Perturbateurs endocriniens : sommes-nous tous contaminés ?

Air, vêtements, objets, eau, cosmétiques, produits d’entretien… Les perturbateurs endocriniens sont invisibles mais présents partout autour de nous. Pire, ils ne se contenteraient pas de contaminer notre environnement, ils affecteraient directement notre organisme en s’attaquant aux organes responsables de la sécrétion des hormones, en altérant la régulation du métabolisme mais aussi en nuisant à la fertilité ou en perturbant fortement le développement du foetus. Ils favoriseraient également : cancers, diabète, obésité, pubertés précoces… C’est dire s’ils ont mauvaise réputation.

Pour les trouver, nous n’aurions pas à aller chercher très loin. Selon certaines études, nous serions tous déjà porteurs de ces molécules nocives puisque nous les rencontrons au quotidien. Quelles sont ces substances toxiques ? Comment fonctionnent-elles ? Quelle est la réglementation ?

La rédaction de Techniques de l’Ingénieur vous propose de faire le point sur ce qui ressemble de plus en plus à une bombe sanitaire à retardement.

Un écran à cristaux liquides à base de nanofibrilles de cellulose capable de s’alimenter par simple touché

Il suffit de toucher sa surface pour produire de l’électricité. La surface de quoi ? D’un écran souple construit comme un sandwich.

Une première couche est une simple feuille de papier à base de nanofibrilles de cellulose (NFC) recouverte de nanotubes de carbones. Une couche de polyéthylène est déposée dessus afin de pouvoir la charger. Une deuxième feuille de papier est ensuite posée par-dessus la face avec le polyéthylène, un vide d’air est laissé entre les 2 feuilles devenues des électrodes. Dès lors, une simple pression rapproche les deux feuilles de papier, générant un courant qui se propage le long du papier. D’après les travaux publiés dans ACS Nano, ce dispositif a fonctionné pendant 54 000 cycles (pression/relâchement) et permis de faire fonctionner un écran à cristaux liquides sans aucune autre source d’énergie.

Un tel système présente l’avantage d’être dégradable et pourrait donc servir à alimenter les nouveaux produits électroniques eux-mêmes issus de NFC. Depuis quelques années certains se penchent sur la fabrication de composants moins polluants que ceux à base de silicium et les NFC  sont une solution alternative prometteuse. En attendant un tel couplage, ce petit système transparent pourrait servir d’antivol : apposé sur un objet (carton, œuvre d’art…), il déclencherait une alarme si un voleur venait à le toucher. Les chercheurs pensent aussi à s’en servir pour des livres jetables.

Par Audrey Loubens

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Des nanofils de niobium comme source d’énergie des vêtements connectés

Un mariage réussit ? En couplant un super-condensateur à une batterie classique, les scientifiques en Ingénierie mécanique au MIT pensent avoir trouvé la bonne combinaison pour apporter de l’énergie pour tout type de technologie embarquée. En effet, la batterie comble les besoins en énergie de faible intensité mais sur de longues périodes quand le super-condensateur pallie aux pics ponctuels de consommation. Pour assurer cette dernière fonction, les nanofils de niobium présentent de nombreux avantages, à tel point qu’ils pourraient supplanter les nanofils de carbones pour plusieurs applications. 

Le niobium est un métal de transition couramment utilisé en production d’acier mais aussi pour des applications de super-conductivité comme la fabrication d’alliage Nb3Ge. Principal atout des fils de niobium : ils sont 100 fois plus conducteurs que leur équivalent à base de nanofils de carbone ! Ils sont aussi capables de stocker cinq fois plus d’énergie. De plus, le niobium s’intègre facilement, dans des tissus grâce à sa flexibilité, ce qui ouvre la voie à toutes les applications liées aux vêtements connectés. Enfin, les fils mesurant seulement 140 nm de diamètre, les chercheurs indiquent pouvoir réduire de 30% la taille des objets utilisant cette technologie.

Le niobium est un minerai déjà exploité et dont l’extraction minière est maîtrisée. De quoi assurer un coût  suffisamment compétitif du niobium pour envisager des applications à l’échelle industrielle. Les chercheurs du MIT ont d’ailleurs indiqué travailler à passer de produit fabriqué en labo à un produit commercialisable à grande échelle.

Par Audrey Loubens

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Le boom du solaire dans le monde

Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), en 2014, 177 gigawatts (GW) de panneaux solaires étaient installés dans le monde, 38,7 GW ayant été installés sur cette seule année. Cela démontre l’intérêt grandissant des investisseurs envers cette technologie. Cette même année, la Chine a installé à elle-seule 10,6 GW de photovoltaïque, le Japon 9,7 GW et les Etats-Unis 6,2 GW.

Des investissements en net augmentation

En 2014, les énergies renouvelables ont représenté près de la moitié des nouvelles capacités installées dans le monde. L’hydraulique représente toujours la première source d’énergie renouvelable, suivie par l’éolien et la biomasse. Mais c’est l’énergie solaire qui progresse le plus rapidement. 

En 2014, les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables ont progressé de 16 % pour atteindre un montant total de 310 milliards de dollars selon Bloomberg New Energy Finance (BNEF). Si la Chine reste le premier consommateur de charbon du monde, elle est aussi devenue le premier investisseur dans les énergies renouvelables, avec 89,5 milliards de dollars d’investissements sur l’année. Soit une hausse de 32 % sur un an ! La Chine se situe largement en tête de se classement, suivie par les États-Unis, (51,8 milliards de dollars), le Japon (41,3 milliards de dollars) et l’Allemagne (15,3 milliards de dollars).

Si l’Inde n’a investi « que » 7,9 milliards de dollars en 2014 dans les énergies renouvelables, le pays a récemment annoncé miser fortement sur le développement de l’énergie solaire. Cela pourrait changer la donne pour les 40 % d’habitants qui n’ont toujours pas accès à l’électricité. Le Gouvernement indien a ainsi annoncé vouloir porter à 100 GW sa capacité de production d’énergie solaire d’ici à 2022. Pour cela, il investira 100 milliards de dollars sur les sept prochaines années. Le solaire fournissant aujourd’hui moins de 1 % de l’électricité nationale devrait atteindre 10 % à cet horizon.

La Chine, leader mondial du solaire fin 2015 ?

La Chine a développé au premier trimestre 2015 autant de capacité de production d’électricité solaire que toute la capacité existante de la France, soit 5,04 GW. La Chine a prévu d’ajouter encore 18 GW de plus à la capacité existante de 33 GW.

Si l’Allemagne demeure en tête des capacités photovoltaïques installées, avec ses 38,2 GW, la Chine devrait devenir le leader mondial fin 2015. Selon ses objectifs, le solaire et l’éolien devraient représenter 20% de la production totale d’énergie chinoise d’ici à 2030 

La Chine est déjà de loin le leader mondial du solaire thermique. Selon les statistiques de l’AIE, le pays possède déjà 180 GW de capacités installés, soit les deux-tiers de la capacité solaire thermique mondiale. Avec 16 GW d’installés, les États-Unis sont deuxième.

Des pays plus discrets qui se démarquent

Certains pays se font plus discrets, mais ont une part déjà assez élevée d’électricité fournie par le photovoltaïque. Selon l’AIE, c’est notamment le cas de l’Italie où le photovoltaïque représente déjà 7,9 % de la production électrique. C’est le pays qui produit la plus grande part de son électricité à partir du solaire, au monde. L’Italie est suivie de la Grèce, avec une part de production de 7,6 % d’électricité d’origine solaire. 

De son côté, l’Espagne est le leader mondial du solaire à concentration. Les Etats-Unis sont deuxième, suivis par les Emirats-Arabes Unis, l’Inde et l’Algérie. 

L’énergie solaire devrait devenir la première énergie renouvelable dans le monde d’ici 2030 et pourrait même être la première source d’énergie, toutes sources confondues, en 2050.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

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L’Arabie saoudite mise sur les énergies renouvelables

L’Arabie saoudite, deuxième producteur mondial de pétrole après les Etats-Unis, veut utiliser la manne pétrolière pour rester une grande puissance mondiale. Par la voie de son ministre du pétrole, Ali al-Naimi, le pays a annoncé vouloir diminuer l’utilisation des énergies fossiles sur son territoire et devenir un leader mondial des énergies renouvelables (éolien et solaire) d’ici 2040. « L’Arabie saoudite reconnaît qu’un jour le monde n’aura plus besoin d’hydrocarbures. Je ne sais pas quand cela arrivera, probablement en 2040, 2050 ou plus tard. Nous nous sommes donc engagés dans un programme pour développer l’énergie solaire », a-t-il indiqué, lors du Business and Climate Summit de Paris à la fin du mois de mai.

Le pays du tout pétrole

Avec ses 30 millions d’habitants, le pays est le plus grand consommateur de brut au Moyen-Orient, et le sixième au monde. Il consomme environ le quart du pétrole qu’il produit (3 millions de barils sur une production journalière de 11,5 millions en 2014), ce qui le classe au sixième rang mondial des plus gros consommateurs de pétrole. Sa consommation intérieure a encore augmenté de 7 % en 2014. En cause notamment, le développement constant des climatiseurs dans ce pays où les températures moyennes estivales tournent autour de 45°C. L’enjeu principal pour les saoudiens, c’est donc de diminuer leur consommation intérieure de pétrole. 

Les capacités de production électrique de l’Arabie saoudite sont d’environ 30 gigawatts (GW). Son parc électrique est presque exclusivement constitué de centrales thermiques à fioul et à gaz. Le pays a décidé de miser sur les énergies renouvelables et le nucléaire. Il ambitionne de construire 16 réacteurs nucléaire d’ici 2030, pour une capacité totale de 17 GW, et d’installer 41 GW de panneaux photovoltaïques d’ici 2040. En 2012, le plan de développement solaire était annoncé pour 2032 ; il a été repoussé de 8 ans. D’ici 2040, le pays devrait également installer 21 GW de production géothermale et éolienne. De quoi assurer presque la totalité de la production électrique à partir de sources renouvelables et du nucléaire, alors qu’actuellement, celles-ci ne couvrent que 1 % de la production.

