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Difficile d’avancer sur les dossiers énergétiques en période électorale

Posté le par La rédaction dans Matériaux, Biotech & chimie

Remise en cause du changement climatique par le tea party, débat sur le prix de l'essence en France, élection récente de Vladimir Poutine en Russie... Le contexte conduit à un report des grands débats sur le CO2 ou le nucléaire.

[Publié le 12 mars 2012]

Lors d’une conférence organisée par Carnegie Europe, M. Oettinger a reconnu que les prix de l’énergie et notamment le prix de vente au détail de l’essence, avaient atteint des niveaux record en Europe. « Peu importe ce que nous faisons, l’énergie coûte de plus en plus cher et à l’échelle mondiale, les prix restent volatiles », a déploré le commissaire.

En Belgique, le litre de Sans Plomb 95 a atteint 1,74 euro, un prix sans précédent. En France, le sujet fait irruption dans la campagne présidentielle. François Hollande a déjà fait savoir qu’il souhaitait bloquer le prix de l’essence s’il était élu. Cette proposition n’est qu’une « plaisanterie », avait rétorqué Nicolas Sakozy fin février, soulignant que ce prix était déterminé par « un marché mondial ».

A l’occasion du débat télévisé du 5 mars, sur TF1, Marine Le Pen a de son côté affirmé qu’elle baisserait non seulement le prix du carburant si elle était élue, mais qu’elle réduirait aussi de 5% le prix du gaz, de l’électricité et des transports ferroviaires. Les élections à venir en France et aux Etats-Unis, ainsi que les récentes élections en Russie, créent un contexte défavorable à l’avancement des politiques énergétiques, a reconnu le commissaire européen. « Je ne pense pas que la politique énergétique soit au cœur des campagnes électorales. Nous devrions nous garder de prendre des décisions pour l’instant. Je pense que l’année prochaine, quel que soit le vainqueur des présidentielles américaines, nous serons en mesure de revenir à des relations normales dans le débat mondial sur le changement climatique. C’est pour l’instant impossible », a-t-il affirmé. « Les républicains sont agressifs »

Qualifiant le Parti républicain américain d’« agressif », M. Oettinger a affirmé que Barack Obama devrait faire preuve de prudence lors du débat électoral actuel. Le mouvement politique populiste et conservateur américain, le Tea Party, ne voit quant à lui « aucune corrélation entre les émissions de CO2 et le changement climatique », a rappelé M. Oettinger, soulignant cette fracture profonde dans les relations entre l’UE et les Etats-Unis.

Les « tests de résistance » menés sur les centrales nucléaires au lendemain de la catastrophe de Fukushima au Japon il y a un an ont servi de base à des discussions objectives sur l’énergie nucléaire. En France, cependant, ce débat ne sera lancé qu’en juin, après les élections, quel que soit le vainqueur du scrutin, a-t-il déclaré.

Contrairement à Nicolas Sarkozy qui soutient pleinement le secteur nucléaire français, M. Hollande souhaite réduire de moitié la consommation d’énergie nucléaire d’ici 2025.  Dans le pays natal de M. Oettinger, l’Allemagne, le gouvernement de coalition de la chancelière, Angela Merkel, a décidé en mai dernier de fermer la totalité des centrales nucléaires du pays d’ici 2022.

Source : EurActiv.fr

Posté le par La rédaction


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