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Complexité croissante des systèmes et des logiciels – Les logiciels critiques et leur processus de réalisation
Méthode B pour la spécification et la réalisation de logiciels et de systèmes critiques prouvés
SE2525 v1 Article de référence

Complexité croissante des systèmes et des logiciels – Les logiciels critiques et leur processus de réalisation
Méthode B pour la spécification et la réalisation de logiciels et de systèmes critiques prouvés

Auteur(s) : Jacques valancogne

Date de publication : 10 janv. 2012 | Read in English

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Présentation

1 - Complexité croissante des systèmes et des logiciels – Les logiciels critiques et leur processus de réalisation

  • 1.1 - Principales difficultés de réalisation d'un logiciel critique
  • 1.2 - Lien entre niveau de qualité du processus (méthodes et outils) et SIL (Safety Integrity Level )
  • 1.3 - Analyses de sécurité et exigences de sécurité

2 - Petit panorama des méthodes de fiabilisation des logiciels

3 - Principes de la méthode B

4 - Méthode B et le processus de réalisation des logiciels

5 - Avantages actuels de la méthode B vis-à-vis d'autres méthodes

6 - Limites de B

  • 6.1 - Lien avec la spécification de plus haut niveau (souvent en langage naturel)
  • 6.2 - Paramètres et données (la preuve ne porte pas sur la valeur des données)
  • 6.3 - Entrées (acquisition) et sorties (production)
  • 6.4 - Parties non-écrites en B (parties non-critiques par exemple)
  • 6.5 - Aspect informatique répartie ou redondance matérielle (commutation)

7 - B Système ou B événementiel

  • 7.1 - Prolongements de B au niveau système
  • 7.2 - Preuve en B système
  • 7.3 - Substitution en B événementiel
  • 7.4 - Événements en B événementiel
  • 7.5 - Raffinement en B Système
  • 7.6 - Preuve en B Système
  • 7.7 - Méthode B ne s'appliquant pas qu'aux logiciels mais aux systèmes

8 - Autres aspects de B

  • 8.1 - Liens avec la spécification en langage naturel
  • 8.2 - Peut-on utiliser d'autres méthodes avec B pour un même développement ?
  • 8.3 - Bénéfice de la seule formalisation
  • 8.4 - Évolution d'un logiciel dans un processus B
  • 8.5 - Réutilisation de modules logiciels
  • 8.6 - Aspects organisationnels
  • 8.7 - Coût d'une telle méthode et ce qu'elle rapporte ?

9 - Applications industrielles

  • 9.1 - Utilisation de B et les secteurs industriels
  • 9.2 - Outillage industriel et atelier B
  • 9.3 - Retour d'expérience sur plus de quinze ans de pratique industrielle

10 - Perspectives d'avenir

11 - Conclusions sur la méthode B

Sommaire

Présentation

Auteur(s)

  • Jacques valancogne : IMdR - Membre du Conseil scientifique du CSFRS (Conseil supérieur de la Formation et de la Recherche stratégiques)

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INTRODUCTION

L'objectif de cet article ne vise pas à ce que le lecteur puisse tout connaître sur la méthode B ; ce serait impossible et prétentieux. The B-BOOK – Assigning Programs to Meanings de Jean-Raymond ABRIAL, l'inventeur de la méthode B, qui est à la base du langage B, possède déjà plus de 750 pages et est basé sur de nombreuses connaissances en mathématiques et en logique ; de plus, de nombreuses formations sur la méthode B existent aujourd'hui. L'objectif se limitera à donner des éclairages pour mieux porter une appréciation sur une telle méthode en essayant d'en comprendre les principaux concepts. Il n'est donc pas question de trop développer les aspects mathématiques, bien que ceux-ci soient essentiels. Le propos restera toujours assez général, en simplifiant volontairement parfois pour rester compréhensible.

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DOI (Digital Object Identifier)

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1. Complexité croissante des systèmes et des logiciels – Les logiciels critiques et leur processus de réalisation

Depuis des décennies, la complexité des systèmes et des logiciels s'est accrue pour différentes raisons : d'une part à cause de la puissance des calculateurs qui a sans cesse augmenté (tant en vitesse qu'en capacité mémoire), mais aussi à cause de la demande croissante des industriels et des clients qui, en général, demandent toujours plus de fonctionnalités parce que le logiciel ne semble pas avoir de limite, étant immatériel (il suffit d'écrire du code, seules les idées pourraient manquer, et les frais ne sont importants que pour la conception et la réalisation, et de plus en plus faibles lorsqu'il s'agit de multiplier les exemplaires). La majorité des capteurs, des actionneurs et des interfaces contiennent aujourd'hui du logiciel. Un autre aspect important est l'utilisation de l'informatique dans le monde industriel (automatismes, postes de commande, process), le développement des télécommunications, l'utilisation de réseaux avec des calculateurs répartis et les systèmes d'information auxquels une disponibilité élevée est exigée. Cela nécessite d'y associer des redondances qui doivent être gérées convenablement si l'on veut éviter des problèmes, par perte d'informations rendant le système global incohérent, lorsqu'il y a des commutations suite à des défaillances.

Des logiciels sont devenus critiques parce qu'ils sont utilisés pour supporter des fonctions de sécurité, pouvant en cas de défaillance (erreur) porter atteinte aux hommes, aux biens, à l'environnement, ou parce qu'ils sont utilisés pour supporter des applications qui peuvent entraîner des pertes financières importantes, la désorganisation d'entreprise ou de territoire entier. On peut citer leur importance dans le secteur du transport, de l'énergie, des télécommunications, des processus de fabrication (chimique, chaîne d'assemblage, etc.), dans le secteur bancaire ou de la prévision (météorologie) qui ne sont pas sans lourdes conséquences si certaines erreurs apparaissent lors de l'utilisation de ces logiciels.

De plus, le fait de réaliser des fonctions en logiciel à la place de matériel a compliqué certaines applications industrielles parce que la part des fonctions de conception nécessaires est devenue prépondérante par rapport à celle des fonctions principales proprement dites.

1.1 Principales difficultés de réalisation d'un logiciel critique

La réalisation d'un logiciel critique ou complexe n'est pas sans poser un certain...

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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - ABRIAL (J.-R.) -   The B-book assigning programs to meanings (ouvrage fondateur de la méthode B).  -  Cambridge University Press (1996).

  • (2) - BEHM (P.) -   Formal development of safety critical software of METEOR (ligne 14 du Métro Parisien mise en service en 1998).  -  First B Conference, Nantes (1996).

  • (3) - BEHM (P.), DESFORGES (P.), MEIJA (F.) -   Application de la méthode B dans l'industrie ferroviaire.  -  ARAGO 20.

  • (4) - LANO (K.) -   The B language and method : a guide to practical formal development FACIT.  -  Springer Verlag, London Ltd. (1996).

  • (5) - LANO (K.), HAUGHTON (H.) -   Specification in B : an introduction using the B toolkit imperial college press.  -  London (1996).

  • (6) - WORDSWORTH (J.) -   Software engineering with B.  -  Addison-Wesley (1996).

  • ...

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