Diminuer sa consommation de pétrole pour mieux exporter

La réalité est là : si l’Arabie saoudite diminuait sa consommation intérieure et exportait les barils économisés, cela pourrait lui rapporter 180 millions de dollars par jour (à 60 dollars le baril). En attendant, les barils utilisés dans le pays ne rapportent pas grand chose à l’Etat. En effet, lorsqu’il s’agit d’usages domestiques, carburant ou production électrique, Saudi Aramco, la compagnie nationale d’hydrocarbures et détenue à 100 % par l’Etat, doit vendre ses barils au prix de 5 dollars. Une manne de revenue considérable perdue, en somme.

Bien que le pays dispose des deuxièmes plus grandes réserves de pétrole prouvées au monde (derrière le Venezuela) avec 267 milliards de barils, il sait que ses réserves ne sont pas infinies. A production constante, ses puits seront taris dans environ 60 ans. Si sa consommation énergétique reste entièrement dépendante du pétrole et continue d’augmenter, pourra-t-il continuer à exporter autant de pétrole ? Lorsque les pays auront bien entamé leurs transitions énergétiques, continueront-ils à importer autant de pétrole ? Face à ces incertitudes, le royaume cherche d’autres sources pour compléter ses revenus. Il espère ainsi exporter des gigawattheures d’électricité dans le Golfe, en parallèle de ses exportations de pétrole et de gaz.

Le choix est stratégique. En diminuant fortement l’utilisation des énergies fossiles dans sa consommation intérieure, les saoudiens pourront continuer leurs exportations. Ils ne peuvent pas faire sans pour le moment : les exportations de pétrole représentent environ 75 % des recettes du pays.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

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Google mesure la pollution de l’air avec les véhicules de Street View

Durant un mois, 3 voitures de Google Street View ont silloné les rues de Denver, en Arizona. Cela a permis de collecter 150 millions de points de données, notamment sur la concentration atmosphérique en dioxyde d’azote, oxyde nitrique, ozone, monoxyde de carbone, dioxyde de carbone, méthane, noir de carbone, particules et composés organiques volatils (COV). Ces polluants de l’air peuvent affecter la santé humaine et jouent un rôle dans le changement climatique.

« La qualité de l’air extérieure est un problème qui touche tout le monde, spécialement les personnes qui vivent dans de grandes villes, rappelle Kari Tuxen-Bettman, Gestionnaire de Programme à Google Earth Solidarité. Nous espérons que ces informations permettront à plus de personnes de comprendre comment nos villes vivent et respirent, et qu’elles rejoindront le dialogue pour améliorer la qualité de l’air. »

Renforcer le contrôle de la qualité de l’air

Pour vérifier si la qualité de l’air répond aux normes de santé publique, l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) dispose d’un vaste réseau de stations de mesures, placées dans les zones urbaines. En France, le système est similaire et ce sont des associations qui mesurent et fournissent les données sur la qualité de l’air. Ces réseaux de surveillance ne donnent pas une image détaillée de la pollution dans un quartier. Les habitants ne peuvent donc pas connaître la qualité de l’air dans leur environnement immédiat. Ces nouvelles mesures permettent de la connaître au niveau de la rue.

« Notre partenariat de recherche avec Aclima nous aide à comprendre les polluants atmosphériques au niveau local et communautaire, et comment ils se déplacent dans une zone urbaine au niveau du sol, prévient Dan Costa, directeur du programme national au Bureau de recherche et développement de l’EPA. De nouvelles mesures mobiles de l’air peuvent compléter les stations de mesures fixes existantes pour une image plus détaillée de la qualité de l’air personnelle et communautaire.»

Cartographier pour mieux agir

Ces données pourront être fournies aux scientifiques et aux collectivités locales afin de les aider à mieux comprendre la pollution urbaine. Pour chaque ville, des cartes avec les lieux les plus pollués pourraient être proposées. Savoir où la pollution est la plus concentrée permettrait ainsi d’agir localement plus efficacement. «Nous savons que les arbres absorbent la pollution, le dioxyde d’azote notamment. Si nous savons où se situent les points les plus problématiques en ville, nous saurons où placer des espaces verts.», soutient  Davida Herzl, fondatrice d’Aclima.

À l’automne, Google et Aclima étendront leurs tests à la baie de San Francisco. Pour la suite, rien n’est encore annoncé, mais  Aclima fait savoir rien qu’il serait techniquement possible d’équiper toutes les voitures de Google Street View.

Ce partenariat étend celui déjà établi entre les deux entreprises pour mesurer la qualité de l’air intérieure de 21 bureaux de Google à travers le monde. Le système traite 500 millions de points de données chaque jour sur la qualité de l’environnement intérieur, comme des mesures de température, d’humidité, de bruit et de lumière,ou de concentrations en polluants atmosphériques.

  • Carte d’Aclima localisant précisément la concentration en ozone dans les rues de Denver à 9h

  • Vidéo du projet (en anglais)

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

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L’ordinateur quantique est-il l’avenir de l’informatique ?

Il fait rêver bien des scientifiques. Plus rapide, plus performant, il pourrait réaliser des opérations jusqu’à présent impossibles et dépasser les plus puissants supercalculateurs.

Oui, mais il reste des obstacles non négligeables à franchir : les qubits sont capricieux, ils ne cessent de bouger !

Les industriels rivalisent d’ingéniosité pour s’emparer du premier spécimen viable. Google a monté une équipe de chercheurs entièrement dédiée à ce projet. Créer le tout premier ordinateur quantique lui confèrerait non seulement une aura indescriptible mais lui assurerait surtout une place de choix dans le monde technologique de demain.

Les applications ne manquent pas : chimie moléculaire, big data, machine learning, cryptographie… Celui qui posséderait l’ordinateur quantique serait à même de déchiffrer tous les codes. La rédaction de Techniques de l’Ingénieur vous propose de partir à la découverte de ce mystérieux ordinateur…

Le data design vu par deux artistes belges

On l’avait laissé en 2012 à Nantes, à Stéréolux. Elle avait ensuite continué son tour du monde, s’arrêtant à Bruxelles ou encore au Japon. Voilà qu’elle investit aujourd’hui Rome et son musée d’art contemporain jusqu’en septembre 2015. L’installation visuelle créée par Frédéric Penelle et Yannick Jacquet, baptisée Mécaniques discursives n’est donc pas morte. Bien au contraire. Celle que l’on décrit comme une sorte de cadavre exquis surréaliste, ou absurde et poésie se côtoient, semble plus que jamais d’actualité.

Parce que ce qu’offrent à voir les deux artistes, de manière volontairement complexe et décousue, c’est une vision du monde dans lequel nous évoluons tous les jours. Une société où la technologie nous précipite de plus en plus vers un futur où l’être humain est enseveli sous un tas d’informations et de chiffres parfois absurdes. Or, pour donner du sens aux données, on les expose sous forme de représentations, souvent sophistiquées, on crée un langage visuel, bref on fait du data design. Pas moyen d’y échapper. Pour nous, cela paraît banal aujourd’hui, de résumer des vies, des concepts, des statistiques en graphiques.

Peut-être est-ce la raison pour laquelle l’installation s’attache à montrer cette facette de nos vies de manière loufoque et amusante. Car tout est fait pour désorienter le spectateur : des images elles-mêmes au parcours de « cette infernale machinerie ». Sur les murs s’affichent un réseau de gravures étranges liées entre elles par un fil, formant une sorte de schéma où vivent une collection d’objets tirés de l’imaginaire des deux bruxellois. Tout est mélangé, réapproprié, détourné, mal assorti. Des représentations, au bazar bigarré d’objets, aux codes du data design…

En mêlant deux technologies opposées, la gravure et la projection vidéo, Mécaniques discursives, sort forcément du carcan traditionnel. Frédéric Penelle et Yannick Jacquet ne s’y sont pas trompés.

Par Sébastien Tribot

Sources :

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Etre introverti n’est pas un frein à la carrière

« Replié sur soi-même, centré sur sa vie intérieure », les introvertis ne sont pas a priori très compatibles avec les modes de fonctionnements actuels des entreprises. Alors que la mode est aux opens spaces, au reporting à outrance, les introvertis apparaissent en décalage. Leur besoin d’isolement, leur tendance à peu s’exprimer en font des individus en retrait, ce qui pourrait nuire à leur évolution professionnelle.

Depuis quelques années, l’introvertie Susan Cain prêche la bonne parole à travers le monde grâce notamment à son livre La force des discrets. L’avocate explique le fonctionnement des introvertis, leur besoin de solitude, leur plus grande efficacité quand ils sont au calme. Un discours appuyé par une étude publiée dans le magazine Frontiers in Human Neuroscience en 2013 qui expliquait les différences de fonctionnement du cerveau et notamment au niveau de la zone de gratification : les extravertis profitent d’une augmentation du taux de dopamine lorsqu’ils sont soumis à des stimuli externes, phénomène absent de la tête des introvertis.

Malgré un environnement propice à l’épanouissement des extravertis, les personnalités introverties peuvent parfaitement évoluer et s’imposer. A condition d’avoir conscience des différences et des besoins de chacun. Par exemple, alors qu’un extraverti va se nourrir et être stimulé par les interactions avec autrui, un introverti va s’épuiser dans ces échanges. Il aura donc besoin de pouvoir se ressourcer au calme. Cette composante commence à être prise en compte comme par exemple chez Google qui intègre dans ses locaux des espaces favorisant la tranquillité et permettant à ceux qui le souhaitent de s’isoler et de travailler en solitaire.

