textes, rendant son examen en réalité quasi impossible.
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