Sam Altman est attendu mardi à l’audience du tribunal fédéral d’Oakland (Californie) pour le dernier temps fort de ce procès hors norme qui l’oppose à Elon Musk autour de la genèse d’OpenAI.
Après Elon Musk et le président d’OpenAI Greg Brockman ou le PDG de Microsoft Satya Nadella, c’est au tour du brillant entrepreneur de 41 ans de donner son éclairage sur l’épisode fondateur d’une société devenue étendard de l’intelligence artificielle (IA) générative.
L’audition du patron d’OpenAI devrait vraisemblablement déborder sur la journée de mercredi. Les plaidoiries sont attendues jeudi et le jury pourrait entamer ses délibérations dès vendredi.
A l’initiative de ce procès, Elon Musk accuse Sam Altman et un autre cofondateur, Greg Brockman, d’avoir détourné OpenAI de sa mission initiale, celle d’une structure à but non lucratif dédiée à la recherche sur l’IA.
En transformant la start-up en société commerciale, les deux partenaires ont ainsi fait selon lui un usage indu des 38 millions de dollars qu’il avait injectés dans OpenAI pour lancer son activité.
Sam Altman et Greg Brockman affirment avoir fait ce choix non pas par intérêt personnel mais pour permettre au créateur de ChatGPT de se développer et de lever des fonds auprès d’investisseurs.
Le clan Musk a mis à mal cette thèse durant l’audition de Greg Brockman en exhumant un journal personnel dans lequel il admettait son désir de « gagner de l’argent ».
Le président d’OpenAI a révélé que sa participation dans l’entreprise était valorisée environ 30 milliards de dollars.
Sam Altman ne détient pas directement d’actions de la start-up, mais possède une participation indirecte via la société de capital-risque Y Combinator.
OpenAI a aussi investi dans plusieurs sociétés dont il est actionnaire.
Elon Musk a également dénoncé la communication de Greg Brockman et Sam Altman, qui ont, selon lui, longtemps caché leurs véritables intentions.
Les mis en cause mettent, eux, en avant les contradictions de l’homme le plus riche du monde, qui s’est, un temps, dit favorable à une évolution de la structure juridique d’OpenAI, voire à une fusion avec Tesla.
La fondation à but non lucratif d’OpenAI existe toujours, mais elle n’est plus qu’actionnaire de la structure commerciale, dans laquelle est logée l’activité de l’entreprise.
Elon Musk réclame le retour à des statuts uniques de fondation, une issue qui fragiliserait le financement d’OpenAI, essentiel dans la course à l’IA.
bl-tu/ph
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