D’après Susan Cain, les introvertis représenteraient entre 30 % et 50 % des effectifs. Autant profiter de leurs atouts, nombreux ! En effet, être introverti implique une grande capacité d’écoute et de réflexion avant toute action. Des qualités essentielles qui ont fait le succès de ces introvertis devenus célèbres : Bill Gates, Gandhi, Einstein ou encore Obama.

Par Audrey Loubens

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Les fleuves africains réchauffent la planète

Cette étude était d’envergure. Elle a porté sur les émissions de 12 fleuves africains entre 2006 et 2014 et regroupé une équipe internationale de chercheurs belges, français et kényans. Les chercheurs ont mesuré les concentrations de dioxyde de carbone, de méthane et d’oxyde nitreux, les trois principaux gaz à effet de serre contenues dans les eaux intérieures africaines, puis calculé les flux qui s’opèrent vers l’amosphère. Les climats, végétations et topographies associés à chacun de ces fleuves étaient variés : climat humide avec forêt tropicale pour le fleuve Congo, semi-aride avec savane pour le Trana (Kenya), bassins au relief très pentu pour le Rianila (Madagascar)…

Selon les résultats, les émissions de gaz à effet de serre par les fleuves et leurs affluents sont d’environ 0,4 pétagrammes de carbone (PgC) par an, ce qui équivaut aux deux tiers des puits de carbone (0,6 PgC) continental supposés jusqu’ici pour le continent africain. En incluant les émissions des zones humides du Congo, ces émissions dépassent le puits de carbone continental et atteignent 0,9 Pg de carbone. Cette valeur équivaut à environ un quart des puits de carbone terrestres et océaniques africains réunis.

Cette étude bouleverse totalement la connaissance du bilan total en carbone à l’échelle du continent. Le puits de carbone continental d’Afrique semble avoir été surestimé. En relâchant de grandes quantités de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, les grands fleuves contrebalancent la capacité des forêts et de la végétation à fixer durablement le carbone : ces puits de carbone supposés pour le continent africain devront donc être revus à la baisse. Jusqu’ici ces évaluations reposaient uniquement sur des études menées au Brésil sur l’Amazone, aucune mesure étandue n’avait été réalisée sur le continent africain.

Comment se forment ces gaz à effet de serre ?

Ces émissions ne sont pas produites dans les rivières a proprement parlé, mais sont issues de la dégradation de la matière organique de la végétation terrestre et de la végétation des zones humides. « Ces zones humides sont caractérisées par une forte photosynthèse « aérienne » (par la végétation émergée) mais la matière organique produite est tôt ou tard transférée dans l’eau. Cette matière organique dans l’eau accroît la production et l’émission de CO2 et de CH4 », explique l’Institut de recherche pour le développement (IRD) qui a participé à l’étude. « Les émissions de carbone (CO2 et CH4) associées aux zones humides sont énormes car les surfaces occupées le sont aussi. Rien que pour le bassin du Congo, les zones humides (principalement des forêts inondées) occupent 360 000 km2, soit la superficie de l’Allemagne » précise-t-il.

Ces émissions naturelles ne peuvent pas être limitées.Mais les modifications de l’hydrologie, de l’occupation des sols et la mise en place de barrages les modifieront. « On sait que la population de la République démocratique du Congo va doubler, passant d’environ 65 à 130 millions d’habitants en 25 ans, note Alberto Borges, spécialiste dans l’émission de gaz à effet de serre des milieux aquatiques vers l’atmosphère à Université de Liège et auteur de l’étude. Ce saut aura inévitablement un impact sur le fonctionnement du fleuve Congo, probablement en lien avec une déforestation accrue, et peut-être une évolution vers l’agriculture intensive, alors qu’elle est actuellement principalement traditionnelle. Il est envisageable que le nombre de barrages hydroélectriques augmente, le potentiel hydroélectrique en Afrique restant largement sous-exploité. De même, le détournement d’eau pour l’irrigation va augmenter. Tout ceci aura des conséquences sur les émissions de gaz à effet de serre par les fleuves ».

Par Matthieu Combe

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La pollution de l’air coûte cher aux bâtiments

La pollution de l’air détériore les façades des bâtiments. Plus fragiles, les monuments du patrimoine sont les plus touchés. Les particules engendrent principalement des dégradations esthétiques, par encrassement ou dépôts noirâtres. Des suies noires peuvent recouvrir tous les matériaux : la pierre, le ciment, le béton, la brique, la céramique ou encore le bois. L’acide nitrique (NO2), le dioxyde de soufre (SO2), le dioxyde d’azote (NO2) et le dioxyde de carbone (CO2) érodent principalement les matériaux, par sulfatation ou carbonation.

Selon l’association de surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France, Airparif, plusieurs mécanismes entrent en jeu : la perte de masse des calcaires exposés à  une pluie acide, et un air contenant du SO2 et du NO2 ; la perte de transparence du verre en fonction de la teneur de l’air en suies, en SO2 et en NO2 et la perte superficielle des vitraux anciens en potassium et calcium suivant l’humidité relative de l’air et sa teneur en SO2 et NO2. L’impact d’autres types de polluants comme ceux émis par les transports routiers, notamment les oxydes d’azote et les particules fines demeure mal évalué. Notons que selon ce rapport, d’ici la fin du siècle, l’augmentation des concentrations atmosphériques en CO2 deviendra certainement le facteur principal d’érosion des façades des bâtiments en calcaire.

Comment estimer les coûts de la pollution de l’air sur les bâtiments ?

Concernant les coûts associés à l’impact de la pollution de l’air sur les bâtiments, il y a un coût facile à évaluer (dit « coût tangible ») : il s’agit de celui lié à la rénovation périodique des façades du fait de leur encrassement et de leur érosion. Mais il existe également un coût beaucoup plus difficile à estimer (dit « coût non tangible »), c’est celui lié à la dégradation esthétique des bâtiments, en particulier des bâtiments patrimoniaux. Peu d’études portent sur ce dernier, mais quelques chiffrages laissent supposer qu’ils est « loin d’être négligeable », selon les enquêteurs.

Pour chiffrer les coûts liés à la rénovation des façades, la commission d’enquête sénatoriale s’est appuyée sur deux études européennes. La première, l’étude Cafe, « relève tout d’abord un certain nombre d’effets néfastes, comme la corrosion des pierres, de métaux et des peintures, la corrosion du patrimoine culturel, les dommages provoqués par l’ozone sur les matériaux polymères ou encore la salissure des bâtiments », rappelle le rapport d’enquête. Elle estime le coût total de ces dégradations à 1,1 milliard d’euros pour l’ensemble des 25 pays européens étudiés.

La deuxième étude a été menée en 2000 et réactualisée en 2014 par l’Institut de recherche et de conseil Infras et l’Institut für Witschaftspolitik und Wirtschaftsforschung (IWW). Elle a évalué le coût représenté par la dégradation des bâtiments dus aux transports, pour la Suisse à 337 millions d’euros par an. En extrapolant ces résultats sur les autres pays européens, elle a conclu qu’ « environ 18 % des coûts associés à la pollution de l’air due aux transports était lié aux dommages des bâtiments (contre 81 % pour les coûts sanitaires et 1 % du fait des pertes de rendement agricole) », rapporte la Commission d’enquête. « Pour la France, l’étude retient un coût global associé à la pollution de l’air due aux transports de 19 milliards d’euros par an, et donc un coût lié aux dommages des bâtiments d’environ 3,4 milliards d’euros en 2000 », précise-t-elle.

Enfin, le Plan régional de la qualité de l’air d’Ile-de-France élaboré en 2000 évaluait pour sa part le coût de rénovation des bâtiments publics d’Ile-de-France entre 1,5 et 7 milliards de francs. Si l’on retient l’estimation haute, cela revient à plus d’1 milliard d’euros par an.

La pollution passée, un lourd héritage

Si la pollution de l’air actuelle continue d’agresser les bâtiments, la pollution incrustée par le passé sur les façades des bâtiments a également un coût. C’est notamment le cas de la pollution due aux particules de plomb, issue d’années d’utilisation de ce métal dans l’essence. « Des particules de plomb piégées dans les bâtiments anciens sont libérées lors des travaux de rénovation et provoquent une pollution importante, qui met en danger la santé des travailleurs qui y sont directement exposés, précise le rapport. Des mesures de protection des travailleurs doivent ainsi être mises en place lors des réfections, avec un coût élevé ». C’est ainsi que, par exemple, coût de la rénovation du Panthéon est passé d’un budget initial de 89 000 euros à environ 890 000 euros.

Le 15 juillet dernier, la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal a promis d’annoncer « la semaine prochaine » des « mesures extrêtement fermes » pour lutter contre la pollution de l’air. Lors du dernier conseil des ministres du 31 juillet avant la trêve estivale, ce plan n’avait toujours pas été annoncé. Il faudra donc attendre la rentrée pour voir comment la ministre compte réagir à ces nouvelles données.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

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Des nanoparticules pour piéger les polluants

Une nouvelle étude démontre l’efficacité de nanoparticules pour dépolluer l’eau et les sols. Celles-ci éliminent des pesticides, des hormones, des phtalates, le bisphénol A et les hydrocarbures aromatiques polycycliques… Les résultats de ces travaux sont publiés dans la revue Nature CommuLes pesticides, perturbateurs endocriniens et autres molécules toxiques polluent l’air, l’eau et les sols. Les techniques habituelles pour les éléminer sont coûteuses, fastidieuses, voire peu efficaces. Mais des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et de la Federal University of Goiás (Brésil) viennent de découvrir une nouvelle méthode efficace, simple, rapide et économique pour décontaminer les eaux et les sols. En ligne de mire : les polluants hydrophobes, tels que les pesticides apolaires, les hydrocarbures aromatiques polycycliques et certains perturbateurs endocriniens comme le bisphénol A et les phtaltes.

