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Le coup d'après

Le coup d’après : coopération internationale, économie, compétitivité

Posté le par La rédaction dans Entreprises et marchés

Voici les infos à retenir pour cette semaine : une sélection de ce qui fait l’actualité industrielle, dans les jours à venir.

Phase décisive pour les acteurs économiques

Les discussions autour du budget 2026 ont repris à l’Assemblée nationale au début du mois de janvier, dans un contexte politique tendu et sous la pression de l’exécutif. Le gouvernement souhaite ainsi boucler l’examen budgétaire dans les plus brefs délais afin d’éviter une prolongation de l’incertitude institutionnelle et financière. Ce calendrier resserré intervient cependant alors que plusieurs points du projet de loi de finances restent discutés, notamment sur la trajectoire des finances publiques et les arbitrages sectoriels, dans un contexte de contraintes budgétaires fortes.

La poursuite des débats devrait permettre de préciser les orientations budgétaires pour 2026, un élément clé pour de nombreux secteurs industriels en attente de visibilité sur les aides, la fiscalité et les investissements publics. La finalisation rapide du texte pourrait lever certaines incertitudes pesant sur les stratégies d’investissement, même si des ajustements parlementaires restent possibles au cours de la discussion.

Accord commercial avec le Mercosur

Après plus de vingt ans de négociations, l’Union européenne et le Mercosur sont entrés dans la dernière ligne droite d’une signature politique attendue à la mi-janvier 2026 au Paraguay. Les États membres ont validé cette étape à la majorité qualifiée, malgré l’opposition de plusieurs pays dont la France.

L’accord prévoit une réduction progressive des droits de douane et de certaines barrières non tarifaires afin de faciliter les échanges commerciaux.

Si la signature se confirme, les entreprises européennes pourraient être confrontées à une concurrence accrue sur des secteurs sensibles, notamment l’automobile et l’agroalimentaire, tout en surveillant les modalités concrètes d’application et de ratification.
Les effets sur les chaînes d’approvisionnement dépendront du calendrier de mise en œuvre et des clauses de sauvegarde, dans un contexte où les débats politiques et environnementaux restent vifs.

La France dispose d’une marge de manœuvre très réduite dans les prochaines semaines pour tenter de forcer la décision en sa faveur.

À Davos, la France met en avant ses atouts économiques

Le Forum économique mondial de Davos se tiendra du 20 au 24 janvier 2025. Il réunira dirigeants politiques, chefs d’entreprise et acteurs économiques autour des grands enjeux mondiaux. À cette occasion, Business France conduit une série d’échanges destinés à valoriser l’économie française et son positionnement dans les grandes transitions. L’agence souhaite ainsi mettre en avant la capacité de la France à attirer des investissements internationaux, en s’appuyant sur son tissu industriel, son écosystème d’innovation et ses politiques publiques en faveur de la compétitivité.

Les discussions portent notamment sur la santé, l’intelligence artificielle et la décarbonation, trois domaines identifiés comme structurants pour les transformations économiques en cours.

Ces échanges visent à renforcer l’attractivité du territoire français et à consolider son rôle dans les transitions industrielles, technologiques et environnementales à l’échelle mondiale, en favorisant des partenariats et des projets d’investissement alignés avec ces priorités.

Recrutements dans l’aéronautique et la défense

Le 22 janvier 2026, Randstad organisera l’événement AeroDay afin de répondre aux besoins croissants en compétences des secteurs de l’aéronautique, de la défense et du spatial. Cette initiative s’inscrit dans un contexte de reprise durable des programmes civils et militaires, mais aussi de tensions persistantes sur le marché de l’emploi qualifié.

Les 2 800 recrutements prévus concernent un large éventail de profils techniques et industriels, reflétant les besoins structurels de la filière face à l’augmentation des cadences de production et aux enjeux de souveraineté. Selon Randstad, cette dynamique devrait se poursuivre au-delà de 2026, portée par la visibilité des carnets de commandes et par les investissements engagés dans l’aéronautique, la défense et le spatial.

Arc France engage une reprise sous contrainte judiciaire et industrielle

Placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Lille Métropole, Arc France traverse une nouvelle phase critique de son histoire industrielle. Le groupe verrier, qui emploie plusieurs milliers de salariés à Arques dans le Pas-de-Calais, fait face à une baisse de la demande, à une concurrence internationale accrue et à une structure de coûts devenue difficilement soutenable, conduisant à l’arrêt d’un four et à l’annonce de suppressions d’emplois.

Le projet de reprise actuellement étudié par le tribunal prévoit un redimensionnement de l’outil industriel, avec une concentration de l’activité sur un nombre plus restreint de fours afin d’adapter la production aux volumes réellement écoulés. Cette stratégie vise à préserver une partie de l’activité verrière tout en réduisant les charges structurelles, sans garantie à ce stade sur le maintien de l’ensemble des emplois.

Les discussions autour de cette reprise laissent entrevoir une restructuration profonde dont les effets sociaux restent à préciser, le calendrier judiciaire devant permettre d’examiner les offres dans les prochaines semaines. L’issue dépendra de la capacité du projet retenu à assurer la viabilité économique du site d’Arques dans un contexte industriel et énergétique toujours contraint.

Pour aller plus loin

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