Formation particulière des inclusions d'alumine
Soudage aluminothermique des rails de chemins de fer
BM7781 v1 Article de référence

Formation particulière des inclusions d'alumine
Soudage aluminothermique des rails de chemins de fer

Auteur(s) : Raymond DEROCHE

Date de publication : 10 oct. 2013 | Read in English

Logo Techniques de l'Ingenieur Cet article est réservé aux abonnés
Pour explorer cet article plus en profondeur Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?

Sommaire

Présentation

RÉSUMÉ

La soudure aluminothermique constitue la dernière étape permettant de réaliser une voie continue à partir des LRS (longs rails soudés) électriquement. Le procédé de mise en œuvre est simple, exige peu de personnel, mais du personnel qualifié. Il permet une remise en service provisoire ne ralentissant les circulations que peu de temps après son exécution, cela étant particulièrement apprécié dans le cas de soudage de coupons de réparation. Le procédé consiste à fabriquer de l'acier liquide, formé par la réaction chimique entre de l'aluminium et des grains d'oxydes de fer, coulé entre des abouts de rails distants de 25 millimètres et des moules latéraux étanches, en matière réfractaire. Le lingot, après solidification, a refondu les deux extrémités des rails et les a rendus solidaires.

Lire cet article issu d'une ressource documentaire complète, actualisée et validée par des comités scientifiques.

Lire l’article

Auteur(s)

  • Raymond DEROCHE : Ingénieur des mines de Nancy - Ex chef de produit rail à Sacilor-Unimetal

INTRODUCTION

La soudure aluminothermique constitue la dernière étape permettant de faire une voie continue à partir des LRS, Longs rails soudés, électriquement.

Le procédé est simple de mise en œuvre, exige peu de personnel, mais du personnel qualifié.

Il permet une remise en service provisoire de la voie, ne ralentissant les circulations que peu de temps après son exécution ; cela est particulièrement apprécié dans le cas de soudage de coupons de réparation.

Le procédé consiste à couler de l'acier liquide, formé par la réaction chimique entre de l'aluminium et des grains d'oxydes de fer, entre des abouts de rails distants de 25 mm et des moules latéraux étanches, en matière réfractaire. Le lingot, après solidification, a refondu les deux extrémités des rails et les a rendus solidaires.

Cette soudure, pratique et souple, est d'une bonne qualité quoique encore sensiblement inférieure à celle de la soudure électrique, et nécessite un minimum de surveillance en voie.

Sa facilité de mise en œuvre lui a valu un succès mondial depuis des décennies.

Il convient de préciser qu'avec le développement de la soudure électrique et son application aux barres longues, le champ d'application de la soudure aluminothermique se développe sur les voies utilisant des rails courts (25 m comme aux États-Unis, Canada, Chine, Australie), en général des voies minières nécessitant également de plus nombreux coupons de rails de réparation pour éliminer des défauts non tolérables.

Logo Techniques de l'Ingenieur

Cet article est réservé aux abonnés.
Il vous reste 95 % à découvrir.

Pour explorer cet article Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?


DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-bm7781

Lecture en cours
Présentation

Article inclus dans l'offre

"Travail des matériaux - Assemblage"

(178 articles)

Une base complète d’articles

Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

Des contenus enrichis

Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

Des modules pratiques

Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

Des avantages inclus

Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

Voir l'offre

7. Formation particulière des inclusions d'alumine

Dans un bain d'acier oxydant comme une poche d'aciérie calmée à l'aluminium, les inclusions formées sont des inclusions d'alumine pure, sous forme alpha, de structure dendritique basaltique, et que l'on retrouve dans les rails, fragmentées en particules nombreuses de 80 à 100 μm.

Dans un bain d'acier réducteur comme en aluminothermie, les inclusions formées sont d'une structure différente (figures 5 et 6) ; elles ne sont pas constituées d'alumine pure de structure basaltique, mais de particules d'une structure dont la genèse est décrite ci-après.

En phase 1 (figure 5), des particules d'aluminium encore solides entourent un grain d'oxyde de fer ; la température augmentant, l'aluminium passe à l'état liquide et s'étale sur toute la surface du grain d'oxyde (phase 2). Puis, la température continuant à augmenter, le grain de FeO passe à l'état liquide (phase 3), l'aluminium qui l'entourait s'étant transformé en Al2O3 , corindon solide à cette température (le point de fusion du corindon est de plus de 2 000 oC). Le processus continue et, enfin en phase 4, on obtient l'inclusion finale, dite hercynite, constituée d'une enveloppe d'alumine et de FeO liquide renfermant une cavité interne contenant du fer liquide et du FeO liquide non réduit ([M 7 750] et .

Après solidification, on obtient des globules d'hercynite de diamètre de l'ordre de 1 000 μm (figure 6).

À...

Logo Techniques de l'Ingenieur

Cet article est réservé aux abonnés.
Il vous reste 93 % à découvrir.

Pour explorer cet article Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?


Lecture en cours
Formation particulière des inclusions d'alumine

Article inclus dans l'offre

"Travail des matériaux - Assemblage"

(178 articles)

Une base complète d’articles

Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

Des contenus enrichis

Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

Des modules pratiques

Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

Des avantages inclus

Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

Voir l'offre

Sommaire
Sommaire

BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - BENARD (J.) -   Oxydation des métaux.  -  Tome 1 (1962).

  • (2) - LEVENSPIEL (O.) -   Chemical reaction engineering.  -  Illinois Institute of Technology, Dpt. of Chemical Engineering (1965).

  • (3) - STEFANESCU (D.M.) -   Behaviour of insoluble particles at the solid/liquid interface.  -  Metal Handbook, 9th Edition, vol. 15.

  • (4) - POPPMEIER (W.) -   Contribution to the problem of columnar crystallisation during solidification of steel.  -  Kapfenberg works (1966-1967).

  • (5) - HURTUK (D.J.), TSAVARAS (A.A.) -   The effect superheat and chemistry on steel solidification structure.  -  Republic Steel, USA.

  • (6) - CAMPBELL (J.) -   Solidification technology in the foundry and casthouse.  -  Metal Society (1980).

Logo Techniques de l'Ingenieur

Cet article est réservé aux abonnés.
Il vous reste 93 % à découvrir.

Pour explorer cet article Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?


Article inclus dans l'offre

"Travail des matériaux - Assemblage"

(178 articles)

Une base complète d’articles

Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

Des contenus enrichis

Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

Des modules pratiques

Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

Des avantages inclus

Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

Voir l'offre

Ressources documentaires

Mesure du taux de ferrite en zone fondue austénitique

Le taux de ferrite dans une zone fondue austénitique est un indice de caractéristiques du matériau, ...

Soudage électrique des rails de chemins de fer

Après fabrication, les rails de longueur de 25 à 110 mètres sont expédiés par train ou bateau, vers des ...

Pièces mécaniques soudées - Soudabilité des matériaux

L’article est orienté sur les problèmes d’origine métallurgique qui peuvent affecter les assemblages ...

Pièces mécaniques soudées - Caractéristiques des nuances

Cet article présente, sous forme de tableaux récapitulatifs, les principales nuances normalisées des ...