Des nanoparticules piégeant des polluants

Les chercheurs ont synthétisé des nanoparticules de 45 à 120 nm à base polyéthylène glycol (PEG) et d’acide polylactique (PLA), des polymères biodégradables sensibles à la lumière. « Des microparticules et nanoparticules préparées à partir de ces polymères sont utilisées dans des applications biomédicales depuis 20 ans », insistent les chercheurs dans leur étude. Ils ne risquent donc pas de contaminer l’environnement et les organismes vivant dans le milieu traité. « Certains polymères, tels que le PEG, PLA ou PLGA, sont généralement reconnus comme sûrs pour une utilisation dans des cellules, des animaux et des humains. Ils sont utilisés comme additifs alimentaires ainsi qu’en tant qu’excipients dans divers médicaments et produits cosmétiques approuvés par la Food and Drug Administration des États-Unis. », rappellent-ils.

Ces nanoparticules précipitent rapidement lorsqu’elles sont exposées au rayonnement ultra-violet. Les agrégats formés sont enrichis en polluants et peuvent être facilement séparés par sédimentation et décantation, centrifugation ou filtration. La décontamination serait efficace pour 22 types de polluants hydrophobes de l’eau et des sols et une seule opération suffirait donc à éliminer l’ensemble de ces polluants. Grâce à un rapport surface/volume important, ces nanoparticules permettent de limiter la quantité de produit à utiliser pour éliminer les polluants à grande échelle.

L’étude a par ailleurs démontré la faisabilité de la dépollution par le biais de trois projets pilotes pour éliminer des phtalates d’eaux usées, extraire du bisphénol A de papier termique et des hydrocarbures aromatiques polycycliques de sols. Cette technique pourrait ainsi être utilisée pour de nombreuses applications industrielles, dont la décontamination des sols et la réhabilitation de l’environnement à la suite de déversements chimiques.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

Source : Nature Communications

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Un microphone à base de graphène

« Les chauves-souris peuvent le faire. Les dauphins peuvent le faire. Maintenant, les hommes aussi. » Voici un teaser digne de Marvel. Pourtant, c’est le titre de l’article du journal de Berkeley annonçant les travaux de leurs chercheurs à propos d’un nouveau dispositif à base de graphène. Son superpouvoir ? Une extra-sensibilité.

En effet, le système mis au point permet d’émettre et de recevoir sur une gamme de fréquence particulièrement étendue dans les domaines du subsonique comme les chauves-souris et ultrasonique comme les dauphins: en dessous de 20 Hz et au-delà de 500 000Hz !

Publié dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, ce travail s’appuie sur les propriétés physiques hors-normes du graphène, ce matériau bidimensionnel cristallin de carbone qui valut le prix Nobel de Physique à son découvreur Andre Geim en 2010. 

Deux ans plus tôt, cette équipe menée par Qin Zhou avait déjà réussit à fabriquer un haut-parleur avec un diaphragme en graphene. C’est donc très logiquement qu’ils ont voulu utiliser cette même technologie pour un microphone. Les appareils mis au point utilisent un diaphragme en graphène, ce qui lui confère la meilleure combinaison entre rigidité, résistance et légèreté pour être sensible aux très basses et très hautes fréquences. Plus particulièrement la fine épaisseur de la feuille d’atome lui donne une légèreté unique permettant une sensibilité aux impulsions électriques bien supérieure aux systèmes piézo-électriques actuels

« Notre membrane est si légère qu’elle a une réponse en fréquence extrêmement large. Elle est en mesure de générer des impulsions  et mesurer des distances avec beaucoup plus de précision que les méthodes traditionnelles » se  félicite Zhou.

Autre avantage, ce système micro/haut-parleur convertit 99% de l’énergie en son contre seulement 8% pour les systèmes standards.

Sur les conseils de sa femme, le physicien a utilisé ce prototype pour écouter le chant des chauves-souris. Emballé, Qin Zhou part dans le parc de Livermore capturer ce son inaudible à l’oreille humaine. Ce n’est qu’une fois ralenti en laboratoire qu’il put s’émerveiller du  « bat langage ». 

Un tel dispositif peut servir pour les communications sous-marines bien sûr, mais surtout pour communiquer via des matériaux comme l’acier, inaccessibles aux systèmes électromagnétiques.

Par Audrey Loubens

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Bientôt de nouvelles crèmes solaires au gadusol ?

La gadusol, c’est le nom de ces petites molécules qui absorbent les rayonements ultra-violets. Les chercheurs pensaient jusqu’à présent que le gadusol ne pouvait être synthétisé que par les microbes et que les animaux organismes marins supérieurs obtenaient le gadusol grâce à leur alimentation. Mais cette découverte change la donne

Les chercheurs ont identifié le gène codant les protéines permettant la synthèse du gadusol dans le poisson zèbre. Ils ont ensuite recherché ce gène dans d’autres espèces. Quelle ne fût pas leur surprise de découvrir un gène similaire dans des oiseaux, des reptiles, des poissons et des amphibiens… Malheureusement, les humains et autres mammifères ne disposent pas du gène nécessaire à sa synthèse. Ce gène aurait été transféré par une algue à un ancêtre commun au cours de l’évolution, à un moment, il y a plusieurs millions d’années. Mais la disparition de ce gène dans certaines branches de l’évolution demeure une énigme pour les scientifiques.

Ceci est d’autant plus étrange que le gadusol offre de nombreux avantages. « La capacité de synthétiser du gadusol, d’abord découverte dans des œufs de poissons [zèbre], a clairement une valeur évolutive pour se retrouver dans tant d’espèces, estime Taifo Mahmud, professeur à l’Université de l’Etat d’Oregon et auteur de la recherche. Nous savons qu’il offre une protection UV-B, ce qui  fait un très bon écran solaire. Mais il peut aussi jouer un rôle d’antioxydant, en réponse au stress, dans le développement embryonnaire et encore d’autres fonctions ».

Les chercheurs ont également découvert un moyen de produire du gadusol, de façon naturelle et en grandes quantités, à partir de levure. Ces travaux ouvrent la voie à de nouvelles recherches pour développer le gadusol comme ingrédient de différentes protection solaire, de cosmétiques ou de produits pharmaceutiques. Taifo Mahmud imagine même qu’il serait possible de développer un écran solaire sous forme de pillule de gadusol, et ne plus avoir besoin de se recouvrir le corps entier de crème pour profiter du soleil !

Par Matthieu Combe

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Première détection de lithium dans les restes d’une nova

Le lithium est un élément chimique léger dont la création, au même titre que celle d’autres éléments, remonterait au Big Bang, soit à 13,8 milliards d’années. Pour autant, la compréhension des quantités de lithium détectées au sein des étoiles de l’Univers contemporain s’est avérée constituer un véritable casse-tête pour les astronomes. Les étoiles plus âgées renferment moins de lithium que prévu en effet [1], tandis que quelques autres, plus jeunes, peuvent en contenir dix fois plus [2].

Dans les années 1970, les astronomes ont envisagé la possibilité que la surabondance de lithium observée dans les jeunes étoiles résulte de novae – soit de l’explosion d’étoiles qui expulsent de la matière dans l’espace interstellaire, et contribuent par là-même à la création d’une nouvelle génération d’étoiles. Mais aucune étude poussée de plusieurs novae n’a jusqu’à présent permis de confirmer ou infirmer cette hypothèse.

Une équipe menée par Luca Izzo (Université La Sapienza de Rome et ICRANet, Pescara, Italie) a utilisé l’instrument FEROS qui équipe le télescope MPG/ESO de 2,2 mètres à l’Observatoire de La Silla de l’ESO, ainsi que le spectrographe PUCHEROS installé sur le télescope de 0,5 mètre de l’ESO à l’Observatoire de l’Université Catholique Pontificale du Chili à Santa Marina près de Santiago, dans le but d’étudier la nova Centauri 2013 (V1369 Centauri). Cette étoile, située non loin de la très brillante Beta Centauri dans le ciel austral, a explosé en décembre 2013. Elle est à ce jour la nova la plus brillante de ce siècle et est facilement observable à l’œil nu [3].

Très détaillées, les données nouvellement acquises ont révélé la signature claire de lithium expulsé de la nova à quelque deux millions de kilomètres par heure [4]. Il s’agit là de la première détection à ce jour de cet élément au sein de la matière éjectée par une nova.

Massimo Della Valle (INAF-Observatoire Astronomique de Capodimonte, Naples, et ICRANet, Pescara, Italie), co-auteur de l’étude, explique toute l’importance de cette découverte : “Il s’agit d’une réelle avancée. Si nous nous figurons l’histoire de l’évolution chimique de la Voie Lactée sous l’aspect d’un puzzle, alors le lithium en provenance des novae en constituait l’une des plus importantes et des plus énigmatiques pièces manquantes. En outre, tout modèle de Big Bang est susceptible d’être remis en question tant que l’énigme du lithium n’est pas résolue.”

La masse du lithium éjecté de la Nova Centauri 2013 semble faible – elle représenterait moins d’un milliardième de la masse du Soleil. Mais le fait que plusieurs milliards d’étoiles se soient changées en novae au cours de l’histoire de la Voie Lactée, suffit à rendre compte de la présence inattendue de vastes quantités de lithium au sein de notre galaxie.

Les co-auteurs Luca Pasquini (ESO, Garching, Allemagne) et Massimo Della Valle ont recherché des preuves de l’existence de lithium au sein des novae durant plus d’un quart de siècle. Leurs efforts se trouvent enfin récompensés. Pour le jeune scientifique qu’est Luca Izzo, auteur principal de cette étude, le plaisir est tout autre : “Il est très excitant de faire la découverte d’une chose prévue bien avant ma naissance et de l’observer pour la toute première fois le jour de mon anniversaire en 2013 !”

Notes

  • [1] La sous-abondance de lithium dans les étoiles plus âgées constitue une énigme de longue date. Cette problématique a été abordée au sein des Communiqués de Presse suivants : eso1428, eso1235 et eso1132.
  • [2] Les qualificatifs “plus jeunes” et “plus âgées” s’appliquent aux étoiles que les astronomes classent, respectivement, parmi celles de Population I et de Population II. Au sein de la Population I figure le Soleil – plus généralement, les étoiles riches en éléments chimiques lourds qui constituent le disque de la Voie Lactée. Les étoiles de Population II, plus âgées, renferment moins d’éléments lourds, peuplent le bulbe et le halo de la Voie Lactée ainsi que les amas globulaires. Notons que les étoiles de la Population I, quoique “plus jeunes”, peuvent être déjà âgées de quelques milliards d’années !
  • [3] Ces télescopes de dimensions relativement faibles, équipés de spectrographes appropriés, constituent de puissants outils pour ce type de recherche. Ainsi donc, même à l’ère des télescopes extrêmement grands, les télescopes plus petits, dédiés à des tâches spécifiques, sont susceptibles d’offrir de précieux services.
  • [4] Cette vitesse élevée, de la nova vers la Terre, se traduit par un décalage significatif, vers l’extrémité bleue du spectre, de la raie en absorption témoignant de la présence de lithium.

Plus d’informations
Ce travail de recherche a fait l’objet d’un article intitulé “Early optical spectra of Nova V1369 Cen show presence of lithium”, par L. Izzo et al., et publié dans l’édition en ligne de la revue Astrophysical Journal Letters.

Source : eso.org

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Enfouissement des déchets nucléaires : Bercy annonce une proposition de loi en 2016

« L’expérimentation de l’enfouissement des déchets nucléaires (Cigéo) devrait faire l’objet d’une proposition de loi au premier semestre 2016 », indique Bercy dans un communiqué prenant acte de la décision du Conseil.

Ce dernier a censuré la disposition en faveur de Cigéo jugeant qu’il s’agissait d’un « cavalier législatif », c’est-à-dire un article n’ayant rien à voir avec l’objet du projet de loi pour la croissance et l’activité.

Les écologistes, qui faute de 60 députés ou 60 sénateurs, n’avaient pas pu saisir formellement le Conseil constitutionnel, lui avaient écrit pour soulever des motifs éventuels d’inconstitutionnalité sur cet article, qualifiant son introduction dans la loi de « coup de force ».

Le député écologiste Denis Baupin s’est félicité jeudi d’une « belle victoire » et d’un « échec pour le lobby nucléaire ».

Le projet Cigéo, piloté par l’Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires (Andra), doit accueillir les déchets les plus radioactifs (3% du total des déchets nucléaires) à 500 mètres sous terre à Bure, ainsi que ceux ayant la durée de vie la plus longue.

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Tchernobyl contamine toujours les Alpes

A la fin des années 1990, la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD) a démontré que certains sites dans les Alpes en France, Suisse, Italie et Autriche, présentaient des points d’accumulation en césium 137. Elle demandait alors que les secteurs les plus radioactifs puissent être dépollués ou balisés pour éviter des expositions inutiles. Depuis, la situation n’a guère évolué. La contamination des sols y est très hétérogène, avec de fortes variations sur quelques mètres. 

Une radioactivité toujours importante

Les mesures réalisées début Juillet 2015 par Bruno Chareyron, directeur du laboratoire de la CRIIRAD, entre 2 440 et 2 540 mètres d’altitude, au coeur du Parc National du Mercantour, confirment que l’exposition est toujours supérieure à la radioactivité naturelle. 

Le césium 137 a une période de 30 ans, mais il faut attendre 300 ans pour que sa radioactivité soit divisée par 1000. « A 1 mètre du sol, sur des centaines de mètres carrés, le niveau de radiation est toujours plus de 2 fois supérieur à la normale » à cause des rayonnements gamma, expose Bruno Chareyron, dans un communiqué. Mais la radioactivité la plus élevée se mesure au niveau du sol, à cause des rayonnements bêta émis par le césium 137. « Les niveaux de radiation au contact du sol dépassent toujours, sur les zones d’accumulation, des valeurs plusieurs dizaines de fois voire plus de 100 fois supérieures au niveau naturel », assure l’expert.

La radioactivité de certains échantillons ramenés au laboratoire dépasse 100 000 Bq/ kg en césium 137. « Ils doivent être considérés comme des déchets radioactifs et devront être confiés à l’Andra » prévient Bruno Chareyron. En conséquence, l’association met en garde les randonneurs. « Le fait de bivouaquer 2 heures sur certaines de ces zones induit toujours en 2015 une exposition non négligeable » avec un « débit de dose de 5 µSv/h au contact du sol ». 

Près de 30 ans après l’accident de Tchernobyl, l’attention se concentre principalement sur le césium 137. L’iode 131, redoutable dans les semaines qui ont suivi la catastrophe, a disparu du fait de sa période radioactive de 8 jours. En revanche, en raison de leurs périodes d’une trentaine d’années, les effets du césium 137, et à un moindre degré ceux du strontium 90 se font encore sentir. Pour les zones les plus polluées des Alpes, les études réalisées par la CRIIRAD en 1996-1997 avaient montré que « plus de 80 % du césium 137 était imputable aux retombées de Tchernobyl, le reste provenant essentiellement des retombées des essais nucléaires atmosphériques des années 50-60 », rappelle l’ingénieur en physique nucléaire. 

Bruno Chareyron explique ses mesures dans le Mercantour

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

Eolien flottant : le cahier des charges des premiers parcs pilotes français publié

Ces quatre parcs devront ainsi comprendre entre 3 et 6 éoliennes d’une puissance d’au moins 5 mégawatts chacune, sauf à démontrer qu’une puissance inférieure « mais du même ordre de grandeur reste pertinente pour de futurs projets commerciaux », détaille le document.

Le ministère de l’Energie avait annoncé mi-juillet la localisation de ces futurs parcs.

Trois seront situés en Méditerranée, au large des étangs de Leucate, de la commune de Gruissan (Languedoc-Roussillon) et du phare de Faraman (PACA), tandis qu’un sera situé sur la côte Atlantique au large de l’île de Groix (Bretagne).

Les parcs pilotes, qui seront connectés au réseau d’électricité, auront une durée de démonstration de deux ans, mais « en cas de succès technico-économique », ils pourront fonctionner pendant 15 à 20 ans.

Ces projets seront financés par le programme d’investissements d’avenir (PIA) et par des tarifs de rachat de l’électricité produite.

Le cahier des charges demande ainsi aux porteurs de projets de présenter des scénarios de financement en fonction de plusieurs tarifs d’achats indicatifs, compris entre 150 et 275 euros par mégawattheure produit.

A titre de comparaison, le tarif d’achat de l’éolien terrestre est de 82 euros le MWh, tandis que le prix d’achat de l’électricité qui sera produite par les parcs éoliens offshore posés en cours de développement avoisinerait les 200 euros/MWh.

Cet appel à projets avait été annoncé par le Premier ministre Manuel Valls en décembre dernier, avec un financement de 150 millions d’euros via le PIA.

Plusieurs acteurs français ont déjà montré leur intérêt pour l’éolien flottant, comme les groupes DCNS et Alstom, l’IFP EN, les sociétés Ideol, et Nénuphar.

Actuellement seulement trois éoliennes flottantes ont été déployées dans le monde pour des tests: au Portugal, en Norvège et au Japon.

Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) a qualifié d' »étape cruciale » cet appel à projets, dans un communiqué. Il permettra de « vérifier la faisabilité technique et la viabilité économique d’un parc de quelques machines » et de « mieux cerner l’impact de ces installations sur leur environnement », ajoute-t-il.

Pour France énergie éolienne, qui rassemble près de 90% des acteurs de l’éolien en France, cet appel à projets devra « permettre de faire émerger une nouvelle filière industrielle française, pionnière dans ce domaine ».

Par ailleurs, l’Ademe a également publié jeudi un appel à projets pour la réalisation de parcs pilotes d’hydroliennes fluviales et des démonstrateurs « innovants » dans les filières hydrolienne et houlomotrice.

mhc/sl/mm

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Avec son futur bouton d’achat, Google veut se lancer dans le e-commerce

Seuls les utilisateurs de mobiles et de tablettes sont pour le moment concernés. Lors de leurs recherches de produits, ils peuvent voir en haut de page le bouton « Achat » à côté desdits produits, sponsorisés. Ce clic les envoie sur une page où ils finalisent l’opération, en précisant l’adresse d’expédition, le moyen de paiement, et en choisissant diverses caractéristiques produit.

À priori, aucun dividende ne devrait être reversé à Google par les entreprises qui bénéficieront de ce nouveau système d’achat. Toutefois, on peut s’imaginer qu’il faudra être dans les bonnes grâces du moteur de recherche pour faire partie des résultats affichés en haut (entendre, avoir versé sa dîme).

Google assoit sa domination sur l’Internet

La firme de Mountain View marche-t-elle sur les plates-bandes des sites de commerce en ligne type Amazon ou Ebay ? Actuellement, lorsque le consommateur effectue sa recherche sur Google, il est automatiquement redirigé vers un site commerçant où il peut finaliser son acte d’achat. Ici, le bouton « Achat » court-circuite cette étape puisqu’il redirige vers une page conçue par Google. Il n’est donc plus nécessaire d’aller sur Amazon ou un indépendant par exemple.

Selon diverses études, un pourcentage croissant d’utilisateurs ne se servait plus de Google pour son shopping mais traînait plutôt sur des sites de commerces. Une tendance qu’à du sentir et vouloir inverser Google.

Mais ce qu’il y a de gênant là-dedans, déontologiquement, c’est que Google s’accapare une place toujours plus dominante au sein de l’Internet. Certains ne se sont d’ailleurs pas empêchés de faire remarquer sa position monopolistique. Et à ce sujet, on ne sait qu’elle sera la réaction de la Commission européenne si cette fonctionnalité vient à arriver jusqu’à nous.

Si l’expérimentation s’avère concluante, Google devrait démocratiser cette nouvelle fonction en fin d’année voire en début 2016.

Par Sébastien Tribot

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Le pentaquark, la particule subatomique découverte au LHC

Car avant cela, les scientifiques n’avaient que de fortes présomptions sur son existence. Le physicien américain Murray Gell­Mann avait bien théorisé leur existence, et d’ailleurs reçu le prix Nobel de Physique en 1969 « pour ses contributions et ses découvertes concernant la classification des particules élémentaires et leurs interactions », mais voilà, de cette époque à aujourd’hui, on accusait aucune observation concrète de cette particule.

La réhabilitation du Grand collisionneur de Hadron du Cern (LHC) a changé la donne; plus précisément l’expérience Large Hadron Collider Beauty (LHCb) qui consiste à traquer « les différences qui existent entre matière et antimatière grâce à l’étude d’un type de particule appelé  » quark beauté  » ou  » quark b ».

Le pentaquark, pour vous le présenter, est une particule composée de cinq quarks,­ les constituants fondamentaux des protons et des neutrons. En réalité, il est constitué de quatre quarks réunis en deux couples de diquarks et d’un antiquark. Il fait partie de la famille des baryons exotiques. D’après Guy Wilkinson, porte­parole de LHCb, ce n’est pas une particule ordinaire. En effet, « l’étude de ses propriétés pourrait nous permettre de mieux comprendre comment est constituée la matière ordinaire, c’est­à­dire les protons et les neutrons dont nous sommes tous composés. »

Comment s’y sont pris les chercheurs de LHCb ? Ils ont désintégré un baryon appelé Lambda b en trois autres particules et se sont aperçu, lors de l’étude du spectre de masse de deux d’entre elles, que leur production passait par des états intermédiaires. C’est en tentant de trouver une explication à ces signaux qu’ils sont parvenus à la conclusion qu’ils devaient être des états pentaquark, « formés de deux quarks u, d’un quark d, d’un quark c et d’un antiquark c. »

Si son observation a été possible, après cinquante ans de recherches, c’est en raison des nombreuses données qu’a pu obtenir le LHC couplées à la performance des détecteurs. Notamment, le LHCb, se différencie des autres détecteurs par un nombre élevé d’angles d’observation.

Le pentaquark est donc devenu officiellement une nouvelle catégorie de particules. Désormais, le travail des physiciens sera de comprendre la manière dont sont liés les quarks à l’intérieur des pentaquarks. Deux hypothèses sont actuellement envisagées. Que les quarks soient liés étroitement en est une. Qu’ils le soient faiblement est la seconde. Pour en être sûr, de nouvelles études vont devoir être effectuées. En attendant, les pentaquarks sont probablement encore loin de tout nous avoir révélé.

Par Sébastien Tribot

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Le premier médicament produit par une imprimante 3D approuvé aux Etats-Unis

La firme basée dans l’Ohio précise dans un communiqué sur son site internet que son système d’impression en 3D peut produire des doses pouvant aller jusqu’à 1.000 milligrammes par comprimé.

Une porte parole de la FDA (Food and Drug Administration), Sandy Walsh a confirmé mardi dans un courriel à l’AFP qu’il s’agissait bien du premier médicament produit par une imprimante 3D dont l’agence approuve la mise sur le marché. Elle précise également que ce traitement, le Spritam (Levetiracetam), est déjà commercialisé depuis de nombreuses années sous d’autres formes pour traiter l’épilepsie.

Aprecia, qui n’est pas cotée en bourse, prévoit de distribuer le Spritam dans le courant du premier trimestre 2016.

La FDA avait déjà approuvé la commercialisation de matériels médicaux dont des prothèses fabriquées à l’aide d’imprimantes 3D.

Aprecia a également indiqué dans son communiqué qu’il envisageait de développer d’autres médicaments en recourant à la technologie 3D au cours des prochaines années.

La médecine utilise de plus en plus l’impression 3D pour produire des implants sur mesure pour des patients souffrant de pathologies rares ou ayant subi certaines blessures.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2015 Agence France-Presse. »

NIWeek 2015, day1 : le résumé en vidéo

Le premier keynote de la NIWEEK s’est attardé sur l’Internet des Objets industriels. L’Internet des Objets est le concept selon lequel toute chose – homme ou machine – peut être connectée, mise en réseau, et fournir de l’intelligence. L’interdépendance croissante entre ces appareils nécessite des outils de plus en plus sophistiqués pour garantir non seulement la qualité d’un produit, mais également celle des informations transmises.

Après une présentation du contexte de ce premier keynote, Richar Keromen, ingénieur RF et tests chez National Instruments, nous présente différentes applications utilisateurs dévoilées lors de cette première journée.

  • L’internet des objets industriels, par National Instruments

 

Applications présentées lors du keynote 1

 

Guy Sauner, directeur du département aéronautique chez Clemessy, est monté sur scène pour présenter la version 2 de l’Iron bird.

L’Iron Bird permet de simuler le fonctionnement d’un avion dans sa totalité. Cela permet de tester la bonne marche de tous les éléments de l’avion et de ses capteurs.

Matériel National Instruments utilisé pour développer cette application : PXI, Verystand

 

  • Samsung et la 5G

Samsung travaille à l’amélioration de la bande passante sur la 5G. Voici comment :

Matériel National Instruments utilisé pour développer cette application : LabView communication design suite

 

 

  • Firefly Equipement : Maintenance préventive des machines agricoles

L’entreprise Firefly produit des machines agricoles connectées : Concrètement, les machines sont connectées – via internet – ce qui permet de contrôler l’état du parc en temps réel via des capteurs et de connaître la position, par exemple, de ces machines, pour améliorer l’efficacité de leur usage.

Matériel National Instruments utilisé pour développer cette application : CompactRIO

 

  • Rendez-vous demain pour une synthèse du second Keynote de la NIWEEK 2015, que vous pouvez regarder en streaming à partir de 15 h heure française en suivant ce lien : http://www.ni.com/niweek/livestream/

Par Pierre Thouverez

Revivez en vidéos la conférence risque chimique 2015

Nous vous proposons de découvrir les interventions filmées des différents experts au sujet notamment des innovations en toxicologie, du développement de modèles prédictifs pour le risque chimique mais aussi des outils existants et en devenir pour améliorer le diagnostic et la gestion du risque chimique.

Le risque chimique : innovation en toxicologie

Par Alain Simonnard (INRS, France)

 

Développement de modèles prédictifs pour le risque chimique

Par D. Mathieu (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives – CEA – France)

 

La toxicologie d’un point de vue différent : un monde d’abréviations

Par Marc Baril (Université de Montréal, Ecole de Santé publique – Canada)

 

Outils existants et en devenir pour améliorer diagnostic et gestion du risque chimique

Par D. Drolet (American Industrial Association – AIHA – Montréal, Canada)

 

Portée et limites des modèles informatiques dans l’évaluation du risque chimique

Par David Vernez (Institute for work and health – IST – Lausanne, Suisse)

 

Transport et dépôt de particules dans les voies aériennes supérieures

Par Y. Hoarau (Strasbourg University – Strasbourg, France)

http://www.inrs-risque-chimique2015.fr/accueil/

Mise en évidence des mécanismes de toxicité des nanomatériaux

Par Hakan Wallin (National Research Centre for the Working Environment – NRCWE – Copenhagen, Danemark)

(en anglais)

Source : inrs-risque-chimique2015

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Conquête spatiale : les Émirats arabes unis dans la course vers Mars

Après l’annonce de la création de l’agence spatiale des Émirats arabes unis (UAESA) il y a plus d’un an, on en sait un peu plus concernant le programme de la mission Hope. On sait désormais qu’elle souhaite lancer une sonde spatiale à l’horizon 2020 afin que celle-ci, puisse, une fois placée en orbite martienne un an plus tard, étudier l’atmosphère de la planète rouge sous toutes ses coutures : sa dynamique quotidienne et annuelle, le climat des différentes couches, les éléments qui la composent ainsi que leurs proportions et, en dernier lieu, le mécanisme de fuite dans l’espace de l’hydrogène et l’oxygène. Hope complémentera les données déjà récupérées, notamment par la sonde de la Nasa Maven, ou celle de l’Inde Mars Orbiter Mission.

Cette étude devrait conduire les scientifiques à appréhender son évolution et celle de l’atmosphère terrestre puisque certains éléments indiquent que Mars, il y a très longtemps, aurait fortement ressemblé à la Terre.

Une fois qu’elle aura parcouru les 60 millions de kilomètres qui séparent Mars de la Terre, la sonde devrait effectuer l’observation de Mars entre deux et quatre ans, temps durant lequel elle est censée transmettre pas moins de 100 gigabits de données aux chercheurs de l’UAESA ainsi qu’à diverses institutions (universités et organisations) dans le monde.

Retrouver un éclat scientifique au niveau mondial

Il s’agit d’un défi extrêmement motivant bien sûr, mais c’est aussi un moyen de montrer au monde, en devenant le neuvième pays à se lancer dans l’exploration de Mars, qu’elle en a encore sous le pied. Il signe le retour des EAU au premier plan de la recherche scientifique. Et quoi qu’on en dise c’est forcément un peu un symbole, sur le plan politique, national et international. Comme l’a dit le chef de projet Omran Sharaf pour le site The Guardian, « si nous pouvons atteindre Mars, tous les défis pour la nation devraient être faisables ». Le nom de la mission n’est pas anodin non plus. Hope signifie espoir en anglais. Or, selon l’émir Mohammed : « sans espoir, il n’y a pas d’avenir, pas de succès, pas de vie ». 

Pour finir – faut-il y voir un signe ? – l’arrivée de la sonde, attendue pour 2021, interviendrait un demi-siècle après l’indépendance du pays. La création de l’état fédéral des Émirats arabes unis remonte en effet à 1971, et la rédaction de la première constitution un an plus tard.

5,44 milliards de dollars auraient dores et déjà été investi d’après les dires de cheikh Mohammed Bin Rachid Al-Maktoum, actuel souverain de Dubaï et également vice-président des EAU. Mais la question n’est pas de savoir si ces fonds seront suffisants, mais de savoir si le temps dont se sont impartis les EAU est suffisamment réaliste pour faire aboutir ce projet. Car en cinq ans, devront être construites de nombreuses infrastructures comme la piste de lancement et des stations de suivis. À ce sujet, des pourparlers seraient en cours avec la Russie pour acheter la plateforme de tir flottante Sea Launch. Enfin, la sonde elle-même, de la taille d’une voiture et comprenant un équipement technologique dernier cri (spectromètres à infrarouge et ultraviolet), est à bâtir entièrement. 

Si la sonde parvient comme convenu à se mettre en orbite autour de Mars, cela ferait des Émirats arabes unis le premier pays arabe à envoyer un tel engin dans l’espace. 2020 serait donc une nouvelle date à inscrire dans les livres d’histoire.

Par Sébastien Tribot

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USA : le petit robot autostoppeur retrouvé démembré

Bras et jambes faits de frites bleue de piscine sortant d’un corps cylindrique, gants jaunes avec un pouce levé en permanence: fait de bric et de broc, hitchBOT a été conçu au Canada par des chercheurs universitaires pour découvrir si les robots pouvaient faire confiance aux humains. Il a rapidement eu sa réponse une fois arrivé aux Etats-Unis.

« Oh, mon corps a été endommagé », a confié le robot sur son site. « J’imagine que, parfois, de mauvaises choses arrivent aux gentils robots! Mon voyage doit prendre fin pour le moment mais mon amour pour les humains ne s’éteindra jamais », a-t-il poursuivi, pas rancunier.

Après avoir parcouru plus de 6.000 kilomètres au Canada sans encombres il y a un an et visité une partie de l’Allemagne et des Pays-Bas, hitchBOT n’a pu parcourir que 480 kilomètres aux Etats-Unis, en deux semaines environ, avant d’être démembré par des inconnus.

Couché sur le flanc dans des feuilles mortes et de vieux mouchoirs en papier, ses deux bras arrachés jetés derrière lui mais ses célèbres bottes jaune en plastique toujours aux pieds, il a été retrouvé dans une rue de Philadelphie, en Pennsylvanie, selon une photo circulant sur internet.

Aucune plainte n’a été déposée, a précisé la police, indiquant qu’elle n’ouvrirait pas d’enquête.

A Philadelphie, où 33 meurtres ont été enregistrés rien que le mois dernier, un collectif technologique, The Hacktory, envisage de réparer le robot.

« Si nous avons l’aval des créateurs pour réparer ou remplacer des pièces de hitchBOT, nous serions heureux de le faire (…) nous pourrions aussi construire un hitchBOT2 qui partirait dans son propre voyage », ont-ils écrit sur leur blog.

Peu avant sa « mort », samedi, hitchBOT confiait rêver de sa prochaine destination, la Californie, qu’il ne verra finalement pas avant un moment. Deux jeunes automobilistes avaient peu après posté sur Twitter un « selfie » montrant le robot assis sur leur siège arrière, ses yeux lumineux rouge allumés.

Après avoir appris son triste sort, l’un d’eux s’est indigné sur Twitter: « Merci Philly (Philadelphie, ndlr). Purée, vous avez tué @hitchBOT Je suis trop en colère là », avant d’assurer qu’il avait obtenu et était en train d’étudier la vidéo de surveillance des lieux où « il a été tué ».

Les inventeurs de hitchBOT, des chercheurs de l’université Ryerson de Toronto, ont eux adopté un ton plus apaisé pour tenter de consoler ses admirateurs.

« Nous savons que de nombreux fans de hitchBOT vont être déçus mais nous voulons leur assurer que cette superbe expérience n’est pas terminée », ont-ils écrit sur leur site www.hitchbot.me.

Les chercheurs disent n’avoir « aucune intention » de porter plainte « ou de retrouver les gens qui ont vandalisé hitchBOT », dont l’assemblage, fait de pièces trouvées dans des quincailleries et autres magasins non-spécialisés, avait coûté environ 1.000 dollars.

« Nous nous concentrerons désormais sur la question +que peut-on apprendre de tout ça?+ et explorerons la possibilité de futures aventures pour les robots et les humains », ont-ils ajouté. Les chercheurs l’avaient à l’origine conçu pour tenter de répondre à une interrogation: « est-ce que les robots peuvent faire confiance aux humains? ».

Apparemment rassurés par l’apparence sympathique et les bonnes manières du petit robot, les automobilistes eux lui faisaient confiance et avaient jusque-là pris sans rechigner hitchBOT en stop, immortalisant ce moment spécial par de nombreuses photos partagées sur les réseaux sociaux. Son compte Twitter @hitchBOT compte plus de 51.000 abonnés.

Une fois à bord de la voiture, hitchBot prévenait qu’il pouvait avoir un moment passager de fatigue et que le conducteur pourrait facilement le requinquer en le branchant sur la prise de l’allume-cigare. Il en avait besoin pour illuminer son sourire fait de petites diodes rouges et surtout participer aux conversations de ses hôtes, qui l’assaillaient de questions.

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Capturer du CO2 est inefficace contre l’acidification des océans (étude)

Retirer chaque année de l’atmosphère, et jusqu’en 2700, l’équivalent de la moitié des émissions actuelles – un niveau très ambitieux – ne permettrait pas de retrouver les conditions d’acidité des océans de l’ère pré-industrielle, indiquent les auteurs des travaux parus dans Nature climate change.

En fait, même si la concentration de CO2 dans l’atmosphère retombait à un niveau similaire à celui d’avant la Révolution industrielle, l’acidification des océans ne pourrait pas suivre le même chemin avant des centaines d’années.

« Les altérations les plus rapides se font à la surface, où les océans sont directement exposés à des concentrations plus élevées de CO2 et à des températures en hausse », explique Sabine Mathesius, l’un des auteurs de l’étude.

Les émissions de CO2 dues aux activités humaines sont capturées à hauteur de 25% par les océans. Cet échange air-atmosphère limite l’effet de serre, mais contribue à une baisse du pH des océans, ce qui a des effets très négatifs sur la biologie marine.

Sous l’effet des courants marins, les masses d’eau acidifiées sont transportées dans les grandes profondeurs pendant des décennies, et même des siècles.

« Une fois dans les grandes profondeurs, l’eau acidifiée n’est plus en contact avec l’atmosphère (…) et va rester acidifiée pendant des siècles », ajoute la chercheuse.

– un ‘changement irréversible’ pendant des siècles –

Par conséquent, « retarder la réduction des émissions de gaz à effet de serre, avec l’intention de capturer plus tard le CO2 de l’atmosphère, ne marcherait pas », estime la scientifique, car les océans subiraient « un changement irréversible » pendant des siècles.

Dans une autre étude, publiée lundi dans Nature communications, des scientifiques démontrent que la capture et le stockage du CO2, une technique qui doit encore faire ses preuves à grande échelle, sera nécessaire mais très insuffisante pour parvenir à limiter le réchauffement à 2°C.

« Par le seul biais d’émissions négatives, il est peu probable que l’objectif de 2°C soit respecté », avancent les scientifiques.

Ces conclusions sont un pied-de-nez aux défenseurs des énergies fossiles qui estiment que la capture et le stockage du carbone à très grande échelle permettra dans le futur de stabiliser, et même baisser, la concentration de CO2 dans l’atmosphère.

Les auteurs de l’étude estiment toutefois que la capture et le stockage du carbone devront être développés, parallèlement à des efforts drastiques de réduction des émissions.

Pour limiter la hausse du thermomètre mondial à 2°C, l’objectif que s’est fixé la communauté internationale, il faudrait selon eux capturer des quantités de CO2 plus importantes que celles émises, pour avoir des émissions négatives de l’ordre de 0,5 à 3 gigatonnes par an.

Cette performance devrait être associée à des capacités de stockage comprises entre 50 et 250 gigatonnes, estiment les auteurs de l’étude.

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Les objectifs de l’ONU pour 2030 coûteront au moins 3.500 milliards de dollars par an

Les 193 pays membres des Nations unies ont adopté dimanche un très ambitieux programme pour remplir ces objectifs d’ici 2030.

« Les chiffres généralement évoqués vont de 3.500 à 5.000 milliards de dollars par an, année après année », a indiqué à la presse l’ambassadeur kenyan à l’ONU Macharia Kamau, dont le pays a co-présidé les négociations avec l’Irlande.

« Cela semble un chiffre astronomique », a-t-il reconnu, estimant qu’il s’agissait d’un programme « certes ambitieux mais pas impossible à réaliser ».

A titre de comparaison, les PIB des Etats-Unis et de la France représentent respectivement quelque 17.000 milliards de dollars et 3.000 milliards de dollars.

Il a souligné l’importance qu’aura la contribution du secteur privé — « un réservoir de milliers de milliards de dollars » — pour compléter l’aide publique au développement.

Son collègue irlandais David Donoghue compte sur « le sens de la responsabilité collective » des 193 pays et « l’influence de leurs pairs » pour inciter les Etats à tenir leurs « engagements politiques », même si ceux-ci ne sont pas juridiquement contraignants.

Le programme, intitulé « Transformer notre monde, programme de développement durable d’ici 2030 » doit être adopté formellement par les dirigeants mondiaux les 26 et 27 septembre à New York, en marge de la session annuelle de l’Assemblée générale de l’ONU.

Il comprend 17 Objectifs de développement durable déclinés en 169 « cibles », dont le premier est « d’éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde ». D’autres concernent la santé, « l’accès de tous à une éducation de qualité », la réduction des inégalités, l’égalité des sexes ou la bonne gouvernance.

Les pays ont aussi promis de « prendre d’urgence des mesures pour lutter » contre le changement climatique, notamment en concluant un « accord ambitieux » lors de la conférence climatique prévue fin novembre à Paris.

Selon le secrétaire général adjoint aux affaires économiques de l’ONU Wu Hongbo, 300 indicateurs — deux par « cible » environ — devront être définis par les experts de l’ONU pour évaluer les progrès accomplis.

Pour le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, ces objectifs « représentent une +liste des choses à faire+ pour la planète et ses habitants ».

S’adressant à la presse, il a qualifié le programme « d’audacieux, ambitieux et réformateur » et s’est félicité de la coïncidence avec le 70e anniversaire des Nations unies, célébré cette année.

« La mise en oeuvre et le suivi », a-t-il cependant averti, « seront essentiels » pour juger du succès de cette initiative.

Celle-ci avait été lancée dès 2012 et précédée par des Objectifs du Millénaire pour le développement valables jusqu’à fin 2015.

Les négociateurs ont bataillé toute la semaine dernière pour résoudre les dernières divergences. Celle-ci portaient sur le changement climatique, l’évaluation des résultats pays par pays, la bonne gouvernance et les droits des femmes (notamment les droits sexuels et reproductifs). Sur ce dernier point, l’Iran et le Nigeria devraient émettre des réserves lors du passage du document devant l’Assemblée générale, ce qui ne bloquera cependant pas son adoption.

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Prévoir les hivers européens en décryptant 1 000 ans d’histoire climatique

De nombreux travaux sont en cours pour prévoir l’Oscillation Nord Atlantique (NAO), d’une saison à l’autre. Ces variations de circulation de l’air autour de l’Océan Atlantique Nord impactent le climat de l’hémisphère nord, et plus particulièrement de l’Europe, en hiver. Prévoir la NAO permettrait donc d’anticiper les conditions climatiques hivernales de l’Europe (précipitations, températures…). Mais pour évaluer la possibilité d’une prévision de la NAO sur une dizaine d’années, il est essentiel d’étudier sa variabilité passée à plus long terme (millénaire).

Bien renseignées depuis le début du XIXème siècle, les variations de la NAO ne peuvent qu’être estimées à partir de mesures indirectes sur la période du dernier millénaire. Une première étude suggérait que, pendant la période médiévale, la NAO était « bloquée » en phase positive : c’est-à-dire que la différence de pression atmosphérique entre les Açores et l’Islande était toujours plus forte que la moyenne (cf. figure). Quand la NAO est en phase positive, les tempêtes hivernales sont dirigées vers le centre et le nord de l’Europe, où les hivers sont alors doux et humides, tandis que les hivers du sud de l’Europe et du Groenland sont plus froids et secs.

Cette anomalie de la circulation atmosphérique était jusque-là proposée comme une explication des conditions climatiques douces de l’Europe centrale et de l’Europe du nord pendant la période médiévale.

Quand la différence de pression entre l’anticyclone des Açores (A) et la dépression d’Islande (D) est plus faible que d’habitude (NAO -), la trajectoire des tempêtes se déplace vers le Sud de l’Europe. © Pablo Ortega

Quand la différence de pression entre l’anticyclone des Açores (A) et la dépression d’Islande (D) est plus forte que d’habitude (NAO +), la trajectoire des tempêtes se déplace vers le Nord de l’Europe. © Pablo Ortega

 

Une nouvelle méthode d’estimation, consolidée par les simulations

Dans la présente étude, les chercheurs ont construit une nouvelle estimation des variations de la NAO au cours du dernier millénaire, avec une résolution plus fine (année par année). Pour cela, ils ont pris en compte 48 enregistrements climatiques, issus d’archives naturelles autour de l’Océan Atlantique.

Ils ont également dû utiliser une nouvelle approche statistique, qui permet d’évaluer la fiabilité de leur estimation : en appliquant cette méthode à six simulations du climat du dernier millénaire, ils ont montré que la combinaison de différents enregistrements climatiques provenant de différentes régions (et en particulier l’utilisation des carottes de glace du Groenland) permet d’estimer de manière plus fiable la NAO.
La nouvelle estimation ne montre pas de NAO positive de manière persistante pendant la période médiévale, comme imaginé jusque-là, mais des phases positives prédominantes aux XIIIème et XIVème siècles. Elle remet donc en cause l’hypothèse selon laquelle ce seul phénomène serait à l’origine des anomalies climatiques de la période médiévale.

Cette anomalie de la circulation atmosphérique était jusque-là proposée comme une explication des conditions climatiques douces de l’Europe centrale et de l’Europe du nord pendant la période médiévale.  

L’impact des éruptions volcaniques

Surtout, les climatologues identifient une réponse quasi-systématique de la NAO après les éruptions volcaniques majeures : deux ans après chacune des onze éruptions les mieux connues du dernier millénaire, la NAO devient presque systématiquement positive. C’est un phénomène qui avait été observé après l’éruption du volcan Pinatubo, en 1991, et qui est donc confirmé sur un ensemble d’évènements. Bien que ce mécanisme ne soit pas encore complètement compris, cela constitue une piste pour prévoir les conséquences d’une éruption volcanique majeure sur le climat européen en hiver.

Cette étude a été financée par l’Agence nationale de la recherche (projet « Groenland » du programme CEPS, Changements environnementaux planétaires et sociétés).

  • Références : ​ »A model-tested North Atlantic Oscillation reconstruction for the past millennium », Pablo Ortega et. al., Nature, Juillet 2015, DOI: 10.1038/nature14518.

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Qui veut la peau de la carte SIM ?

Gemalto fulmine. Le premier producteur de carte SIM et détenteur du système d’exploitation associé a vu son cours en bourse chuter suite à l’annonce des deux géants des télécoms.

La volonté d’Apple et de Samsung de ne plus utiliser de carte SIM « physique» est une terrible nouvelle pour de nombreux acteurs du secteur. Quel est l’objectif derrière cette démarche ? Ne plus dépendre des opérateurs, ni plus ni moins. En créant une carte SIM virtuelle universelle, l’américain et le coréen priveront les opérateurs des données clients qui transitent actuellement obligatoirement par eux grâce à la carte SIM dans son format actuel, et surtout ils mettront fin au lien opérateur/client puisque le propriétaire d’un appareil doté d’une eSIM pourra le choisir et en changer  à partir de son appareil.

D’après le Financial Times, cela fait plusieurs mois que l’eSIM se prépare. Celle-ci pourrait être soudée directement à la carte-mère du téléphone par exemple. Apple a commencé à tester le principe sur ses iPad Air 2 aux Etats-Unis et en Angleterre, mais en conservant le format amovible de sa eSIM. Les utilisateurs peuvent choisir le meilleur forfait disponible et changer d’opérateur en fonction du contexte, lors d’un voyage à l’étranger ou de nouveaux besoins. A première vue, cette eSIM est donc un avantage pour les clients puisqu’elle offre la flexibilité dans le choix des  opérateurs/forfaits. En revanche, à la moindre panne de la carte SIM, c’est le téléphone dans son entier qu’il faut changer et plus simplement la carte. Au-delà de cet aspect financier, les fabricants ambitionnent aussi être en meilleure position pour négocier avec les opérateurs la vente des appareils mobiles. 

Autant d’indices qui laissent à penser que la réflexion est assez avancée du côté des fabricants, bien qu’en apparence les négociations avec certains opérateurs soient toujours en cours. Il se murmure même qu’en cas d’accord, les eSIM pourraient être mises sur le marché dès 2016.

Par Audrey Loubens

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Le casque à réalité augmentée HoloLens se destine aux entreprises

Voilà, l’information est lâchée : les lunettes à réalité augmentée auront dans un premier temps vocation à offrir de nouvelles applications aux professionnels. Bien que cela puisse en décevoir quelques-uns (on pense évidemment aux gamers), Satya Nadella a jugé qu’un usage professionnel était une manne bien plus intéressante et prometteuse.

Dans cette perspective, Microsoft compte octroyer cinq bourses de 100 000 dollars à des projets universitaires avec, bien sûr, l’idée sous-jacente d’inciter les développeurs à créer de nouvelles applications et l’envie déclarée « de mieux comprendre le rôle et les applications possibles de l’informatique holographique dans la société » et d’encourager la recherche dans un but plus vaste encore. Ces équipes recevront deux kits de développement HoloLens. Seuls les chercheurs américains officiants au sein d’instituts à but non lucratif peuvent prétendre à une candidature, qui se terminera le 5 septembre.

A aussi été conclu un accord avec la NASA pour envoyer des casques aux astronautes à bord de l’ISS dans le but de les épauler dans les tâches complexes. Ils pourront, grâce à elles, effectuer par exemple des réparations en profitant des conseils venant de l’équipe à Terre. Les HoloLens pourraient servir également les équipes de la NASA à explorer virtuellement la planète rouge.

Un viseur jugé trop petit

Présenté en janvier 2015, HoloLens, semblait ouvrir une nouvelle ère dans la communication, le travail collaboratif, l’enseignement, et la visualisation de  données, au moyen des interactions avec les objets virtuels à l’intérieur d’un environnement réel. On pense notamment aux outils holographiques destinés aux étudiants en médecine et à l’imagerie médicale en général.

Toutefois, la vidéo de présentation dévoilée dernièrement par Microsoft, censée démontrer les possibilités du casque, semble avoir quelque peu déçu à cause d’un champ de vision pour les hologrammes jugé trop étriqué. Ils ne seraient visibles que dans un petit espace rectangulaire. Une limite pouvant frustrer l’utilisateur, obligé dans certains cas à bouger la tête pour parcourir un objet de grandes dimensions. Apparemment, il ne serait pas prévu dans le futur d’élargir de manière significative cette surface d’affichage. Peut-être est-ce d’ailleurs une des raisons qui a fait que le jeu n’est pas la priorité de la firme de Redmond.

Le casque, considéré comme étant à mi-chemin entre feu les Google Glass et l’Oculus Rift n’a pas encore de date de commercialisation ni de prix, mais selon le New York Times, il devrait être assez élevé, en tout cas bien plus qu’une Xbox One vendue à 399 dollars.

Par Sébastien Tribot

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